Nous avançons dans notre approche et nous nous éloignons par conséquent des couches
matérielles. Abordons maintenant l'interface homme-machine de Linux. Tout d'abord,
évoquons de nouveau la console. Cette fameuse console texte se duplique en plusieurs
consoles virtuelles (par défaut 6) accessibles par les combinaisons de touches
Interface homme/machine
Ceci permet,
et c’est précieux, d’exécuter plusieurs shell à la fois.
On peut ainsi afficher la sortie écran d’un programme sur une console, visualiser
les erreurs qu’il renvoie sur une autre console et consulter son mail sur une
troisième.
De plus, sont arrivés avec le temps SVATextmode et le framebuffer, permettant
dans les deux cas d’exploiter des modes graphiques plus adaptés au formats aux
écrans actuels que le traditionnel 80 colonnes par 25 lignes. On peut même aller
jusqu’à la visualisation des images dans le cas du framebuffer.
Linux excelle dans le domaine graphique, notamment grâce au projet XFree,
une implémentation libre du fameux standard UNIX X-window
Mais, pour beaucoup d’entre nous, l’heure est au mode graphique. Linux excelle
dans ce domaine, notamment grâce au projet XFree (xfree.org) qui n’est autre qu’une
implémentation libre du fameux standard UNIX X-window (sans » s » à window s’il
vous plait). Xfree est donc un serveur X très avancé, qui reconnaît la quasi-totalité
des cartes graphiques du marché et qui se paramètre facilement (c’est là que l’on
règle le type de clavier, de souris, la résolution souhaitée, le nombres de couleurs
affichées…).
Une fois lancé, le serveur Xfree se met en attente d’une connexion d’un client
X : le window-manager. Le window-manager est votre environnement graphique. Sa
responsabilité est l’affichage des fenêtres des applications graphiques, et leur
gestion. Là , on a l’embarras du choix. Il existe en effet différents window-managers
comme notamment window-maker, enlightenment, fvwm2, blackbox… la liste est longue.
De plus certains d’entre eux sont dotés d’un desktop-manager et d’une barre de
menu, créant ainsi des environnements graphiques du plus bel effet. On peut compter
parmi cela 2 projets phares : les très réussis Gnome-helix et KDE2.
Nous voilà donc prêts à utiliser des applications. Leur installation est la plupart
du temps réalisée sans encombre : On télécharge le source sous forme d’une archive
aussi appelé tarball qui à la forme » ma_nouvelle_appli_version_1.3.tar.gz « .
On la décompresse dans le répertoire /usr/local. On va dans le répertoire ainsi
créé afin d’y exécuter la commande ./configure: ./install qui aura pour effet
devinez quoi… de configurer et d’installer l’application. Attention, ceci est
un exemple (courant) mais il est plus sage de lire le README distribué avec votre
nouvelle application (sous Linux les fichiers README sont souvent très importants
et portent bien leurs noms).
Les grands classiques des applications sont les éditeurs de textes » vi » et »
GNU-Emacs « . Ils sont d’autant plus importants qu’ils font partie intégrante du
folklore UNIXIEN. Même si l’idée de taper 3 combinaisons de touches avant même
de pouvoir saisir du texte paraît saugrenu à la plupart d’entre vous, vi et Emacs
sont très utilisés. Je ne veux pas me prononcer ici sur le choix de l’éditeur
tellement ce choix tient de la guerre de religion, bon-enfant tout de même (notons
quand même que cet article à été écrit avec vi). Pour ma part, j’utilise vi pour
rédiger des textes et xemacs (un clone d’emacs dédié au mode graphique) pour développer.
Il existe aussi une multitude d’applications spécifiques, Graphiques (ou non)
pour effectuer toutes sortes de tâches complexes, administrative, scientifiques,
artistiques, ludique…
Il existe aussi des applications pour les gens » normaux « , qui désirent utiliser
un traitement de texte ou un tableur ou encore écouter de la musique, naviguer
sur le web, lire leur courrier…
Le mieux est de faire une petite visite sur des sites comme stommel.tamu.edu/~baum/Linux-meta.html
ou encore www.Linuxapps.com pour voir ce qui se fait. N’oublions pas qu’il y existe
de nombreuses applications comme des outils de base de données ou des Firewalls,
par exemple.
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