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Pour que Domino ne devienne pas le prochain OS/2

Tech - Par iTPro.fr - Publié le 24 juin 2010
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Attention à  la complexité de Domino: pour qu'il devienne le cheval de bataille de l'AS/400, il lui faut un plan marketing efficace. L'acquisition de Lotus par IBM il y a quelques années a suscité de multiples interrogations: comment les produits Lotus s'harmoniseraient-ils avec l'offre IBM existante? Quelles solutions une société à  forte culture PC pourrait-elle offrir à  la force de frappe supérieure d'IBM? L'osmose entre les deux cultures serait-elle possible?

S'il est trop tôt pour avoir des réponses définitives à  ces questions, on a au moins des réponses partielles face au produit Domino pour AS/400 des partenaires. Avec Domino pour AS/400, IBM et Lotus ont peut-être lancé l'application phare dont l'AS/400 manquait cruellement pour faire son trou dans les infrastructures des entreprises modernes. Domino pour AS/400 offre une solution de groupware et de messagerie évolutive, dotée d'une solide intégration données et utilisateur OS/400. Et les multiples facettes de Domino lui permettent de bien se comporter dans divers rôles: solution de workflow, serveur Web et environnement de développement d'applications.

Du faitde sa puissance, Domino est difficile à  comprendre et à  apprécier

Domino pour AS/400 offre une large palette d’options et de possibilités, qui méritent
une analyse sérieuse de la part tant des plus modestes PME que des grosses multinationales.
Mais c’est peut-être précisément à  cause de cette puissance que Domino est difficile
à  comprendre et à  apprécier. A l’évidence, Domino ne souffre pas d’un manque de
fonctionnalités, mais plutôt d’un excès de possibilités. Après une démonstration
de Domino, on se dit: avons-nous vraiment besoin de tout cela? Ou, « C’est trop
beau pour être vrai », ou encore « Nous croulons sous une avalanche de sigles et
d’acronymes informatiques ».

De plus, avant que les clients n’achètent le produit, ils doivent en accepter
le concept, ce qui complique encore davantage la vente.

Ainsi, parmi les choses que Domino fait vraiment bien, on trouve un procédé moderne
de diffusion de données de gestion AS/400. Ce modèle de présentation de données
remplace une multitude de « rapports à  l’ancienne ». Par conséquent, avant d’être
convaincu que Domino remplace avantageusement le reporting classique, une entreprise
doit d’abord accepter l’idée qu’elle pourrait souhaiter autre chose que ce genre
de reporting.

Un autre obstacle à  l’adoption de Domino est l’unanimité et le succès rencontrés
à  l’heure actuelle par la composante messagerie de Windows NT Server de Microsoft:
Exchange. Bien qu’Exchange soit fonctionnellement inférieur à  Domino (ce dernier
offre bien plus de possibilités en matière de workflow et de développement d’applications),
Exchange fait souvent parfaitement l’affaire. Et il est moins coûteux car généralement
acquis en même temps que BackOffice.

Et Domino de se retrouver dans une position inconfortable: difficile à  expliquer,
plus cher que ses concurrents et souvent assimilé à  un couteau suisse alors qu’un
coupe-papier suffirait. Mais, IBM clame haut et fort que si l’on compare rationnellement
Domino à  ses concurrents (particulièrement Exchange), sa supériorité éclate.

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