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Connecter des postes de travail Linux à  des serveurs Windows 2000 et NT

Tech - Par iTPro.fr - Publié le 24 juin 2010
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L'ajout de Linux dans un réseau basé sur Windows 2000 ou Windows NT peut s'avérer une bonne idée. Avec Linux, les entreprises disposent d'une solution bon marché pour mettre en oeuvre des services Internet de base (notamment des serveurs DNS, des serveurs de messagerie Internet ou des serveurs Web) sur des systèmes à faible coût.

Outre l'intérêt économique lié à sa gratuité, Linux offre des périodes de disponibilité et une fiabilité toutes deux excellentes, bien que ceci se paye par une complexité d'administration accrue. Pour une information complète sur les différences entre l'administration de Windows NT et de Linux, reportez-vous aux articles " NT versus Linux : les trois avantages de Linux " et " Linux : les mauvaises nouvelles " de nos deux derniers numéros.

Mais le fait d'ajouter un nouvel OS dans un réseau existant peut créer de nouveaux problèmes et des migraines pour résoudre les questions d'interopérabilité. Par exemple, on peut s'interroger sur les points suivants :

· Peut-on faire tourner des applications Win32 sur un système sous Linux ?

· Comment synchroniser les utilisateurs de Windows 2000 et NT avec ceux de Linux ?

· Comment transférer des données entre les serveurs Windows 2000 ou Windows NT et les postes de travail sous Linux ?

Dans cet article, nous allons détailler un outil qui répond à la troisième de ces questions. (Au cas où vous chercheriez les réponses aux autres questions, la première est oui : WINES, un utilitaire gratuit livré avec la plupart des versions de Linux qui permet de faire tourner les programmes Windows sous Linux. Pour la deuxième question, j'ai entendu dire qu'il existait des utilitaires de conversion d'annuaires entre NT et Linux, mais je n'en sais pas beaucoup plus.)

Pour qu’un système sous Linux puisse accéder aux partages de fichiers Microsoft,
vous devez savoir trois choses. Vous devez d’abord savoir utiliser les commandes
d’invite de commande smbmount et smbumount. Ensuite, vous devez savoir comment
créer un nouveau répertoire sur le disque dur de votre système Linux. Enfin, vous
vous rendrez la vie beaucoup plus facile si vous savez également comment créer
et utiliser le fichier de configuration smb.conf.

Smbmount, qui est essentiellement la version Linux de la commande Net Use de Windows
2000 et Windows NT, connecte le système sous Linux à  un serveur de fichier Microsoft.
Smbumount interrompt la connexion à  un serveur de fichier Microsoft. Smbmount
et smbumount sont des programmes initialement créés (on ne sait pas par qui, la
documentation ne l’indiquant pas) pour permettre de connecter des systèmes Linux
à  des serveurs basés sur SMB. (Server Message Block est un format de messages
utilisé par les serveurs de fichiers sous Windows 2000, Windows NT, Windows 9.x,
NT LAN Manager et Windows for Workgroups.) Depuis leur création, ces commandes
ont été intégrées dans un package plus vaste baptisé Samba, dont la principale
mission est de permettre à  un système sous Linux de se prétendre serveur SMB –
Linux dans des habits NT en quelque sorte.

Dans cet article, je pars du principe que le lecteur est novice vis-à -vis de Linux
– d’ailleurs, c’est mon cas. Je vais donc vous donner des instructions de base
pour vous repérer dans un serveur Linux. Je fais donc par avance mes excuses aux
utilisateurs de Linux ayant de l’expérience et que certaines informations de base
pourraient ennuyer. Smbmount nécessite un point de montage, un répertoire local
sur lequel smbmount peut mapper le partage du réseau Windows 2000 ou NT afin que
Linux puisse se référer au partage. Net Use, la commande d’invite de commande
permettant de se connecter à  un partage Windows 2000 ou NT, mappe un partage réseau
(par exemple \\serveur1\\partage1) à  une lettre d’unité (par exemple P). L’avantage
de nommer un partage réseau avec une lettre d’unité, c’est d’unifier l’aspect
des données vues depuis les systèmes Windows 2000, NT ou 9.x. Toutes les données,
même les partages réseau, ressemblent aux répertoires locaux de votre disque dur.

Les Linuxiens veulent aussi apporter un look and feel commun aux données, qu’elles
se trouvent sur un disque dur local ou bien sur une machine quelque part dans
le réseau. Mais, parce que Linux n’utilise pas les lettres d’unités, l’OS a besoin
d’autres méthodes pour faire intégrer les partages réseaux dans le paradigme du
disque local. C’est à  cela que servent les points de montage. D’abord, on crée
un nouveau répertoire (dans lequel rien n’est stocké) sur le disque dur du système
Linux. Ensuite, on dit à  Smbmount de  » coller  » (monter) le partage réseau sur
ce répertoire. A partir de ce moment là , pour accéder aux fichiers du partage,
vous pouvez lancer des commandes pour accéder à  ce répertoire.

Pour créer un répertoire due un système Linux, on utilise la commande mkdir. J’ai
créé un répertoire sur mon système avec la commande mkdir/partagent1.

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Tech - Par iTPro.fr - Publié le 24 juin 2010