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Microsoft Surface : « tout reste à  inventer »

Tech - Par David-Julien Rahmil - Publié le 24 juin 2010
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Dans une petite salle à la lumière tamisée, trône une table Surface avec un logo tournoyant. Nous sommes chez Winwise, éditeur de solutions qui cherche à mettre en valeur son savoir-faire sur ce mobilier écran multitouch.
Cédric Del Nibbio, Manager du pôle Rich Internet & Desktop Applications sert de guide : « c’est une sorte de gros cube vide » indique-t-il pour rire.

Cédric Del Nibbio
Crédit photos : DJR/ITPRO.FR

Derrière les lourds panneaux latéraux se cache un écran 30 pouces, 5 caméras infrarouges, un rétroprojecteur et un ordinateur aux capacités relativement limitées (processeur Intel  Core 2 Duo, 2 giga de ram et une carte vidéo Radéon X 1650).
Les entrailles de la machine
Crédit Photos : DJR/ITPRO.FR
Le principe de fonctionnement est plutôt simple : une fois les doigts posés sur l’écran, les caméras repèrent leurs positionnements mais aussi leurs directions, en fonction de l’ombre qu’ils génèrent. Les caméras peuvent cependant être trompées par une lumière ou une chaleur trop forte et elles supportent mal deux doigts qui se croisent à

Le temps de la présentation, Cédric Del Nibbio  fait défiler les applications: peinture, musique, photos… Les logiciels ne sont pas réellement novateurs mais leur utilisation change complètement de l’habituel combo clavier/souris. Une simple application comme Microsoft Virtual Earth devient plus ludique quand il s’agit de manipuler les cartes et les images satellites avec les doigts. Idem pour la visualisation de photos que l’on peut étirer, faire tourner ou « lancer » à un autre utilisateur.

Test de Virtual Earth
Crédit Photos : DJR/ITPRO.FR



 « Nous ne sommes pas sur des éléments multitouch standard mais sur du multitouch intuitif », explique Cédric Del Nibbio. « Nous exploitons donc des NUI ou Natural User Interface ». Ce nouveau type d’applications s’oppose aux GUI ou Graphique User Interface comme un bureau Windows par exemple. « Quand nous concevons une NUI, notre but n’est pas de mettre des icônes mais de faire en sorte que l’utilisateur comprenne immédiatement  et sans apprentissage les commandes. Pour supprimer un fichier sous Windows, je dois le mettre à la corbeille. Sous une NUI, il me suffit de prendre le fichier et de le « jeter » pour qu’il soit effacé. »

Une reconnaissance de l’orientation des objets via un tag
Crédit Photos : DJR/ITPRO.FR



Toute la difficulté du développement réside dans la conception de ce type d’applications. Il s’agit de permettre à l’utilisateur final de manipuler un objet plutôt que de manipuler une représentation de cet objet. « Les piliers des NUI sont les concepts de l’utilisateur ‘super héros’ et de l’interaction», poursuit Cédric Del Nibbio. « Nous permettons aux utilisateurs de faire sur la table ce qu’ils ne peuvent pas faire dans la réalité mais aussi de partager leurs actions avec les autres. Le but est d’être le plus collaboratif possible. » A ce titre, si les NUI sont créées sur simulateurs, elles doivent obligatoirement être testées sur la table Surface afin que les développeurs puissent visualiser directement la notion d’interactivité. « Il ne faut pas penser comme sur un ordinateur classique », poursuit Cédric Del Nibbio « Le but est de bouger autour de la machine et de faire participer plusieurs personnes. »  Enfin, un gros travail doit être fourni sur le design de l’application afin de la rendre la plus attractive et la plus intuitive possible. « On ne développe pas les mêmes choses pour une école ou pour un hôpital. On va s’adapter au contexte et on va faire un design qui sert à la fois la performance graphique et la facilité d’utilisation.

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