Dans les grosses bases de données, celles dont les volumes dépassent la capacité des disques actuels, on a de plus en plus souvent recours à un dispositif externe de stockage. En cette matière, deux technologies se distinguent : le NAS et le SAN. Disons-le tout de suite, le NAS est
2.5 – Baies de stockages : SAN et NAS
l’épouvante de SQL Server. En effet, un NAS ou Network Area Storage suppose un découplage total entre le PC et le stockage. Des données sont envoyées sur le réseau pour que le NAS écrive ou lise le disque.
SQL Server ne s’adresse donc plus à un disque, mais à une boîte noire pour laquelle il ne dispose d’aucune information et qui lui répond quand elle veut, car n’oublions pas qu’un réseau de type Ethernet comme TCP/IP est par nature indéterministe et ne garantit en aucune manière que ce qui est envoyé sur le réseau parviendra un jour à son destinataire… Situation idéale, on en conviendra, pour obtenir les performances les plus lamentables, d’autant que plusieurs serveurs et même certains postes clients peuvent s’adresser au NAS pour de la lecture comme pour de l’écriture ! Heureusement SQL Server ne permet pas un tel fonctionnement de manière native.
Mais si vous voulez quand même pouvoir disposer d’une telle fonctionnalité, alors sachez qu’il y a moyen de le faire, à vos risques et périls, en positionnant des flags de trace particuliers10. En revanche la technologie SAN est bien plus intéressante : le "Storage Area Network" est en fait un espace de stockage multi disque dédié à un serveur. Dès lors la connexion entre le serveur et le SAN est direct (la plupart du temps sous la forme d’une fibre optique) et exclusif.
Le SAN apporte donc un gros intérêt pour les VLDB11. Mais pour être efficace avec SQL Server, un SAN se doit d’être hautement administrable. S’il se comporte comme une boîte noire (partitionnement, agrégats incontrôlés…), on y retrouve les défauts inhérents à la fragmentation. À l’inverse, si ce SAN permet de définir soi-même des zones de stockage sur des LUN (Logical Unit Number) et en les créant de manière intelligente, on se trouve dans le meilleur des deux mondes. Pensez donc à éviter les SAN qui ne permettent que le "Target-Level Zoning" et masquent ainsi la structure physique des agrégats de disques. Règle n°5 : bannissez les NAS. Préférez les SAN hautement administrables.
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