A l'instar du cache disque, le cache journal permet de traiter le travail en cours sans attendre que les entrées du journal soient écrites sur disque. Le cache journal stocke d'abord les entrées en mémoire interne, bien plus rapidement que sur disque, et considère qu'elles ont été écrites dès
Mettre les entrées du journal en cache
qu’elles sont dans le cache. Le système a alors toute latitude pour écrire les entrées de journal sur disque, à sa convenance, sans influencer la performance de la journalisation ou de l’application.
Il y a au moins deux endroits où les entrées de journal peuvent être mises en cache, et un seul type de mise en cache est automatique.
Le cache automatique inhérent au matériel se trouve dans l’I/O Adapter (IOA) qui généralement fournit la connexion entre les lecteurs de disques et le système principal. Chaque bras de disques servi par un IOA dispose d’un cache de jusqu’à100 Mo. A chaque rotation, 128 Ko peuvent être écrits du cache sur disque.
Les IOA incluent généralement une petite alimentation embarquée sous forme de batterie ou de condensateur. C’est généralement suffisant pour finir d’écrire le contenu du cache IOA sur disque en cas de coupure de courant. On réduit ainsi le risque principal inhérent au cache : la perte des données prisonnières du cache au moment de la coupure.
Pour avoir davantage de cache IOA, résistez à la tentation d’attacher autant de disques journaux que possible à chaque IOA. En distribuant des disques journaux entre le maximum d’IOA possibles, vous réduisez le risque de voir le trafic du journal submerger le cache d’écriture de l’IOA.
« On n’imagine pas combien le cache d’écriture IOA peut influencer la performance, » fait remarquer Owen.
Le second type de cache, le cache journal, fait partie de l’IBM i High Availability Journal Performance Option (Option 42), payante, qui inclut aussi le mode standby journal. Comme le montre la figure 1, le cache journal réside en mémoire principale.
Le cache journal donne toute sa mesure avec des jobs batch qui, généralement, inondent le système d’écritures disque et, par conséquent, les entrées de journal. Le cache fourni dans l’Option 42 peut aussi être très utile quand la journalisation est au service de la haute disponibilité (HA). Quand vous mettez en œuvre un produit de réplication logique haute disponibilité, l’utilisation de l’option cache journal CHGJRN JRNCACHE(*YES) sur votre serveur de secours et sur votre serveur de production, est l’un des moyens les plus simples et les plus efficaces d’éviter des problèmes de performance de journalisation, d’après Vriezen. Et il ajoute, « Essayez-le gratuitement en configurant adéquatement le produit de réplication HA ou juste en le spécifiant sur la commande CHGJRN ».
Vous souvenez-vous du principal inconvénient du cache journal ? Du fait que le cache réside en mémoire principale, les entrées de journal qui s’y trouvent au moment de l’incident (coupure de courant ou autre), seront perdues. Compte tenu de la rareté des crash système, ce n’est pas une préoccupation majeure. Pour atténuer cette menace, la V5R3 d’i5/OS a introduit une tache background sweeper (balayeur d’environnement) qui réduit le temps de présence des images journal dans le cache. La V5R4 a même renforcé cette fonction. Pourtant, en cas de défaillance du système, le risque de perte des entrées de journal persiste. Si la nature de vos opérations est telle qu’il est inacceptable de perdre une seule entrée de journal, le cache est déconseillé.
L’autre moitié de l’Option 42, standby cache, vaut surtout quand la journalisation sert à mettre en oeuvre une solution haute disponibilité (HA). Dans ce cas, on a souvent recours à la journalisation à distance pour capturer les changements sur le système de production et les transférer sur une machine de secours. Comme le système secondaire n’est qu’un secours, ou une sauvegarde, les entrées du journal qui s’y trouvent ne sont critiques qu’au moment où une permutation de rôle lui donne la responsabilité de la production.
Le mode standby garde en suspens la plupart des entrées de journal sur le système de secours. Ce faisant, il réduit la charge de journalisation sur le système de secours jusqu’au moment où il passera du mode standby au mode actif.
Bien que l’Option 42 ne soit pas gratuite, on peut l’utiliser en toute confiance. IBM offre une période d’essai gratuite enfin que vous puissiez l’activer, l’essayer, et voir si vous la jugez rentable.
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