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La transformation des clouds privés

Cloud - Par Eric Beehler - Publié le 25 juin 2012
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Le contrôle et la sécurité doivent être les maître-mots de l’expansion des centres de données virtualisés.

La transformation des clouds privés

Personne ne peut nier que le cloud n’est plus un phénomène marginal. Considéré autrefois comme une méthode spécifique pour lancer de manière autonome un nouveau projet ou une société, le cloud prend désormais en charge des entreprises qui ont pignon sur rue et des applications haut de gamme. Comme pour de nombreuses technologies tendance, le marché a évolué dans différentes directions et le cloud va désormais au-delà des instances de serveurs virtuels hors site ou des applications délivrées via Internet. Il peut également représenter une technologie qui transforme votre centre de données interne et ses ressources.

Un des grands arguments de vente de l’offre de cloud public est la possibilité d’acquérir facilement de la puissance de calcul sans les investissements habituellement nécessaires en amont. Toutefois, dans le domaine des clouds privés, il faut voir les choses autrement, à savoir considérer vos ressources existantes et les transformer en une ressource unique et à la demande, offrant plus de modularité.

C’est cet aspect qui fait polémique à propos du cloud. Certains avancent qu’un cloud public définit réellement le cloud computing car vous et votre entreprise ne gérez plus la couche d’infrastructure de votre technologie de l’information, mais disposez d’un accès à des ressources illimitées. Public ou privé, tel n’est pas le problème. En effet, la puissance réelle du cloud réside dans son utilisation performante de ressources évolutives. Par exemple, alors qu’un cloud privé est limité en termes de volume de stockage et de puissance de calcul, il offre l’avantage d’un contrôle intégral de vos ressources informatiques et, plus important encore, de vos données.

La valeur des clouds privés

Considérons un centre de données dans une approche de cloud. Est-il en vérité tellement différent des nombreux centres de données qui, à travers le monde, hébergent des grands nombres de serveurs sur des réseaux de grande taille ? Pas réellement. Tous exécutent des serveurs équipés majoritairement de processeurs Intel ou AMD, ont des réseaux SAN et gèrent des réseaux TCP/IP pour l’accès aux fichiers et applications. Certes, votre centre de données n’a peut-être pas la taille de ceux qui hébergent, par exemple, le cloud public Amazon.com Inc. Néanmoins, de nombreuses entreprises ont regroupé des ressources informatiques significatives, les ont placées en ligne 24 h/24 et 7 jours sur 7, et ont pris toutes les précautions nécessaires afin de garantir la haute fiabilité de leurs infrastructures.

En revanche, les fournisseurs de cloud public disposent d’une couche permettant une utilisation modulaire des ressources achetées antérieurement, ce qui n’est pas le cas des centres de données d’entreprise. Une politique d’utilisation maximale et de réduction des gaspillages, ainsi qu’un provisioning rapide des services sur les infrastructures existantes constituent la clé des infrastructures de cloud public qui génèrent des coûts réduits et produisent des bénéfices. Mais il est tout à fait possible d’intégrer ce modèle à votre centre de données via un cloud privé.

Pour commencer, posez-vous systématiquement la question suivante : Combien cela va-t-il coûter ? Pour l’examen du coût total de possession (TCO) type, vous devez inclure les serveurs, le stockage, les logiciels, la main-d’œuvre et d’autres besoins d’exploitation sur toute la durée de vie du projet ou du service. Le problème du TCO est qu’il suppose fréquemment que certains éléments de votre infrastructure informatique vont de pair avec certains projets ou certaines fournitures de logiciels. Lorsque vous évaluez une nouvelle architecture, il est nécessaire d’envisager la totalité de la fourniture du cloud et la manière dont elle va générer des dividendes, pour les projets actuels, mais aussi futurs. Considérez le cloud privé comme la prochaine évolution vers une efficacité qui va au-delà de la consolidation des serveurs, pour s’étendre au stockage, aux réseaux et à la puissance de calcul générale de votre centre de données.

Les exigences d’un cloud privé

De nombreuses structures en sont arrivées à un tel stade de virtualisation qu’elles transforment leurs infrastructures existantes au moyen d’une couche de cloud. Si vous avez déjà déployé une plate-forme de virtualisation telle que VMware, Citrix Xen ou Microsoft Hyper-V, vous avez les fondations sur lesquelles bâtir un cloud privé. La virtualisation de serveurs constitue une pierre angulaire du cloud computing et est une exigence commune pour les clouds privés.

Les utilisateurs de clouds privés déploient une couche de gestion centralisée chargée de contrôler leurs ressources de calcul, de stockage et, dans certains cas, de mise de réseau. Une solution de cloud privé appropriée inclura aussi un type de portail en libre-service pour le provisioning automatique des ressources requises. Aujourd’hui, de nombreux utilisateurs déploient et testent des composants tels que des serveurs en vue d’une utilisation avec de nouveaux projets logiciels. Ce processus doit être tronqué et ces ressources doivent être disponibles uniquement en déployant le code.

Ce type d’intégration pourrait inclure des API qui permettent le déploiement automatisé du code selon des processus spécifiques.

Piles de cloud

Le marché des clouds privés est fébrile et de nombreux fournisseurs proposent un large éventail de piles. Afin de bien appréhender ces offres, voyons comment elles sont assemblées par les éditeurs. Les initiatives de cloud de Microsoft incluent Fast Stack, un ensemble de logiciels conçus pour permettre aux utilisateurs d’être opérationnels. Windows Server 2008 R2 avec Hyper-V constitue le cœur de la solution et fonctionne avec les trois outils clés suivants de l’éditeur : System Center Operations Manager, System Center Virtual Machine Manager (VMM) et System Center Service Manager. Microsoft s’appuie sur Opalis pour l’automatisation des flux et sur le portail en libre-service intégré de VMM R2 pour faciliter le provisioning. La pile de solutions de Microsoft ne requiert pas de serveurs ou de matériels spécifiques, mais laisse la porte ouverte à des partenaires tels que Dell Inc., Hewlett-Packard Co. et Hitachi Ltd., afin qu’ils intègrent leur matériel.

VMware Inc. a misé son avenir sur le cloud et utilise ESX pour l’intégration des services de cloud dans vSphere. La dernière version de Cloud Infrastructure Suite fait fortement évoluer les implémentations vSphere vers une structure de cloud. Cette suite inclut vSphere 5, vCenter Site Recovery Manager et vShield pour la sécurité. Elle intègre aussi le vSphere Storage Appliance, lequel adapte tous les types de stockage serveur pour les ajouter au pool de stockage du cloud. Enfin, vCloud Director assure la gestion. La controverse concernant le barème de prix de vSphere 5 continue et, dans le même temps, les concurrents, dont Microsoft, essaient de démontrer clairement qu’ils offrent des produits comparables à un prix nettement plus attractif. Il reste à voir de quelle manière les clients de VMware vont réagir à ces arguments.

Ces offres intégrées de Microsoft et de VMware sont loin d’êtres les seules sur ce marché. En particulier, OpenStack a le soutien de plus de 115 sociétés dans ses efforts pour fournir des normes d’interopérabilité qui évitent d’être captif d’un éditeur. Il ne s’agit pas d’un petit projet open source. De grands noms, parmi lesquels Citrix Systems Inc., RackSpace Inc., Microsoft, AT&T et la NASA, prennent en charge la couche de cloud normalisée car OpenStack propose à ses adeptes la liberté d’implémenter des produits tels qu’un hyperviseur via des API.

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