> Tech > Fin de vie de Windows Server 2003: quelles étapes pour une migration réussie ?

Fin de vie de Windows Server 2003: quelles étapes pour une migration réussie ?

Tech - Par Sabine Terrey - Publié le 10 novembre 2015
email

Depuis le 14 juillet 2015, Microsoft n’assure plus le support de Windows Server 2003.

Fin de vie de Windows Server 2003: quelles étapes pour une migration réussie ?

Windows Server 2003 était devenu une plate-forme stratégique pour beaucoup d’entreprises. Nombre de DSI se trouvent à nouveau face à un grand défi : comment migrer en toute sécurité ?  N’est-il pas temps de repenser son infrastructure  et de songer à des environnements peut-être plus agiles ?

Des migrations sont déjà en cours, d’autres sont seulement envisagées, Yves Tapia, architecte solutions chez Avanade pour la France, la Belgique et le Luxembourg nous livre quelques précisions quant aux étapes à suivre…

D’indispensables étapes

Tout comme Windows XP en avril 2014, Windows Server 2003 est arrivé en fin de support en juillet 2015. Cette fin de support entraîne un certain nombre de prises en compte par les entreprises, notamment les problématiques de supportabilité. Avanade accompagne les clients sur ces diverses questions, spécialement celles liées aux risques. Des dizaines de milliers de serveurs sont impactés par cette migration au niveau mondial, « nous avons en France une connaissance de nos clients ayant conservé de vieux serveurs pour des raisons stratégiques, nous avançons ce chiffre, au fil de toutes les rencontres et tous les travaux menés avec les clients » souligne Yves Tapia. Parfois, le changement de l’outil de production et du PC associé devient excessif, « le client préfère évaluer le risque du changement de l’outil de travail que de prendre le risque ».

L’identification

De nombreuses questions émergent. Le risque peut être vu comme matériel, est-ce que le nouveau serveur supporte une ancienne version d’OS ? Second point, les solutions antivirus et applications métiers installées seront-elles toujours compatibles à Windows Server 2003 ?

Dans cette optique, on pallie les problèmes matériels par la virtualisation du serveur, « beaucoup de serveurs sont déjà virtualisés en entreprise aujourd’hui, la problématique hardware n’entre donc pas trop en ligne de compte, mais les clients rencontrent beaucoup plus de difficultés sur la partie applicative » précise Yves Tapia. L’identification des environnements cibles doit être réalisée avec la plus grande prudence, comment transférer les applications d’un environnement serveur non supporté à un environnement serveur supporté sans bloquer la production de l’entreprise ?

L’analyse des applications

Comment travailler avec les clients et comment identifier les applications sereinement ? « Avanade dispose de forts retours d’expérience et utilise un certain nombre d’outils soit issus des usines de recherche, établis selon la maturité, l’expérience et notre savoirfaire, soit des outils du marché, pour analyser et identifier potentiellement un risque » poursuit Yves Tapia. Le degré de complexité de la migration d’une application ou d’un service est ainsi déterminé.

La compréhension des enjeux et impacts

La communication auprès des métiers est indispensable afin de comprendre les enjeux techniques et enjeux sur la production. Il faut transmettre le bon message aussi bien à la direction qu’aux équipes opérationnelles.

La migration

Qu’il s’agisse de redéploiement, de restructuration, de développement d’une nouvelle version ou de suppression d’applications, reste à définir les possibilités de migration. Les serveurs et applications sont ensuite migrés vers le nouvel environnement, soit Windows Server 2008, soit Windows Server 2012, aujourd’hui privilégié par les entreprises. Vient ensuite le temps des migrations pilotes avec des applications à faible risque et aux niveaux de complexité différents.

Analyser les applications :  une méthodologie bien spécifique

Il faut effectuer une analyse sur le serveur, scindée en deux phases. D’abord, l’analyse logique qui ne nécessite pas de technicité, il s’agit ici de définir quelles applications sont installées et se rapprocher des éditeurs afin de savoir si les versions restent compatibles dans l’environnement cible. Les clients peuvent décider à ce moment de changer et d’upgrader leur application pour rester dans une phase de supportabilité, « les banques procèdent ainsi pour des raisons légales, il leur faut conserver une IT à jour et supportée par les éditeurs » commente Yves Tapia.

A ce stade, on entre dans des projets métiers qui visent à faire évoluer l’application dans le nouvel environnement, « nous travaillons ensuite avec le client sur des phases de test avec des outils d’analyse permettant de vérifier, prévoir un éventuel blocage de l’application dans le nouvel environnement, grâce à l’analyse sur le code, et de contourner les problèmes » explique Yves Tapia. Les solutions alternatives existent, virtualisation de sessions, de postes de travail, adaptation du code, changement de l’application. Les résultats de ces phases d’analyse doivent s’intégrer dans un planning cohérent pour le client et dans une logique de communication descendante. Outre les phases liées au support matériel résolues avec la virtualisation du serveur, cela ne résout pas la problématique de compatibilité de Windows Server 2003.

Un retour d’expérience fort

Disposant d’un retour d’expérience sur l’analyse des applications très fort, « nous travaillons sur le sujet des problématiques serveurs depuis déjà un certain temps et nous accompagnons les clients dans les choix du poste de travail et du serveur pour packager les applications ou les convertir sur d’autres environnements. Nous mettons en œuvre nos compétences techniques et fonctionnelles tant sur la partie remédiation applicative que sur la partie accompagnement au changement vers la nouvelle cible dans le nouvel environnement » ajoute Yves Tapia.

Et de conclure, « Les clients ont consenti des efforts pour passer de Windows XP à Windows Vista / Windows 7, ce travail du passage des environnements 32 bits au 64 bits a fait prendre conscience qu’il y avait un vrai problème applicatif et de supportabilité, beaucoup ont déjà travaillé sur ces points pour ne plus y être confrontés ». Ce sont les clients agiles en évolution permanente et continue, reste les clients réactifs ayant pris conscience de la problématique et ayant besoin de conseils pour trouver les meilleures opportunités et les clients non agiles et non proactifs… Là, l’urgence est réelle. 

Téléchargez gratuitement cette ressource

Guide de sécurité BYOD, Mobile et Office 365

Guide de sécurité BYOD, Mobile et Office 365

Près de 45% des données sensibles de l'entreprise, notamment les données des applications Microsoft Office 365, sont stockées sur les terminaux des collaborateurs. Face aux pertes accidentelles de données ou encore aux attaques par Ransomwares, les directions IT doivent pouvoir garantir la sécurité et la protection des données et des applications des terminaux de l'entreprise. Découvrez comment garantir la protection des données de tous les collaborateurs mobiles grâce à Carbonite Endpoint 360

Tech - Par Sabine Terrey - Publié le 10 novembre 2015