1967. l’ARPA est renommé DARPA pour refléter son financement par le Département de la Défense. Le National Physical Laboratory (NPL) en Angleterre crée le réseau NPL pour expérimenter la commutation de paquets à 768 Ko/s. Cette même année, la première réunion entre les trois équipes indépendantes (RAND, NPL
Il y a 40 ans…
et ARPA) est réalisée.
1968. En 1968 le DARPA émet une RFP (Request for Proposals) pour le projet d’un réseau appelé Arpanet. Le projet est découpé en trois parties. UCLA remporte le contrat de surveillance du réseau. Bolt, Beranek et Newman Inc. (BBN) gagnent le contrat de commutation par paquet pour fabriquer les IMP (Interface Message Processors). Enfin, le groupe de travail NWG (Network Working Group) est en charge de développer les protocoles permettant de communiquer sur le futur réseau Arpanet.
1969. Création du premier réseau entre un ordinateur de l’UCLA et un autre du SRI. Peu après, un ordinateur situé à l’université de Santa Barbara et un autre situé à l’université de Salt Lake City sont raccordés. Le réseau Arpanet initial constitué de 4 machines est alors en fonctionnement fin 1969, avec une bande passante de 50 Ko/s.
1971. (Automne 1971 ou Mars 1972 selon les versions). Ray Tomlinson, ingénieur de la société BBN, alors sous contrat avec le gouvernement américain pour le projet Arpanet (l’ancêtre de l’Internet), met au point 2 programmes. Le premier, SNDMSG (pour Send Message) associé à un autre logiciel baptisé READMAIL, permet à plusieurs personnes qui partagent le même ordinateur de s’y laisser des messages. Le second, CPYNET, permet de copier simultanément un fichier sur tous les ordinateurs d’Arpanet (une quinzaine de machines). Une idée traverse l’esprit de Ray : pourquoi ne pas associer les 2 programmes pour échanger des messages d’un ordinateur à un autre ? L’ingénieur aménage alors le programme SNDMSG/READMAIL et écrit 200 lignes de code. Il se crée 2 boîtes aux lettres électroniques sur 2 ordinateurs situés côte à côte et réussit à envoyer un message d’un ordinateur à un autre. Le courrier électronique est né ! On ne l’appelle pas encore e-mail mais Netmail (pour Network Mail). 23 machines sont connectées sur Arpanet.
Une histoire d’adresse. A l’occasion, Ray Tomlinson se doit de définir l’adresse électronique. Il décide de séparer l’adresse en 2 parties. D’un côté, le nom de l’utilisateur et, de l’autre, le nom de l’ordinateur sur lequel se trouve la boîte de réception. Par quoi séparer ces 2 parties ? Le choix de Ray se porte sur l’arobase, @. Pourquoi ce signe plutôt qu’un autre ? L’@ ne fait pas partie des noms communs ou propres (donc pas de risque de confusion) et a l’avantage en anglais de se prononcer "at", c’est-à-dire "chez" ou "à" en français.
La première adresse. La première adresse électronique de l’histoire est ainsi tomlinson@bbn-tenexa (BBN pour le nom de l’employeur de Tomlinson et tenexa pour indiquer le système d’exploitation utilisé, Tenex).
Le premier message. Que contenait le premier courrier électronique jamais envoyé ? Le premier message télégraphique de Samuel Morse était « What hath God wrought? », le premier message téléphonique d’Alexander Bell, « Mr. Watson, come here; I want you ». Ray Tomlison ne s’en souvient plus bien, mais il pense que c’était : « QWERTYUIOP », la première rangée de lettres d’un clavier qwerty.
1972. En juillet, Lawrence Roberts, un des directeurs de la DARPA (organisme gouvernemental de tutelle d’Arpanet), écrit RD, un successeur à READMAIL, capable de classer les messages par objet ou par date et de les lire dans l’ordre de leur choix. De nombreux programmes suivront, écrits par d’autres ingénieurs : NRD, WRD (premier logiciel à combiner les fonctions d’envoi et de lecture des messages), BANANARD, HG, MAILSYS, ou XMAIL. Rapidement, les chercheurs adoptent le courrier électronique pour communiquer entre eux. La première démonstration publique du réseau Arpanet est réalisée au Washington Hilton Hotel. 31 machines sont connectées sur Arpanet.
1973. Une étude révèle que le courrier électronique représente 75 % du trafic sur Arpanet. Fin 1973, début des travaux sur le protocole TCP/IP. Le CERL (Computer-based Education Research Laboratory) de l’université de l’Illinois crée PLATO Notes. Cette année, les deux premières connexions internationales du réseau Arpanet sont également réalisée : University College of London et le Royal Radar Establishment de Norvège. Bob Metcalfe met au point Ethernet, et un premier test est réalisé au PARC de Xerox à Palo Alto, sous forme d’un réseau appelé Alto Aloha System. 35 machines sont connectées sur Arpanet.
1974. Vinton Cerf et Robert Kahn mettent au point le protocole TCP (Transmission Control Protocol) et ce qui deviendra le protocole IP (Internet Protocol). Ces deux protocoles empilés sont la structure logique d’Internet. Les laboratoires Bell d’AT&T mettent au point le programme UUCP (Unix to Unix Copy Program), basé sur le système opératoire UNIX. Ce logiciel permet d’échanger des données par modem via le réseau téléphonique. Naissance d’UUNET.
1975. John Vittal conçoit MSG, le premier logiciel de messagerie à inclure une interface personnalisable, des fonctions d’envoi, de réponse, de renvoi et de classement des messages. MSG est considéré comme le premier logiciel de messagerie moderne. Parallèlement, la première liste de diffusion Arpanet, MsgGroup, est créée par Steve Walker. Bientôt, une liste consacrée à la science fiction, SF-Lovers, devient la liste non-officielle la plus populaire. Cette même année, création de Microsoft. 73 machines sont connectées sur Arpanet.
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