En substance, les solutions d’archivage diffèrent des solutions règlementairement conformes par les aspects suivants :
• L’archivage est souvent déclenché par l’utilisateur, lequel décide arbitrairement d’archiver un objet, c’est-à-dire de le transférer de sa boîte à lettres Exchange vers un stockage d’archive.
• L’archivage arbitraire est
Tout sur l’archivage
souvent complété par le transfert du contenu expiré vers des stockages d’archive.
• Les solutions d’archivage ne garantissent généralement pas que tous les messages qui sont créés ou envoyés dans un système, ou qui passent par un point d’entrée ou de sortie, seront écrits dans un stockage d’archive.
Vous savez peut-être qu’Outlook offre une forme rudimentaire d’archivage permettant à l’utilisateur de configurer Outlook pour transférer des messages d’une certaine ancienneté, vers un fichier PST. Cependant, cette méthode se contente de déplacer des données plutôt que de les délivrer à des stockages d’archive dédiés et protégés. Par conséquent, l’archivage Outlook n’est pas un prétendant sérieux. Des solutions plus élaborées, comme KVS Enterprise Vault de VERITAS Software, peuvent fournir un archivage déclenché par l’utilisateur et régulé stratégiquement, vers un emplacement de données de deuxième niveau (ou supérieur). De telles solutions sont efficaces parce qu’elles peuvent conserver une souche du message dans la boîte à lettres Exchange de l’utilisateur, tout en déplaçant les pièces jointes ou le contenu du message dans le stockage d’archivage. Si un utilisateur veut consulter le contenu archivé, il le peut souvent en cliquant simplement sur la souche du message et le contenu archivé est aussitôt extrait. On voit donc que la consommation du stockage Exchange est optimisée tandis que le gros du contenu est transféré vers un système mieux adapté au stockage de masse.
Ce genre de solution d’archivage est souvent intégré à la fonction Journaling d’Exchange pour intercepter et piéger tous les messages circulant dans un environnement Exchange. Mais quand de gros volumes de trafic sont prévus ou quand l’aspect conformité réglementaire domine, même les systèmes d’archivage qui s’intègrent au Journaling Exchange (qui risque fort de ne pas fournir un environnement non réécrivable, non effaçable que la plupart des réglementations stipulent) doivent s’intégrer à des technologies plus élaborées, voire leur céder le pas.
Comme exemples de cette forme de technologie, on retiendra EMC Centera ainsi que RISS (Reference Information Storage System) de HP. Ces genres de solutions permettent de stocker un contenu statique, dans un format non modifiable, sur disque. Ils utilisent généralement des technologies de type RAID pour garantir l’intégrité des données et l’authentification du contenu par le biais de signatures numériques et de l’horodatage. En général, ces solutions mettent en oeuvre des systèmes HSM (Hierarchical Storage Management), en plus de l’indexation et de l’extraction de contenu. Dans le cas de conformité réglementaire, la fonctionnalité HSM est importante en raison de l’énorme volume de courriel qui peut s’accumuler, particulièrement dans de grands comptes. L’utilisateur moyen envoie 20 courriels par jour d’une moyenne de 25 Ko par message. Pour 10 000 utilisateurs, cela donne quelque 200 000 messages par jour – soit 4,7 Go de contenu par jour, ou 1,7 To par an ! Et, s’il faut aussi archiver les messages entrants, les besoins de stockage croissent en conséquence. Bien entendu, il ne s’agit là que de chiffres moyens, mais je connais une entreprise dont les 9 400 utilisateurs reçoivent entre 120 Go et 150 Go de courriel par mois.
Beaucoup d’organisations préfèrent appliquer une solution d’archivage comme première étape, quand elles migrent d’une version ou organisation Exchange à une autre. Cette technique réduit bien sûr la quantité de données à faire migrer et peut accélérer la migration.
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