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Software Defined Data Centers : coup marketing ou réelle évolution ?

Enjeux IT - Par Fabien Azra - Publié le 05 avril 2016
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Depuis plusieurs années déjà, les offres Software Defined Data Centers se multiplient

Software Defined Data Centers : coup marketing ou réelle évolution ?

Connaissent un réel succès : selon une étude Research and Market, le marché devrait plus que tripler au cours des cinq prochaines années, passant ainsi de 22 milliards à 77 milliards d’euros. Mais cette évolution du marché représente-t-elle une réelle amélioration technique profitable aux utilisateurs ou est-elle un simple feu de paille alimenté à grands renforts de coups marketing ?

A l’origine : le problème des changements d’échelle

Le développement des Software Defined Data Centers trouve son origine dans un problème fondamental rencontré par les acteurs du web du début des années 2000 : la nécessité de prévoir la taille de leur infrastructure sur plusieurs années et de prendre en charge une croissance potentiellement exponentielle. Car les Data centers étaient auparavant construits à partir d’équipements définis par leur capacité de stockage totale et leur puissance de calcul. Les diverses fonctionnalités (compression, déduplication, etc.) étaient ancrées dans le matériel physique et non dans la couche logicielle. Un système qui fonctionne très bien, tant que l’on est en mesure d’estimer ses besoins à trois ou cinq ans et que l’on peut à terme réinvestir pour adapter son infrastructure à son niveau de croissance.

Les acteurs à forte croissance changent la donne

La croissance initiale des géants actuels du web était si importante et imprévisible, qu’il leur était tout simplement impossible de faire des estimations précises et encore moins de refonder intégralement leur infrastructure à chaque doublement de leurs besoins. Google, par exemple, aurait ainsi dû renouveler tous les trois mois l’ensemble de ses Data centers : une véritable gabegie financière. Ces acteurs à forte croissance ont donc dû repenser radicalement leur façon de faire et concevoir un système plus modulable. Ils se sont, pour cela, basés sur leurs compétences propres : le software. 

Un Data center fait de briques

Le résultat est d’une confondante simplicité, des serveurs extrêmement simples embarquant des composants élémentaires (disque dur, processeur, mémoire vive) et conçus comme des briques empilables à l’infini. Chaque brique est indépendante mais est intégrée à l’ensemble par le biais d’un logiciel lui permettant d’interagir avec les autres briques, quel que soit leur nombre. C’est également la modification de ce logiciel qui permet au système global d’évoluer et d’embarquer de nouvelles fonctionnalités.

Les Data centers ne sont donc plus définis par leur taille et leurs spécifications matérielles mais par un logiciel installé sur des composants simples, formant ainsi un système parfaitement modulable et évolutif pouvant croître de façon continue avec l’entreprise. Chaque brique pouvant stocker indépendamment un double des données prises en charge par les autres, la structure ainsi créée est également plus résiliente face aux attaques et défaillances techniques.

Adapter précisément son infrastructure à ses besoins permet également de ne pas surinvestir et de réduire ses dépenses énergétiques : la consommation électrique d’un Data center ainsi conçu est entre 5 et 7 fois inférieure à celle de ses prédécesseurs. Tous les autres postes de dépense habituels se voient également réduits : encombrement chez l’hébergeur, climatisation, renouvellement, etc. Pour un coût d’acquisition équivalent, ces infrastructures d’un nouveau genre sont donc beaucoup moins onéreuses à entretenir et alimenter. 

Un modèle pour les PME

Toutes les sociétés ne sont pas Google et leurs besoins peuvent être plus stables, mais aucune n’est à l’abri d’un pic de charge. Par ailleurs, l’intégration de nouvelles fonctionnalités par une simple montée logicielle, l’agrandissement continu des capacités sans réinvestissement, la visibilité financière permise par ce système, sont autant de caractéristiques qui peuvent intéresser les PME comme les grands groupes. C’est pourquoi le Software Defined Data Center est aujourd’hui si présent dans les conversations : chacun peut s’en emparer.

L’arrivée massive d’offres de Software Defined Data Centers aurait donc facilement pu passer pour un coup marketing mais l’avancée est réelle. Avantages financiers, plus forte résilience et visibilité sur les coûts accrue, cette évolution semble largement profitable aux utilisateurs finaux. C’est certainement pour cette raison que la plupart des constructeurs ont pris ce tournant et que la méthode Software Defined s’étend à tous les domaines : sécurité, réseaux, etc. 

Loin d’être une mode, le Software Defined Data Center ressemble bien plus à une révolution.

 

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