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Ma quête du Nirvana informatique : Win2K

Tech - Par iTPro.fr - Publié le 24 juin 2010
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par Sean Daily - Mis en ligne le 14/01/2003
En tant que « techno-snob », je néglige souvent les produits ou les technologies dont je pense qu'ils seront rapidement supplantés par des versions plus étoffées et plus pratiques. Mais je n'ai pas toujours raisonné ainsi. Prenons par exemple le cas des PDA ...

Quand les premiers appareils Palm sont arrivés, je me suis empressé d'acheter un PalmPilot d'US Robotics, bourré de connexions pour périphériques et accessoires. La nouvelle technologie était fort séduisante et représentait à  mes yeux l'idéal de l'informatique mobile : un appareil portatif sur lequel je pourrais exécuter mes applications quotidiennes importantes.

Bien que le PalmPilot original ait été un petit appareil sympa et révolutionnaire, j'ai rapidement constaté que c'était davantage un jouet qu'un ordinateur, en tout cas en ce qui concernait mes besoins. L'appareil offrait alors un nombre limité d'applications et il ne se synchronisait pas bien avec Windows NT et les applications Windows les plus courantes. (Un logiciel de synchronisation tierce partie était à  la fois obligatoire et infesté de bogues.) Tout simplement, les possibilités limitées de l'appareil n'étaient pas suffisantes pour me convaincre de l'utiliser pour mon travail de tous les jours.

Ma quête du Nirvana informatique : Win2K

Ensuite, en 1997, j’ai acquis un Compaq Handheld PC (H/PC) à  la
Microsoft Professional Developers
Conference. Ce premier appareil basé
sur Windows CE était agrémenté d’un
clavier miniature et d’un affichage noir
et blanc. Bien que le H/PC ait surpassé
le PalmPilot original en compatibilité et
en synchronisation, il ne fournissait
pas d’équivalents utilisables d’applications
de gestion ordinaires – par
exemple, le contrôle à  distance et un
logiciel de gestion des contacts.

En tant que consultant, il me faut
l’accès permanent à  la base de données
de gestion des contacts et de support
client, ainsi que l’accès distant et
un logiciel de contrôle à  distance pour
supporter mes clients. J’aurais pu bien
sûr acheter des versions d’applications
spécifiques Windows CE comme
pcAnywhere de Symantec et ACT!
d’Interact Commerce, mais ces versions
étaient moins puissantes que
leurs versions Win32 originales. Le petit
écran du H/PC limitait encore plus
l’utilité des applications.

Malgré ces lacunes, la compatibilité
de l’appareil avec Microsoft Outlook
m’a convaincu de commencer à  utiliser
le H/PC régulièrement – au moins jusqu’au
jour maudit où j’ai testé involontairement
si l’écran était incassable.
(Un bon conseil : ne posez jamais le
PDA sur un magazine dans une main
tout en alimentant le parcmètre de l’autre main.)

La plupart des gens auraient immédiatement
remplacé le H/PC cassé par
un autre, mais j’ai attendu. Les appareils
Palm avaient graduellement évolué
d’un simple gadget à  une force de
la nature sur le marché des PDA, tandis
que les appareils basés sur Windows
CE bataillaient pour s’imposer (et aussi
pour trouver des applications).
Toutefois, je savais que mon appareil
portatif idéal serait sous un système
d’exploitation Windows, donc j’ai décidé
d’attendre que les unités Palm se
transforment en appareils plus conviviaux
vis-à -vis de Windows ou que
Windows CE ait gagné en maturité et
devienne un OS plus utile.

Mon attente a duré plusieurs années.
Bien que l’introduction du
Pocket PC ait provoqué une nette augmentation
du nombre d’appareils et de
fabricants de Windows CE, ces appareils
– bien qu’améliorés – n’étaient
pas exactement ce que je recherchais.

Mon idée d’un PDA utilisable
n’était pas un planificateur électronique
glorifié avec 2 Mo de RAM, pas
de clavier ou de disque dur, et des addons
propriétaires coûteux offrant des
fonctionnalités « supplémentaires »
comme un modem ou la possibilité
d’utiliser des cartes add-on
CompactFlash (CF). Je recherchais un
appareil qui soit davantage un « PC ultra portable » qu’un PDA – avec un
I/O, une RAM et un stockage décents,
un écran couleur lisible, un clavier utilisable
et un OS digne de ce nom
(Windows 2000 Professional, par
exemple) me permettant de traiter
mes principales applications. Ces exigences
m’ont éloigné de l’offre PDA actuelle
pour me conduire dans le domaine
des subnotebooks.

Mon premier contact avec les subnotebooks
s’est produit à  l’occasion de
la conférence Windows 2000 Magazine,
pendant laquelle un camarade rédacteur
participant m’a montré son Sony
VAIO C1 PictureBook. J’ai été aussitôt
fasciné par l’impressionnante palette
de fonctions du système : une CPU
Transmeta Crusoe à  600 MHz à  vitesse
variable, 128 Mo de RAM, un disque
dur de 12 Go, des ports USB et
FireWire et une caméra vidéo miniature
intégrée. Pesant 1 kg et avec des
dimensions de 2,54 x 24,89 x 15,24 cm,
ce n’est certainement pas quelque
chose que l’on peut accrocher à  sa
ceinture, mais l’unité présentait un
bon compromis entre la commodité
d’un PDA et la puissance d’un notebook.
La caméra intégrée offrait en
plus la possibilité d’enregistrer des
présentations de conférence et de participer
à  la vidéoconférence sur
Internet. Pour couronner le tout, le
PictureBook supportait Win2K – après
quelques manoeuvres intelligentes.

J’espérais avoir finalement trouvé
l’objet de ma quête et j’ai donc commencé
à  étudier le PictureBook et
d’autres modèles subnotebook. Il m’a
semblé finalement que les fonctions
du PictureBook répondaient le mieux à 
mes besoins. Au moment où j’étais
prêt pour cet achat, Sony avait lancé
une unité plus récente – le C1VPK –
doté d’une CPU Crusoe à  667 MHz plus
rapide et d’un disque dur de 15 Go, et
Win2K préinstallé. En creusant un peu
plus, j’ai appris qu’au Japon, Sony
avait présenté d’autres modèles
PictureBook – le C1VRX et le C1VSX –
avec des améliorations importantes
comme un disque dur de 30 Go et un adaptateur sans fil Bluetooth.

En bon techno-snob, il me fallait
absolument l’un de ces appareils japonais.
Une recherche sur Internet m’a
indiqué comment effectuer un tel
achat. Je pouvais passer par une société
appelée Dynamism.com, un importateur
de matériel informatique japonais
qui convertit l’OS de l’unité en
anglais et qui fournit de la documentation
anglaise, une garantie US, et une
assistance téléphonique. Le prix de
Dynamism.com était de 3 000 dollars.
Les unités des revendeurs importateurs
qui n’offraient pas de conversion
ou de service d’assistance coûtaient
environ 1 000 dollars de moins. J’ai pris
conscience que cet appareil me coûterait
bien plus cher qu’un PDA haut de
gamme. Toutefois, si l’unité pouvait
servir de portable et de PDA, je considérais
que le coût supplémentaire en
valait la peine.

J’ai décidé de tenter moi-même la
conversion de japonais en anglais. J’ai
acheté l’unité chez un importateur
basé aux Etats-Unis et je l’ai eu entre
les mains quelques semaines plus tard.
La conversion du langage a été simple
et directe. Avec l’aide d’utilisateurs offrant offrant
des informations précieuses (par
exemple, des versions anglaises des
drivers Sony Win2K) sur leurs serveurs
Web et FTP, j’ai consacré la plus grande
partie d’une journée à  configurer mon
PictureBook.

J’ai acquis tous les drivers pour supporter entièrement la caméra intégrée
et les unités sans fil Bluetooth.
Bluetooth est particulièrement utile : il
me permet d’utiliser le PictureBook
conjointement à  d’autres appareils
qualifiés Bluetooth. C’est ainsi que je
peux utiliser un téléphone cellulaire
Bluetooth (pendant qu’il est accroché
à  ma ceinture) pour me connecter à 
Internet, ou utiliser des casques
Bluetooth pour écouter le son sur PC.
En plus du stick de souris de style
ThinkPad d’IBM au milieu du clavier,
une molette sur le côté sert à  lancer les
applications et configurer les paramètres
du système.

supporter entièrement la caméra intégrée
et les unités sans fil Bluetooth.
Bluetooth est particulièrement utile : il
me permet d’utiliser le PictureBook
conjointement à  d’autres appareils
qualifiés Bluetooth. C’est ainsi que je
peux utiliser un téléphone cellulaire
Bluetooth (pendant qu’il est accroché
à  ma ceinture) pour me connecter à 
Internet, ou utiliser des casques
Bluetooth pour écouter le son sur PC.
En plus du stick de souris de style
ThinkPad d’IBM au milieu du clavier,
une molette sur le côté sert à  lancer les
applications et configurer les paramètres
du système.

Au moment où j’écris ces lignes sur
mon nouveau système PictureBook
Win2K Pro, je suis heureux de signaler
que j’ai presque atteint ce paradis informatique
rêvé. Comme mon
PictureBook est un système Win2K à 
part entière, je peux exécuter pratiquement toutes les applications. Mieux encore,
l’emplacement PC Card me permet
de connecter mon adaptateur sans
fil 802.11b pour l’accès LAN et
Internet, quand je suis chez moi ou au
bureau. Je peux aussi utiliser le lecteur
de DVD pour installer des applications ou pour regarder des films. (L’affichage
du PictureBook offre de parfaites dimensions
pour regarder des films sur
écran panoramique.) La prise de sortie
VGA me permet d’utiliser le système
pour des présentations de conférence,
ainsi que pour gérer mon agenda, mon e-mail et mes contacts pendant mes
déplacements. Je n’ai besoin que d’un
bon ISP sans fil de troisième génération
(3G) ou 2.5G offrant une connectivité
Internet mobile décente, et j’aurai
atteint alors le nirvana de
l’informatique Win2K mobile.

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