De nombreuses entreprises utilisent SAP et doivent désormais migrer vers la nouvelle solution ERP SAP S/4HANA. Une migration qui n’est pas sans défi ni risque. Le temps est compté, comme les coûts associés.
Migration SAP S/4HANA : des défis et une intégration à réussir d’urgence !
Cheick Sylla, Responsable solutions chez Boomi partage son expertise sur le sujet.
Fin 2022, SAP a conduit une enquête auprès de 250 membres de l’USF (l’association des utilisateurs francophones de SAP). Seuls 7% des clients ont terminé leur migration. 20% ont engagé le processus. En 2023, entre 30 et 40% de la base installée de SAP en France a commencé sa migration. C’est peu et risqué ! Voici pourquoi :
Pour expliquer cette lenteur, les utilisateurs de SAP évoquent les coûts, la complexité, les perturbations potentielles sur les enjeux business et les métiers qui sont associés à cette migration. Cette migration est un cap important à franchir. Elle suppose beaucoup de temps, d’investissement en ressources (humaines et financières). Elle sème aussi le doute car comme dit l’expression, “on sait ce que l’on perd, pas ce que l’on gagne”. Pour ne pas s’empêcher de se moderniser, pour composer avec les systèmes existants ou qu’ils soient et les faire fonctionner de concert avec les solutions nouvelle génération comme SAP S/4HANA, l’intégration devient dès lors un enjeu vital et une compétence cruciale. Il faut intégrer vite et bien pour réussir cette migration
SAP S/4HANA pose de nombreux défis aux équipes métiers, à la direction générale et DSI. C’est une migration complexe qui impacte tout l’écosystème de l’entreprise. Au-delà des coûts, du temps et des moyens humains nécessaires à la réussite de ce projet de transformation, le passage à SAP S/4HANA fera assurément ressortir la question de la dette technique des systèmes existants. Celle de la compatibilité des données ou bien encore celle de la continuité d’activité. Quid également des efforts de développement, de la formation, et des compétences en interne, des freins au changement organisationnels ou humains ? Tous ces éléments vont également venir s’ajouter à la feuille de route de cette migration.
Ce puzzle de challenges peut paraître insurmontable. Et pourtant, un élément clé va permettre à chacune de ces pièces de s’imbriquer parfaitement pour permettre à l’entreprise de réduire les risques inhérents à cette migration et de tirer profit de ses investissements SAP: l’intégration.
Le bon choix du modèle opérationnel pour SAP S/4HANA
Tout d’abord, il est important de trouver le bon modèle opérationnel pour S/4HANA. En principe, le nouveau système peut être exploité aussi bien « sur site » que dans une infrastructure basée sur le cloud. Dans ce dernier cas, il existe deux options, à savoir le fonctionnement dans un cloud public ou privé. Dans ce cas, la solution de cloud public est exploitée par SAP lui-même ou par l’un des hyperscalers cloud bien connus. Le modèle opérationnel souhaité doit être en adéquation avec la stratégie et les objectifs de l’entreprise. La taille et la complexité de l’entreprise jouent évidemment un rôle important dans la sélection. Opérer dans son propre centre de données ne convient généralement qu’aux grandes entreprises ayant des exigences spécifiques.
Il s’agit par exemple d’entreprises actives dans des secteurs d’infrastructures critiques tels que la finance et l’assurance, les télécommunications et l’approvisionnement en énergie. Ils ont des exigences de conformité spécifiques qui doivent être prises en compte lors de la prise de décision. Les solutions basées sur le cloud, en revanche, sont idéales pour les petites et moyennes entreprises disposant de ressources informatiques limitées. Ici, la migration vers S/4HANA peut simplifier les opérations informatiques, alléger la charge des équipes internes et, à terme, réduire les coûts.

Extraction de données avec des solutions tierces
Le modèle opérationnel ne fait pas tout, une solution d’échange de données entre parties prenantes de l’écosystème de l’entreprise (ex: partenaires commerciaux) est également importante. Il existe ici des solutions natives SAP telles que le Tool Process Integration (SAP PI) pour l’échange de données entre les applications SAP et non SAP. Le recours à l’iPaaS et aux connecteurs SAP intégrés peut permettre aux utilisateurs de migrer les données puis d’assurer les échanges de données entre SAP et l’écosystème de solutions tierces facilement et rapidement sur une plateforme uniforme et ainsi accélérer les processus décisionnels critiques pour l’entreprise. L’effort de développement est considérablement réduit à travers le support natif de divers formats de données, une bibliothèque de connecteurs constamment maintenue à jour, et des fonctionnalités avancées de manipulation de données.
Pour assurer la réussite de cette migration SAP, les entreprises doivent se tourner vers des plateformes d’intégration low code qui leur permettent de transformer et de connecter des données et des systèmes depuis et vers l’écosystème SAP. L’entreprise va également réduire ses coûts de développement et de maintenance en s’appuyant sur des petites équipes multi-compétences. Elle réduira également ses investissements en infrastructures car moins gourmandes en ressources comparés à d’anciennes générations de middleware . En effet, l’écosystème SAP contient de multiples applications et connexions de points de données. Pour réussir à les intégrer, à les gérer et les maintenir, cela demande du temps et des moyens. L’iPaaS offre l’opportunité de déplacer les données entre les applications en toute transparence, d’où une baisse des coûts et un gain de temps.
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