Un hébergeur de services Cloud propose de très nombreux points d’hébergements. C’est-à-dire des emplacements physiques où sont positionnés les centres de données. On parle donc de bâtiments physiques. Dans le cas de Microsoft Azure, ces bâtiments peuvent être multipliés sur un petit périmètre et connectés à très haut débit (et faible latence) pour former une région. Ces bâtiments sont autonomes (électricité, réseau) et permettent d‘offrir de la redondance régionale en cas de sinistre majeur sur un bâtiment complet.
Cloud : comment choisir sa région d’hébergement ?
Par exemple, France Centre est une région. L’emplacement de la région est Paris (données Microsoft). Si l’emplacement précis des centres de données est normalement une donnée assez sensible, il est facile de comprendre que France Centre doit se trouver géographiquement sur un périmètre restreint dans / autour de Paris.
France Sud est une autre région, située elle aux alentours de Marseille. Azure exploite pour l’instant 57 régions et va continuer à se déployer sur d’autres régions.
Voilà pour ce court rappel. Lors de la création de ressources sur Azure, la région est un élément essentiel. C’est un paramètre obligatoire pour la création des ressources mais ce n’est qu’un exemple. Cette notion de région est extrêmement structurante. Et pour plusieurs raisons.
Comment choisir ?
Je n’ai pas de statistiques particulières sur ce point, mais ce qui revient le plus fréquemment dans les discussions sur le sujet est la confidentialité des données. Où seront stockées mes données ? Voilà effectivement le premier élément structurant.
Les règles RGPD sont incontournables dans l’Union européenne, il en est de même pour certaines normes de conformité. La liste est longue, les enjeux de conformité au centre des préoccupations. On comprend en comparant les offres par région, qu’héberger sur la région France Centre n’offre pas les mêmes règles de conformité que l’hébergement des données sur la région USA Centre.

Conformité par région (conformité globale, nationale …etc)
Sujet récurrent dans les conversations, c’est également à mon sens la donnée la plus structurante pour le choix de sa région. Si ce point n’est pas fixé, il n’est pas la peine de passer à la suite.
Viennent ensuite au même niveau de réflexion 2 paramètres complémentaires.
– Quelle latence ? Quelle bande passante ?
– Quels sont les services disponibles sur cette région ?
Manque-t-il quelque chose ?
Et oui, pour une fois, le choix de la région n’est pas uniquement guidé par le coût d’utilisation…Mieux même, c’est un peu le dernier des paramètres pris en compte. Sur ce point, le « c’est à peu près partout pareil le prix d’une VM / d’un service » est-il une réalité ? Je reviendrai sur ce point, c’est une erreur de penser cela.
Quelle latence ? Quelle bande passante ?
La latence se mesure. Facilement.
Entre régions Azure ou depuis des outils tiers qui donnent de précieuses informations sur la qualité des réseaux.
Une aide au choix avec des liens faciles d’utilisation et riches d’enseignements.

Statistiques de latence aller-retour réseau Azure, vue partielle
Un point de conception relativement facile à décider, les données sont factuelles.
Quels sont les services disponibles sur cette région ?
Toutes les régions ne se valent pas en termes de services. Attention à ne pas concevoir une belle architecture « sur le papier » avant de se rendre compte que la mise œuvre n’est pas possible sur la région choisie. Même si au fil du temps, les régions sont de plus en plus équilibrées, il faudra consulter la liste des services et s’assurer de la disponibilité.

Liste des services disponibles par région
On ne choisira pas Allemagne Nord (public) si le service attendu est « Azure Databricks ». Si le besoin est « Event Hubs », de nombreuses régions proposent le service.
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Construire une infrastructure cloud optimisée pour l’IA avec Microsoft Azure
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