> Tech > Le Power Play d’IBM

Le Power Play d’IBM

Tech - Par iTPro.fr - Publié le 24 juin 2010
email

par Frank G. Soltis - Mis en ligne le 13/07/2005 - Publié en Octobre 2004

Connaissez-vous la différence entre les processeurs POWER et PowerPC ?

En hockey, il y a power play quand une équipe a un ou deux joueurs de plus à  cause des sanctions infligées à  l'adversaire. La possibilité qu'a l'équipe avantagée de marquer est bien supérieure pendant un power play. Peut-être « power play » est aussi un bon moyen de décrire la récente promotion par IBM de son processeur Power. Alors que tant d'autres fournisseurs s'efforcent d'imposer leurs nouvelles technologies processeur sur le marché, IBM démontre qu'elle est encore le premier fournisseur en la matière ...Pendant de nombreuses années, IBM a fabriqué des processeurs de pointe pour ses propres produits. Cette technologie propriétaire n'était partagée avec personne en dehors d'IBM. Cela a commencé à  changer au début des années 90 quand IBM a collaboré avec Motorola et Apple pour créer un nouveau processeur RISC à  un seul chip qu'on appellerait PowerPC. Depuis lors, de plus en plus de produits de multiples fournisseurs ont commencé à  utiliser la technologie Power. Ainsi, en 2002, ce sont plus de 18 millions de processeurs Power qui ont été livrés. Et pas seulement pour des serveurs IBM.
Aujourd'hui, on trouve deux variantes du nom Power : POWER (comme dans POWER4 et POWER5) et PowerPC. Des deux, le nom PowerPC est de loin le plus connu à  cause de l'utilisation généralisée des chips PowerPC dans toutes sortes d'appareils : téléphones cellulaires, PDA, stations de travail et serveurs d'entrée de gamme. Le nom Power, quoi que beaucoup moins connu en dehors d'IBM, est en train de gagner ses galons de meilleure architecture processeur pour des serveurs haut de gamme. Récemment IBM a commencé à  promouvoir POWER comme nom de famille général.
La relation entre POWER et PowerPC est pourtant simple. La définition de l'architecture de base est la même pour les deux. Ils ne diffèrent que par les extensions apportées à  cette architecture pour des processeurs spécifiques. Par exemple, l'architecture POWER est principalement destinée aux serveurs, c'est pourquoi de récentes moutures des processeurs POWER contiennent des extensions favorisant les fonctions serveur, comme le partitionnement logique. En revanche, un processeur PowerPC destiné à  un téléphone cellulaire n'a nul besoin du partitionnement logique, mais il appréciera certaines extensions à  caractère téléphonique.Ils se distinguent aussi par le niveau de disponibilité. La technologie PowerPC est à  l'entière disposition des OEM. Ouverte et extensible, on peut la personnaliser pour les applications les plus diverses. Il s'en suit que différentes implémentations des processeurs PowerPC contiennent souvent différentes extensions selon la destination du processeur. De plus, les processeurs d'architecture PowerPC sont proposés par de multiples sources autres qu'IBM.
IBM l'offre. S'il est vrai que les processeurs POWER étaient, à  l'origine, destinés aux seuls serveurs IBM, cela aussi a commencé à  changer. Dans un futur très proche, on commencera à  voir les tout derniers processeurs POWER dans des produits proposés par d'autres fournisseurs. Ensemble, ces deux architectures processeur couvrent tout l'éventail de l'informatique, des appareils manuels les plus petits jusqu'aux plus puissants superordinateurs du monde.
Les perspectives des processeurs PowerPC et POWER d'IBM vont désormais bien au-delà  de la décennie. Comme il y a encore beaucoup de confusion dans l'esprit de nombreux clients OS/400 à  propos des similitudes et des différences entre ces deux architectures (voir l'encadré « La vérité au sujet de la PlayStation 3 et de l'OS/400 » pour un exemple), il est instructif d'y regarder de plus près. Sans rentrer dans des détails fastidieux, nous allons voir comment ces deux architectures ont été développées et quelle est leur relation réciproque.

Le Power Play d’IBM

Pendant les années 1980, les chercheurs d’IBM ont apporté
aux modèles de processeur RISC une amélioration
qui permettait au hardware du
processeur de lancer l’exécution de multiples
instructions en un seul cycle. Ils baptisèrent
cette amélioration superscalaire.
Le premier processeur RISC superscalaire
apparut dans le RS/6000 en 1990. Pour
identifier cette amélioration superscalaire
d’un processeur RISC, IBM a nommé l’architecture
POWER (Performance Optimization
With Enhanced RISC). L’architecture
POWER a aussi constitué le point de départ de la collaboration
entre Apple, IBM et Motorola en 1991 en vue de développer
un nouveau processeur RISC.
Pour répondre aux besoins des trois sociétés, il fallut modifier
l’architecture POWER. Les premiers processeurs POWER
étaient du type multichip. Il fallait simplifier l’architecture
pour pouvoir construire des modèles monochips à 
faible coût. Pour l’extension future, des extensions multiprocesseurs
furent ajoutées et l’architecture 32 bits fut élargie
pour inclure l’adressage et les opérations sur 64 bits.
L’architecture PowerPC fut le résultat de ces changements.
L’architecture PowerPC ayant été conçue pour des PC et
des stations de travail, IBM lança une importante étude pour
déterminer quelles extensions étaient nécessaires aux serveurs
applicatifs de gestion. Menée sous ma houlette, cette
action aboutit à  la définition de l’architecture processeur
RISC 64 bits apparue pour la première fois dans l’AS/400 en
1995. En interne, nous appelions cette architecture Amazon.
En externe, nous l’appelions PowerPC AS pour indiquer qu’il
s’agissait d’un PowerPC avec des extensions 64 bits pour l’informatique
de gestion.
Une nouvelle génération du processeur PowerPC AS
(connue en interne sous le nom d’Apache) a été introduite
en 1997, destinée à  l’AS/400 et aux modèles serveur du
RS/6000. Dans le RS/6000, le processeur a reçu le nom de
RS64, bien que ce fût exactement le même processeur 64 bits
que celui de l’AS/400. Les moutures ultérieures de cette architecture
processeur dans le RS/6000 ont été appelées RS64-
II, III et IV, même si la plupart des clients les connaissaient
sous leurs noms de code : Northstar, Pulsar et S-Star.
Comme bon nombre des instructions à  virgule flottante
plus complexes provenant de l’architecture POWER
n’étaient pas incluses dans l’architecture PowerPC et
PowerPC AS, IBM a continué à  développer les processeurs
POWER pour des applications techniques. Le processeur POWER2
est apparu en 1993. Il présentait un second pipeline à 
virgule flottante, qui améliorait nettement les performances
des applications techniques.
Dès lors que le système d’exploitation AIX était déplacé
de l’architecture PowerPC pour fonctionner sur un processeur
commun entre l’AS/400 et le RS/6000, il est apparu que
l’architecture POWER devrait aussi devenir compatible
PowerPC. A défaut, il faudrait maintenir deux versions différentes
d’AIX et ce n’était pas très souhaitable. De plus, les
processeurs POWER2 n’étaient pas compatibles avec les multiprocesseurs,
une autre fonction que l’architecture PowerPC
possédait.
Les premiers processeurs POWER3 sont apparus début
1999. Ils étaient entièrement compatibles PowerPC et acceptaient
des configurations multiprocesseurs. A l’instar de PowerPC AS, POWER3 implémentait l’architecture PowerPC
32 et 64 bits complète mais incluait aussi de nombreuses instructions
d’informatique technique absentes de l’architecture
PowerPC.
Le processeur POWER4 est arrivé en 2001 au service des
modèles haut de gamme de l’iSeries et du pSeries. POWER4
combinait toutes les extensions commerciales de PowerPC
AS et toutes les extensions techniques de POWER3. C’était le
premier processeur serveur IBM à  supporter entièrement les
applications commerciales et techniques. Une version plus
puissante, appelée POWER4+, est apparue en 2003 pour
certains modèles du pSeries. Le début de POWER5 marque
la neuvième génération du mode 64 bits pour cette famille
de processeurs serveur.

Téléchargez cette ressource

Guide de réponse aux incidents de cybersécurité

Guide de réponse aux incidents de cybersécurité

Le National Institute of Standards and Technology (NIST) propose un guide complet pour mettre en place un plan de réponse aux incidents de cybersécurité, nous en avons extrait et détaillé les points essentiels dans ce guide. Découvrez les 6 étapes clés d'un plan de réponse efficace aux incidents de cybersécurité.

Tech - Par iTPro.fr - Publié le 24 juin 2010