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Echanges avec le reste du monde

Tech - Par iTPro - Publié le 24 juin 2010
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Entre UNIX, pas de problèmes apparents. Comme nous l'avons vu plus haut, pour peu que vous ayez compilé votre noyau avec le support du système de fichier que vous voulez lire, les choses se passent sans problèmes.
Linux intègre les standards IEEE POSIX.1, BSD et System V, assurant ainsi une

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compatibilité directe avec la quasi-totalité de l’univers UNIX respectueux de
ces normes. Cette compatibilité est au niveau du source, bien sur ! Un binaire
compilé sur un AIX n’a aucune chance de fonctionner sur Linux. En revanche on
peut le recompiler sur une plate-forme Linux, et là  le faire marcher.

Linux supporte aussi la lecture et l’écriture sur les système de fichiers
Microsoft, mais là  aucune sorte de compatibilité directe n’est possible

Linux supporte aussi la lecture et l’écriture sur les système de fichiers Microsoft.
Mais là  aucune sorte de compatibilité directe n’est possible. Si l’on veut exécuter
un programme destiné à  Windows sur Linux il faut utiliser un émulateur qui le
permettent. On peut citer Wine et Vmware. Le premier exécute le programme dans
l’environnement x-window, là  ou le second démarre une machine virtuelle dans laquelle
on peut installer puis booter windows. On ne peut donc pas à  proprement parler
de comptabilité, mais on peut dire que des passerelles existent.

A ce propos, convient ici de mentionner samba, un programme qui permet la gestion
d’un réseau Microsoft à  partir d’un serveur Linux ou simplement l’intégration
d’un poste Linux dans un réseau Microsoft, afin qu’il puisse partager les ressources
communes du réseau.

Vous voilà  désormais en mesure de comprendre ce qu’est une distribution de Linux
tel que Debian , storm Linux, corel, Linux, Mandrake, slackware, redhat… et
bien d’autres. Une distribution de Linux est en fait un ensemble comprenant une
version du noyau auquel sont ajoutées des applications préconfigurées. Il est
dès lors facile de s’apercevoir que du point de vue technique, rien ne ressemble
plus à  un Linux qu’un autre Linux.
L’un des terrains de divergences est l’installation du système.
En effet la bataille se livre ici pour certaines distributions qui souhaitent
pouvoir s’installer facilement en 10 min. Les autres privilégient la précision
et le contrôle total de l’installation par l’utilisateur (vous vous souvenez des
taquineries entre emacs et VI ?). Parfois l’arborescence diffère un peu d’une
distribution à  l’autre, les fichiers de configuration ne portent pas le même nom
ou ne sont pas à  la même place, mais dans le fond, c’est la même chose.
Une autre différence est l’installati
on de nouvelles applications. Certaines distributions restent « vielle école » en
permettant uniquement l’installation des nouvelles applications selon la procédure
expliquée plus haut. C’est à  dire en récupérant le source et en le compilant.
D’autres distributions proposent des systèmes de packages. Un package est une
archive d’un format particulier faite soit par les éditeurs de la distributions
soit par les créateurs de l’application.
Les packages installent une application en une commande dans une configuration
le plus souvent par défaut. Il suffit ensuite d’éditer la configuration par défaut.
Les deux grands systèmes de packages sont les rpm (Redhat Package manager) et
les deb (Pour Debian). Concernant les rpm il suffit de télécharger le bon package
et de taper « rpm -i « , pour debian on peut soit procéder de la
même manière (mais en tapant «  »dpkg -i ) soit utiliser l’utilitaire
debian apt-get qui une fois configuré (voulez-vous les versions stables des applications
ou les dernières versions en développement, vouez-vous uniquement de l’Open source
ou aussi des binaires gratuits, quels sont vos sites de téléchargement préférés…)
va lui-même chercher le package adapté, le télécharger, et l’installer selon vos
critères de configuration.

Enfin, Linux est à  l’origine un noyau programmé pour les plates-formes PC x86,
mais il existe aujourd’hui de nombreux portages du noyau sur d’autres architectures
(sparc, PowerPC,Alpha par ex.). Encore un élément qui pourra peser dans la balance
lors du choix de la distribution, en fonction des architectures sur lesquelles
elle est portée.

Linux est à  l’origine un noyau pour plates-formes PC x86, mais il existe
aujourd’hui de nombreux portages du noyau sur d’autres architectures

Une fois votre choix fait et votre installation réussie, vous n’aurez plus qu’à 
vous plonger dans la documentation de Linux qui se trouve sur votre machine (a
priori). En effet, Linux est entièrement auto documenté et ce de différentes manières.
Il y a les manpages et les pages d’info qui traitent d’une commande ou d’un programme
(On les invoque en tapant  » man  » ou  » info « ). Il y a également
les HOWTO qui, portant bien leur nom. Ils traitent d’un sujet et non d’une commande.
Vous les trouverez quelque part vers /usr/doc/HOWTO/index.htm.

Enfin, je vous conseille d’aller faire un tour sur le site du Linux Documentation
Project (un des miroir français) : http://Linuxfr.org/ldp) qui est une mine d’or
en terme de documentation.
Si la lecture de cet article vous a incité à  essayer Linux je vous conseille la
démarche qui suit. D’abord, choisissez une distribution. Attention, Pour ce faire
ne demandez surtout pas l’avis de vos amis, sous peine de déclencher involontairement
de violentes guerres fratricides. Procurez-vous cette distribution sous n’importe
qu’elle forme (Kit de cdrom, copie de cdrom, ftp, disque dur …). Installez là 
(n’oubliez pas que de la documentation reste à  votre disposition sur les sites
précités).
Cette mise en place ayant été réalisée deux axes restent à  considérer : les composants
inutiles et la sécurité. L’installation de Linux met trop de choses à  disposition.
Enlevez ce qui ne sert pas afin d’optimiser le fonctionnement selon la mission
du serveur. Par défaut Linux n’est pas sécurisé, il faut une action de configuration
pour qu’il le devienne.

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