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150 millions d’euros pour les « filières numériques prioritaires »

Cloud - Par Guillaume Rameaux - Publié le 26 avril 2013
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Fleur Pellerin et Louis Gallois ont annoncé hier, dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir (PIA), le lancement cette année de 4 appels à projet de Recherche et Développement (R&D).

150 millions d’euros pour les « filières numériques prioritaires »

Baptisé « cœur de filière », ce programme sera doté d’une enveloppe de 150 millions d’euros, issue du Fond pour la Société Numérique (FSN). « À l’austérité, nous préférons la priorité, a indiqué la Ministre chargée des PME, de l’Innovation et de l’Économie Numérique (photo ci-dessus). Nous avons voulu cibler notre intervention sur les maillons les plus critiques de la chaîne de valeurs numériques ».

Logiciel embarqué et objets connectés, Calcul intensif et simulation numérique, Cloud computing et Big Data, et enfin Sécurité numérique, sont les quatre filières définies comme prioritaires pour « garantir la souveraineté numérique du pays ». Les appels à projets seront échelonnés au cours de l’année et resteront ouverts pendant 6 mois. Les objets connectés seront les premiers concernés avec un appel à projet lancé en mai. Suivront ensuite le calcul intensif avant l’été, le big data et les solutions cloud à la rentrée, puis la cyber-sécurité en fin d’année. Une deuxième vague d’appels à projets aura également lieu en 2014.

Les entreprises intéressées devront soumettre des « projets de R&D collaboratifs à fort contenu innovant, associant développements technologiques et enjeux applicatifs ». PME, Start-ups, ETI et grandes entreprises sont éligibles, tout comme les laboratoires publics. « Les PIA doivent permettre à des centre de recherche de travailler ensemble », souligne Louis Gallois, Commissaire général à l’Investissement. Notre action est axée sur les PME et ETI à fort potentiel. Nous n’excluons pas les grandes entreprises mais nous sommes focalisés sur les PME ». 

« Pas de contradiction avec Cloudwatt et Numergy »

L’annonce a été réalisée dans les locaux d’Oodrive, société spécialisée dans les solutions SaaS de sauvegarde et de partage de fichiers, et membre du consortium Nu@ge. Cette association de six PME françaises (Céleste, DotRiver, InitSys, New Generation, Nonstop Systems et Oodrive) accompagnées par l’Université Pierre et Marie Curie bénéficie actuellement d’un investissement global de 10 millions d’euros, dont 45 % sont apportés par le FSN. Le consortium vise à mutualiser le savoir-faire de chacun pour proposer d’ici 2014 un cloud français sécurisé, basé sur des technologies Open-Source et dont l’objectif commercial est d’atteindre les 500 millions de chiffre d’affaires en 2017, ce qui n’est pas sans rappeler les objectifs affichés par un certain Cloudwatt.

Il y a tout juste un an, Orange et Thalès annonçaient avoir reçu 75 millions d’euros du FSN pour mener à bien le projet de cloud souverain « Andromède », suivis quelques jours plus tard par SFR et Bull. Les deux projets ont abouti aujourd’hui à la création de Cloudwatt et Numergy, au grand dam des PME française du secteur qui depuis n’ont eu de cesse de dénoncer une concurrence déloyale. « La création de ces deux entreprises était une décision du précédent gouvernement, rappelle Fleur Pellerin, mais il n’y a pas du tout de contradiction avec l’annonce d’aujourd’hui. Nous avons poussé Numergy et Cloudwatt pour en faire des acteurs mondiaux. Les offres ne sont pas comparables avec ce que propose un OVH ou un Oodrive. Il s’agit de solutions qui s’adressent à des acteurs différents sur des segments de marché différents ».

Les Programmes d’Investissements d’Avenir consacreront également cette année 80 millions d’euros pour le développement des technologies numériques dans le monde de la santé, 10 millions d’euros pour l’e-Éducation et 300 millions d’euros pour des « prêts numériques » accordés à des PME et ETI de tous secteurs qui souhaitent moderniser leurs processus.

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