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Windows 2000 et les montées en charge

Tech - Par iTPro.fr - Publié le 24 juin 2010
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Comment un OS peut-il évoluer du PC de bureau aux clusters SMP supportant des millions de téraoctets de stockage en ligne et des centaines de gigaoctets de RAM ? La réponse de Microsoft consiste à  offrir plusieurs versions de Windows 2000 correspondant aux différents besoins. Windows NT Server 4.0 et les versions antérieures offraient une certaine évolutivité, en proposant une gamme depuis le NT Server 4.0 de base ou, jusqu'au cluster de systèmes, avec NT Server Enterprise Edition (NTS/E). Ces produits sont identiques à  la base, mais ont été aménagés pour des architectures différentes.

Afin de pousser plus loin encore ce concept d'évolutivité, Microsoft offre plusieurs versions de Windows 2000 spécifiquement conçues pour différentes niches du marché. Par exemple Windows 2000 Professional (Windows 2000 Pro) est destiné aux PC de bureau, Windows 2000 Server aux départements et aux groupes de travail, Windows 2000 Advanced Server (Windows 2000 AS) aux entreprises nécessitant la haute disponibilité et Windows 2000 Datacenter (Datacenter) aux entreprises ayant les environnements les plus exigeants.

Pour pouvoir offrir autant de versions de Windows 2000, Microsoft a dû améliorer l'évolutivité de NT dans quatre domaines clés : mémoire, sous-systèmes de stockage, SMP et services d'annuaire. Cet article aborde chacun de ces domaines par rapport aux versions et aux fonctions de Windows 2000. Il explique également les bénéfices découlant des fonctions d'évolutivité de Windows 2000.

Microsoft a amélioré l'évolutivité de NT dans quatre domaines clés : mémoire, sous-systèmes de stockage, SMP et services d'annuaire.

Windows 2000 et les montées en charge

Il y a peu, 4 Go représentaient un stockage très important pour un disque dur.
Mais dans l’informatique d’entreprise et les Data Centers, 4 Go de RAM adressable
ne suffisent pas à  certaines applications. La principale cause de limitation de
la RAM, sous NT 4.0 et les version précédentes, tenait au processeur.Dans l’univers
des processeurs 32 bits, chaque octet de la mémoire se distingue par une adresse
unique de 32 bits.
Chacun des bits de l’adresse pouvant être 1 ou 0, la CPU peut traiter jusqu’à 
232 (c’est-à -dire 4 294 967 296) octets de RAM ou 4 Go. Pour nombres d’applications,
4 Go de RAM représentent une mémoire suffisante pour le serveur.

Mais les applications temps réel plus importantes (par exemple les applications
OLTP et d’e-commerce) exigent un temps de réponse plus court et l’un des moyens
d’améliorer considérablement le temps de réponse consiste à  conserver les données
dans la RAM. Une RAM de 4 Go pourrait donc ne pas suffire pour ces applications.

Pour remédier à  cette limite de 4 Go, les processeurs Intel Pentium II Xeon utilisent
la nouvelle fonction PAE (Physical Address Extension) qui permet au processeur
d’utiliser 36 bits pour adresser la mémoire physique. (Les processeurs Compaq
Alpha obtiennent la même amélioration avec une autre technologie). Le résultat
est évident : grâce à  ce changement subtil, avec 36 bits un processeur peut adresser
jusqu’à  256 octets, ou 64 Go, de RAM, soit 16 fois plus que la limite des 32 bits.

Bien que l’adressage 36 bits représente techniquement un changement de technologie
des processeurs, un OS doit le supporter pour tirer profit de cette capacité.
Microsoft a créé le support de l’adressage 36 bits dans le kernel de Windows 2000,
mais a déclaré que seules certaines versions de Windows 2000, probablement Windows
2000 AS et Datacenter, le supporteront.

Au moment de la mise sous presse, seules ces deux versions de Windows 2000 supportent
l’adressage 36 bits.Pour la compatibilité des applications, les développeurs n’auront
pas à  changer le code existant pour tirer profit de la PAE. Comme Windows 2000
supporte celle-ci au niveau du kernel, les applications existantes peuvent reconnaître
toute la mémoire disponible, y compris au-delà  de 4 Go, sans la moindre mise à 
jour. Microsoft a également implémenté un nouveau jeu d’API, AWE (Address Windowing
Extensions), qui permettent aux développeurs de mettre en oeuvre un niveau de contrôle
avancé pour un espace mémoire supplémentaire

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