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Dossier RPG : Développement piloté par modèle (1/2)

Tech - Par Paul Conte - Publié le 13 décembre 2010
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Entrez dans le nouvel âge de la programmation.

Aux premiers jours de l’informatique, on est passé rapidement, en matière de programmation, de l’Age de pierre où l’on actionnait des commutateurs on/off sur le panneau avant de l’ordinateur, à l’Age de bronze des langages assembleurs symboliques ; et finalement à l’Age de fer des langages évolués (HLL, high-level languages) tels que Fortran et Cobol. Chaque nouvel « âge » s’accompagnait de plus d’abstraction et d’automatisation qui rendaient la programmation nettement plus rapide et moins sujette à erreurs.

Dossier RPG : Développement piloté par modèle (1/2)

Depuis l’avènement de Fortran et Cobol, les améliorations dont a bénéficié la programmation ont été plus incrémentielles : nous avions de meilleurs langages et environnements de développement, mais sans le même progrès dans la manière de représenter des applications polyvalentes. Les langages de programmation orientés objet, comme Java et C#, offrent un ensemble de structures de code plus riches, mais c’est encore au développeur qu’il incombe de convertir le modèle conceptuel d’une application en un langage que l’on compilera pour en faire un programme exécutable.

IBM, Microsoft et d’autres firmes espèrent impulser le nouveau grand saut dans le développement d’applications, par diverses stratégies connues collectivement sous le nom de MDD (model-driven development). Dit simplement, le développement piloté par modèle laisse entrevoir la possibilité d’exprimer une application à l’aide d’abstractions orientées domaine, plutôt que d’abstractions orientées machine ou middleware. Ainsi, au lieu d’écrire du code comportant des instructions de lecture/écriture sur disque ou des appels à des bases de données JDBC, une application pourrait fort bien identifier un modèle de transaction comptable et un ensemble de comptes intervenant dans la transaction.

Tout comme les premières avancées en programmation, MDD vise à élever le niveau d’abstraction et à accentuer l’automatisation pour améliorer la productivité et la qualité des applications. MDD promet également d’automatiser bien plus que la seule génération du code, en produisant des spécifica- tions de configuration et de déploiement, des scripts et des données de test, de la documentation, et d’autres éléments qui surviennent pendant le cycle de vie d’une application. De nombreux partisans de MDD le voient aussi comme un moyen de s’émanciper des plates-formes, en générant des implémentations multiples à partir d’une définition de modèle d’application unique.

MDD est très prometteur, mais l’industrie ne sait pas encore si, et comment, la promesse sera tenue. En particulier, IBM et Microsoft ont des stratégies très différentes pour MDD, et les équipes de développement System i ont besoin d’une bonne compréhension de MDD pour planifier les stratégies de développement de leurs entreprises.

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