Un large éventail d’outils est disponible pour diagnostiquer les problèmes de mémoire. Mon préféré est un outil gratuit intitulé Memtest86+ (memtest.org).
Le diagnostic des problèmes de mémoire
Son intérêt est qu’il s’exécute à partir d’un CD d’amorçage, ce qui lui permet de tester des zones de mémoire généralement utilisées par le système d’exploitation Windows.
Mais le fait d’avoir un bon outil ne constitue que la première étape. Il vous reste à comprendre comment l’employer pour diagnostiquer les problèmes de mémoire.
La meilleure option pour tester la mémoire d’un serveur consiste à arrêter le serveur hôte complet et à le démarrer à partir du disque d’amorçage Memtest86+. Toutefois, cette méthode présente un certain nombre de problèmes. Pour les néophytes, il faut pratiquement une pléthore d’autorisations pour arrêter un serveur hôte et toutes ses VM. Le problème est moindre si le serveur hôte fait partie d’un cluster de niveau hyperviseur.
Autre problème du test d’un serveur physique complet, les machines utilisées pour les hôtes de virtualisation disposent généralement d’énormes quantités de mémoire, parfois de l’ordre de plusieurs centaines de giga-octets. Il faut donc beaucoup de temps pour tester autant de mémoire.
Mon conseil pour ce type de diagnostic consiste à essayer de confiner les problèmes à une VM spécifique en désactivant la fonction d’allocation dynamique de la mémoire. Dès que la VM incriminée est identifiée, vous pouvez essayer d’exécuter un utilitaire de diagnostic de la mémoire (par ex., Memtest86+) au sein de la VM.
Il suffit de démarrer la VM à partir du disque d’amorçage Memtest86+. A condition que la VM utilise la mémoire défectueuse, l’utilitaire devrait confirmer l’existence d’un problème sans qu’il soit nécessaire de tester la mémoire physique de tout le serveur. Mieux encore, d’autres VM peuvent continuer de fonctionner pendant le test.
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