En V4R4, IBM a, sans tambour ni trompettes, introduit les teraspaces dans l'OS/400. Avec discrétion, parce que très peu de personnes savaient ce que c'était ou quels avantages ils présentaient pour les clients AS/400. Officiellement, un teraspace est une nouvelle classe de stockage temporaire dans l'AS/400, offrant jusqu'à 1 To
Les teraspaces
de stockage privé à un unique processus. Le stockage privé destiné à un processus
est généralement appelé stockage local du processus, et il n’est pas partagé avec
les autres processus.
De plus, ce stockage est également temporaire et disparaît en même temps que le
processus. L’architecture de l’AS/400 offre un modèle de stockage à un seul niveau,
où tous les processus partagent un très vaste espace d’adressage de 64 bits.
Cet espace est divisé en morceaux de 16 Mo appelés segments. Dans les releases
antérieures à la V4R4, quand un processus avait besoin de stockage local, le système
allouait un ou plusieurs segments. Les choses se compliquaient quand de grandes
quantités de stockage local étaient nécessaires, parce que le système devait alors
relier entre eux un grand nombre de segments de 16 Mo pour arriver au stockage
nécessaire.
Les teraspaces tournent la difficulté en fournissant à chaque processus un espace
d’adressage de 1 To, propre audit processus. En V4R4, un seizième de l’espace
adressable unique de chaque système est désormais réservé aux teraspaces. Un calcul
simple indique que chaque AS/400 peut contenir 1 million de teraspaces.
D’accord, un teraspace offre donc une grande zone de stockage temporaire pour
les processus AS/400. Qu’y a-t-il de si extraordinaire ? Tout simplement qu’un
teraspace est un espace d’adressage Unix. Les systèmes d’exploitation Unix — et,
en l’occurrence, les systèmes d’exploitation PC — ne supportent que le stockage
local du processus.
Ils ne conçoivent pas un vaste espace de stockage partagé comme l’espace adressable
unique de l’AS/400. Chaque processus d’un système Unix obtient son propre espace
d’adressage privé. Les teraspaces, auxquels les applications utilisateurs peuvent
accéder directement par l’intermédiaire d’extensions aux langages C et C++, supportent
directement le modèle Unix.
Si besoin était, la capacité d’ajouter directement des teraspaces à l’AS/400 illustre
une fois encore la puissance et la souplesse de son architecture. L’architecture
de l’espace adressable unique permet désormais aux processus venus à la vie dans
quelque système d’exploitation Unix ou PC que ce soit, de se sentir parfaitement
à l’aise sur l’AS/400. Imaginez un peu : jusqu’à 1 million de processus de type
Unix dans un seul et même AS/400 !
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