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L’hybridation culturelle d’IBM France

Enjeux IT - Par Sabine Terrey - Publié le 13 octobre 2017
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A l’occasion de l'événement annuel, Watson Summit Paris 2017, Nicolas Sekkaki, Président d’IBM France est revenu sur la stratégie de croissance et la transformation de la filiale française.

L’hybridation culturelle d’IBM France

Pas de longs exposés sur les technologies mais place au pragmatisme, leitmotiv de la journée. IBM s’attache à montrer ce que les start-up et grands groupes peuvent concrètement faire avec les technologies IBM pour se transformer et changer leurs modèles. Allianz se base sur Watson pour analyser les données provenant des chats, La Macif utilise les services cognitifs pour booster les forces de ventes, Bouygues Telecom plonge dans l’Intelligence Artificielle pour décupler les relations avec les clients sur les réseaux sociaux. Une priorité : être différenciant sur le marché, « nous ne sommés plus dans l’ère des pilotes, mais dans l’accélération des projets ». Place à la production !

S’il fallait retenir trois mots …  co-innovation, hybridation culturelle et intrapreneuriat. Eclairage.

S’adapter très rapidement

Ce n’est plus un secret. Les technologies se déploient vite, très vite, tous les six mois, et s’intègrent dans les business models des entreprises. La disruption est massive et concerne toutes les organisations, les nouveaux entrants inondent tous les domaines de compétition. « Avant, nous connaissions nos concurrents sur la planète, aujourd’hui, ce n’est plus le cas, les nouveaux entrants arrivent rapidement pour conquérir les marchés, avec des modèles différents basés essentiellement sur la donnée et l’expérience client » souligne Nicolas Sekkaki qui évoque la propre transformation digitale d’IBM « nous avons expérimenté notre transformation pour nous adapter ».

Pas un jour sans que ne soit évoquée la mutation des entreprises. Et pour cela, le Design Studio, créé il y a maintenant 3 ans, accueille les entreprises qui veulent se transformer et comprendre le digital. L’objectif n’est pas d’y parler informatique mais plutôt transformation des habitudes, transversalité des organisations et des systèmes d’information, percée par le digital. Pas de mystère, « une entreprise est dite digitale quand tous les collaborateurs de l’entreprise sont digitaux ».

Ce qui anime IBM aujourd’hui, c’est la co-innovation et la co-création avec les clients, tout en les aidant à utiliser leur patrimoine applicatif, « la co-innovation sous-entend que nos collaborateurs sur le terrain doivent concilier les capacités d’IBM avec les attentes du client ».

Comprendre le Design Thinking 

Pour comprendre le Design Thinking, rien de tel que de s’immerger et se former. Nicolas Sekkaki en est persuadé. D’une réunion de son Comex, il y a 18 mois, étoffée d’un groupe de jeunes collaborateurs, pour « travailler différemment et rendre possible l’impossible », il en émerge une explosion d’idées.

C’est de cette session aux contours disrupteurs, que jaillit l’idée de travailler avec les start-up et que naît le concept de la Scale Zone pour les aider à industrialiser leurs solutions (à noter que ce projet fut initialement basé sur le volontariat d’une équipe d’IBMers).

Et pourtant, rien ne prédisposait IBM à travailler avec les start-up ! Cet exemple illustre parfaitement la transformation de la culture, la puissance du mélange générationnel, l’expérience utilisateur du client basée dorénavant sur un mélange de capacités, d’ouverture et de partage d’idées.

S’hybrider culturellement

Nicolas Sekkaki a décidé de donner une vraie impulsion au consulting au sein d’IBM Global Services, « il faut des expertises métiers qui comprennent la technologie, l’industrie et interagissent avec les clients ». Plus de 1000 personnes sont venues étoffer les équipes, « ce sang neuf nous a permis de nous hybrider nous-mêmes ». Et d’insister, « il faut être innovant dans la façon dont on délivre le service ».

Par exemple, comment faire du développement agile en mettant en production de manière agile ? Si les cycles courts sont essentiels, l’hybridation de la culture est tout aussi importante et accélère les processus car les attentes du marché sont bel et bien là.

« Sortir de la zone de confort, c’est favoriser l’innovation, la co-innovation, la créativité, l’entreprenariat dans l’entreprise, les rencontres ». Les compétences sont extrêmement difficiles à bouger, « pourtant il faut favoriser une culture qui permette l’intrapreneuriat et c’est ce que nous avons fait en interne ».

S’hybrider c’est aussi penser ressources humaines au sein de la transformation, en donnant aux collaborateurs les moyens de comprendre les technologies avec lesquelles ils travaillent, et en les formant sur les compétences clés à développer.

IA et Watson en France

Pour le président d’IBM France, « l’Intelligence Artificielle va supprimer des activités mais créer des industries ». Le métier dispose, ainsi, d’une réelle valeur ajoutée, « nous sommes, donc, en présence d’un être humain augmenté ».

Au niveau éthique, « l’IA est faite par l’homme pour l’homme, on se situe dans un mode inclusif ». L’autre aspect concerne la transparence des algorithmes et la protection des données. Pas d’ambigüité, Watson est probabiliste mais non déterministe

« Watson, ce sont des services (API) sur le Cloud IBM, on ne peut donc pas savoir exactement qui utilise Watson, on donne des outils pour que les entreprises les utilisent » (service Freemium). Petit rappel, les contrats français sont de l’ordre de « la dizaine de clients », outre, Allianz, la Macif, Bouygues Telecom, on peut évoquer le Crédit Mutuel (email analyzer et assistant virtuel facilitant la vie des conseillers et améliorant l’expérience client) et la Sacem.

Et de conclure sur la promesse de l’IA, «on est dans l’analyse sémantique de ce qui est dit. On passe d’un modèle d’accès à l’information à un modèle d’accès à la connaissance ». C’est un vrai bouleversement. IBM entend être un acteur de la transformation des entreprises et « Watson est une composante de cette transformation ».

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