Créée en mars 2001, cette filiale de la Caisse des Dépôts et Tiers de Confiance Archiveur, est la première société française d’archivage à valeur probante des données numériques, avec deux sites en région parisienne (actif) et un site à Bordeaux (backup). Entretien avec Charles du Boullay, président de CDC Arkhinéo.
Embarquez au cœur de l’archivage des données numériques
Pour faire face à ce métier très réglementé et normé, l’entreprise ne dépend pas de prestataires externes mais s’appuie sur sa propre technologie, ce qui renforce son engagement et son action vis-à-vis de ses clients (différents secteurs d’activité publics et privés sont représentés : banque, assurance, distribution, électronique, audiovisuel, aéronautique, automobile …).
Les « électrochocs démat » !
Jusqu’en 2006, la vague de la dématérialisation prend petit à petit son envol. Cependant, Charles du Boullay met en exergue deux évènements qui ont servi de déclic à la dématérialisation en France. En 2007, Carrefour prend la décision de voir 70% de ses échanges avec les fournisseurs réalisés sous forme numérique, en 2 ans. Puis l’arrivée des smartphones et tablettes vient enfoncer le clou et accélère le développement de la mobilité. Côté chiffres pour CDC Arkhinéo, c’est 25 millions d’archives en 2008, 1 milliard en 2016, et 2 600 000 en 2019.
En tant que Tiers de Confiance Archiveur, le métier de l’entreprise est la conservation des données, « aussi, nous nous engageons sur l’intégrité de la donnée, la durée de la conservation et la disponibilité de la donnée en ligne jusqu’à sa restitution en fin de contrat ».
« En France, premiers à nous positionner sur ce marché, nous gérons directement avec les Prestataires de services de confiance (opérateurs de dématérialisation de factures, de bulletins de salaires, de process de notes de frais, de contractualisation en ligne…). 85% de notre activité passe au travers de ces prestataires, ce qui nous permet de toucher un panel plus large de clientèle et d’avoir cette position de leader » complète Charles du Boullay.

Archivage & Transformation numérique
Deux manières de percevoir la transformation numérique selon le président de CDC Arkhinéo. Un flux papier peut être substitué par un process numérique (bulletins de salaire par exemple), « on part d’un existant qu’on transforme ». Mais il est possible de créer quelque chose inexistant auparavant (objets connectés & flux numériques), « on part d’un usage nouveau ».
L’archivage se retrouve ainsi en bout de chaîne, « longtemps, l’archivage n’a tout simplement pas été la préoccupation des entreprises jusqu’à l’arrivée des premiers litiges avec la restitution des archives numériques … ». Cette prise de conscience de la conformité et du respect de la réglementation a pris le pas, « de notre côté, nous nous sommes toujours attachés à permettre à nos clients en même temps qu’ils consultent leurs archives de leur fournir les éléments de preuve pour faire valoir leurs droits ».
Au fur et à mesure que les volumes ont augmenté, les entreprises ont voulu savoir si elles étaient conformes à la législation et aujourd’hui, elles se préoccupent réellement de l’archivage, dès le début de leur transformation numérique, « car c’est une obligation de restituer ses données de manière intègre et durable ».
Téléchargez cette ressource
Mac en entreprise : le levier d’un poste de travail moderne
Ce livre blanc répond aux 9 questions clés des entreprises sur l’intégration du Mac : sécurité, compatibilité, gestion, productivité, coûts, attractivité talents, RSE et IA, et l’accompagnement sur mesure proposé par inmac wstore.
Les articles les plus consultés
Les plus consultés sur iTPro.fr
- L’analytique prédictive au service de la décarbonation en France
- Ofelia, ex-Bonitasoft, lance une solution d’orchestration IA agentique
- Le bruit au travail et ses effets sur la concentration dans les bureaux modernes
- Cyberattaques assistées par IA : Pourquoi le modèle Mythos d’Anthropic représente une menace sérieuse pour la cybersécurité
Articles les + lus
IA générative en Europe : une adoption massive, mais une gouvernance toujours en retard
Golden records : le socle oublié des projets IA
Avec les Smart Data, les entreprises mènent la danse de l’observabilité moderne
ADI, l’infrastructure de données de Scality pensée pour l’ère de l’IA et de la souveraineté
Faire évoluer la souveraineté des données du statut d’ambition politique à son application opérationnelle
À la une de la chaîne Data
- IA générative en Europe : une adoption massive, mais une gouvernance toujours en retard
- Golden records : le socle oublié des projets IA
- Avec les Smart Data, les entreprises mènent la danse de l’observabilité moderne
- ADI, l’infrastructure de données de Scality pensée pour l’ère de l’IA et de la souveraineté
- Faire évoluer la souveraineté des données du statut d’ambition politique à son application opérationnelle
