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Traduction des logiciels : vers une meilleure compréhension

Tech - Par iTPro.fr - Publié le 24 juin 2010
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par John Ghrist
Quel est l'un des plus grands obstacles aux ventes de logiciels américains sur les marchés internationaux ? La langue, bien sûr. Bien que reconnu comme une langue internationale, l'anglais n'est en fait pas aussi universel que cela. Sur les marchés extérieurs aux pays anglo-saxons, les logiciels ne proposant que des interfaces en anglais ont un net handicap, même s'ils s'agit d'applications plus performantes, tout simplement parce que la plupart des utilisateurs demandent une interface leur permettant de travailler dans leur propre langue.
Pour un éditeur anglo-saxon, la solution logique est donc de fournir une version des produits les plus stratégiques dans les différentes langues. Mais trouver les personnes compétentes pour traduire des supports techniques comme des interfaces utilisateurs, des fichiers d'aide et de la documentation relève de la mission impossible. Faut-il s'allouer les services de traducteurs en interne ? Faut-il avoir recours à  des services de traduction ? Ou encore utiliser un logiciel de traduction ? Et une fois le choix effectué, comment mesurer l'impact et la qualité du travail, des outils et des services de la solution retenue ?
Mapics, Inc. (et les sociétés l'ayant historiquement précédée) est venue à  bout de ce problème, en diffusant avec succès à  l'étranger une solution de gestion industrielle réputée sur AS/400.

Le produit a d'abord été traduit dans quelques-unes des langues européennes vers le milieu des années 80

Traduction des logiciels :  vers une meilleure compréhension

Manufacturing Accounting Production Information Control System (MAPICS) était
à  l’origine un produit IBM et un ensemble de logiciels industriels connus destinés
aux systèmes midrange d’IBM. Le produit a été écrit en 1978 et a d’abord été traduit
dans quelques-unes des langues européennes vers le milieu des années 80. Au départ,
les traducteurs travaillaient directement sur les fichiers source, sans tirer
profit d’outils de traduction. C’était là  une procédure lente et hautement manuelle,
qui ne pouvait avoir que la justesse et l’efficacité de la personne directement
en charge du travail.

En 1990, la version anglaise de Mapics a été traduite en 15 langues, pour la plupart
européennes, mais aussi en coréen, en japonais et en chinois. A quelques exceptions
près, les traductions ont été prises en charge par la structure IBM spécialisée
dans les traductions. Cette structure a traduit les interfaces utilisateurs et
les fichiers d’aide à  un coût acceptable, n’affectant pas le développement du
produit.

En 1993, Marcam Corporation a racheté les droits sur Mapics à  IBM. Ne disposant
pas de ressources de traduction en interne, Marcam a du sous traiter la traduction
à  ELS, l’entité d’IBM permettant la traduction dans les langues européennes. ELS
s’est alors occupée des transactions auprès des services de traduction de chacun
des pays concernés, et a coopéré à  la plupart des fichiers et des données. Mais,
en 1996, IBM s’est débarrassée de l’entité ELS, Marcam a alors du trouver un nouvel
interlocuteur pour satisfaire ses utilisateurs étrangers.

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