L'intérêt pour ce nouvel environnement d'exécution ne s'est pas fait attendre, puisque le jour même de l'annonce, J.D. Edwards a de son côté annoncé que sa suite Active Supply Chain, une application Unix passée dans le giron de JDE lors de sa récente acquisition de Numetrix, allait être portée sur
Quel avenir pour PASE ?
AS/400, en environnement
PASE.
« Le portage de Active Supply Chain par J.D. Edwards sur AS/400 confirme la capacité
de la plate-forme à supporter les solutions de supply chain, » commente Patrice
Mitchell, Vice President of Product Management and Segment Solutions, AS/400,
IBM.
Mais on connaît les liens étroits qui unissent l’éditeur de Denver au constructeur
de Rochester depuis des décennies; il n’est donc pas étonnant de les voir faire
cette annonce simultanément, chacun de son côté. Au delà de l’effet d’annonce,
on attend maintenant le portage d’applications d’autres éditeurs majeurs, en particulier
dans les domaines les plus visés par PASE, comme la CRM, le SCM et la BI. Ce n’est
qu’à ce moment là que l’essai sera réellement transformé.
D’après Tom Bittman, Vice President of Technology and Marketing du Gartner Group,
il suffirait que l’environnement PASE attire un nombre relativement limité d’applications
Unix majeures pour que les carences les plus cruelles de l’AS/400 soient solutionnées.
L’environnement PASE représente clairement un moyen simple de tourner certaines
des difficultés techniques du portage d’applications Unix sur AS/400. Bien entendu,
le portage d’une application Unix vers PASE nécessite toujours quelques ressources,
et ceci principalement parce qu’il ne s’agit en aucun cas d’un système d’exploitation
AIX sur AS/400, mais bien des API AIX qui déterminent un environnement d’exécution.
Malgré toute l’intégration de PASE (avec le système de fichiers de l’AS/400, ses
sécurités et UDB/400), le portage nécessite donc encore quelques efforts de la
part de l’éditeur, mais reste complètement transparent à l’utilisateur final.
Ian Jarman, AS/400 Product Marketing Manager, explique que « PASE est conçu pour
ceux qui souhaitent accéder à une plus large gamme d’applications, notamment Unix,
mais ne souhaitent pas utiliser Unix comme système d’exploitation. Les utilisateurs
AS/400 veulent un système de gestion complètement intégré, simple à mettre en
place et à utiliser. PASE répond à ces exigences tout en préservant les compétences
internes acquises et en n’en exigeant pas de nouvelles.
En environnement PASE, on peut gérer ses applications avec Operations Navigator:
un job PASE apparaîtra exactement comme n’importe quel job AS/400. L’exploitation
ne saura donc pas a priori s’il s’agit d’un travail PASE, d’un job ILE, non-ILE,
voire même Java. »
Sur le papier, l’environnement PASE est certainement alléchant. Entre le projet
Monterrey et les annonces Linux tous azimuts auxquelles on assiste en ce moment,
il va également bien dans le sens de la politique menée actuellement par Big Blue.
Mais il soulève aussi d’emblée une foule de questions, dont la première et non
la moindre est: « Est-ce que des éditeurs majeurs, comme I2 ou Manugistics par
exemple, vont être tentés ».
Et quoi qu’il en soit, et quoi qu’affirme Tom Jarosh (cf. l’interview que nous
publions ce mois-ci sous le titre « Interview de Tom Jarosh : où en est l’AS/400 »)
à propos d’un ratio de 20% de nouveaux clients AS/400, on a du mal à dénicher
la population d’utilisateurs correspondante, en France tout du moins. Peut-être
se cachent-ils ailleurs, comme dans les pays de l’Est par exemple? PASE n’est
en tout cas pas conçu pour jouer un rôle dans ce domaine, mais bien pour fidéliser
les comptes AS/400 existants.
Alors c’est bien de tenter de fidéliser ceux qui restent encore à fidéliser autour
d’Unix, mais, Messieurs d’IBM, pensez aussi à conquérir de nouveaux comptes pendant
que c’est (encore) le moment ; il y a une mine tout près: elle s’appelle les déçus
de Windows NT.
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