Alors que POWER4 était conçu pour les serveurs haut de gamme, le chip POWER5 est bien plus un modèle de milieu ou d'entrée de gamme, mais également capable d'animer les serveurs les plus huppés. Le secret pour accomplir cela est ce qu'IBM appelle Dynamic Power Management. Les chips POWER5 ont
POWER5 et au-delà
des circuits supplémentaires permettant de
mettre en sommeil les transistors du chip non utilisés par les
applications fonctionnant sur le serveur. Quand l’application
a besoin de plus de puissance de traitement, les transistors
sont réactivés.
De sorte qu’un chip POWER5 n’utilise que l’électricité
strictement nécessaire pour les applications actuellement actives
sur le serveur. Par exemple, par rapport au chip POWER4+
actuel, le chip POWER5 peut exécuter 50 % d’instructions
de plus en utilisant la même quantité d’électricité,
sans aucune conséquence sur la performance. Cette gestion
de l’alimentation innovante présente un double avantage :
elle réduit la quantité d’électricité utilisée mais elle diminue
aussi grandement la chaleur dissipée par le chip POWER5.
Cette réduction de la dissipation thermique fait que le chip
trouve sa place dans des conditionnements physiques bien
plus petits.
A l’instar de POWER4, POWER5 inclut deux noyaux processeur
à 64 bits sur un seul chip au silicium. Contrairement
à POWER4, chaque processeur POWER5 peut aussi exécuter
simultanément deux flux d’instructions indépendants, appelés
threads. Le multithreading simultané, c’est son nom, fait
qu’un processeur physique ressemble à deux processeurs
virtuels.
Certaines des précédentes générations de processeurs
de PowerPC AS – plus précisément Northstar, Pulsar, I-Star et
S-Star – appliquaient un genre de multithreading. Le modèle
POWER4 n’utilise pas le multithreading mais a plutôt deux
noyaux threaded uniques sur un seul chip. POWER5 combine
le modèle double-noyau avec une version plus élaborée
du multithreading management. En termes simples, le système
d’exploitation et le logiciel applicatif ont l’impression
que POWER5 a quatre processeurs. De sorte qu’un serveur
haut de gamme contenant 32 chips POWER5 semblera avoir
128 processeurs.
Les processeurs POWER5 sont mis en oeuvre dans le
même processus SOI/cuivre 130 nanomètres qui sert à créer
les processeurs POWER4+. Un nanomètre représente un
milliardième d’un mètre. Une implémentation consécutive,
appelée POWER5+, utilisera un processus à 90 nanomètres
qui autorisera des vitesses d’horloge encore supérieures à
POWER5. On construit déjà des prototypes du chip POWER6,
qui utiliseront un processus à 65 nanomètres pour
fournir des processeurs ultra performants. On voit donc que
la performance des processeurs continuera à augmenter
dans un futur prévisible.
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