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Êtes-vous « Euro-sensible »

Tech - Par iTPro - Publié le 24 juin 2010
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A chiffre d'affaires, taille, implantation, effectifs et bien d'autres critères encore identiques, les implications de l'Euro pour une entreprise de l'hôtellerie ne seront pas les mêmes que pour une entreprise de décolletage industriel, par exemple. Ici, c'est la critère "activité" qui revêt beaucoup d'importance, là  ce sera le pourcentage des

Êtes-vous « Euro-sensible »

ventes à  l’export ou la proximité de la frontière.

Et vous ? Quelle est « l’Euro-sensibilité » de votre entreprise ? Un bon moyen de
le savoir est d’utiliser le système expert « d’Euro Diagnostic » entièrement gratuit
mis au point par Annie-Claire Poisson, dans le cadre du partenariat sur l’Euro
de IBM, le CSOEC et la BNP, et accessible à  tous sur le site des « Trophées de
l’Euro » (www.tropheesdeleuro.org). Grâce à  une analyse détaillée des caractéristiques
de votre entreprise, vous pourrez vous rendre compte des implications de l’implémentation
de l’Euro dans votre cas particulier.

Une autre des caractéristiques de la société Calvet, dont nous rapportons le témoignage
dans notre encadré « Le cas Calvet », est la prise de conscience extrêmement précoce
du problème qu’a opérée cette entreprise. On voit que dès 1998, un rapport interne
a été établi. Puis, la Direction s’est impliquée, et a impliqué les unités opérationnelles.

Enfin, on a nommé un « Monsieur Euro », et on lui a défini des objectifs clairs
et précis. « Evitons de nommer au poste de « Monsieur Euro » des personnes dont on
ne saurait de toutes façons pas quoi faire ailleurs, sans leur assigner d’objectif
précis, comme je peux hélas trop souvent le constater sur le terrain », commente
Annie-Claire Poisson. « Cela signe le manque flagrant d’implication de la Direction
dans un projet qui la concerne pourtant au premier chef ».
Si la loi est très précise sur de nombreux points, comme les principes de la triangulation
par exemple, elle laisse de nombreuses zones d’ombre, dont les entreprises ne
peuvent pas avoir conscience avant de s’être penchées sur la question. « Lorsque
vous passez votre paie en Euro par exemple, » explique Annie-Claire Poisson, « vos
employés vont évidemment découvrir de nouvelles fiches de paye, libellées en Euros.

Outre la préparation psychologique qui vous incombe, avez-vous déjà  songé à  la
manière dont vous allez faire vos statistiques comparatives avec l’année précédente
? Bien, me direz-vous, il n’y a qu’à  basculer l’an passé aussi en Euro, et le
tour est joué.

Mais lorsque votre vénéré chef d’atelier Monsieur Dupont prendra une retraite
bien méritée au bout de 25 ans de maison, comment allez-vous lui faire sa reconstitution
de carrière ? Les « Monsieur Euro » doivent se poser de vraies questions comme celle-ci,
et surtout y apporter de vraies réponses, le plus adaptées à  l’entreprise ».

Le service d’origine du « Monsieur Euro » joue évidemment aussi beaucoup sur sa
manière d’aborder le problème. Elle ne sera pas la même selon qu’il sera issu
de la finance, du service commercial ou de l’informatique. « C’est pourquoi il
est capital que la Direction Générale demande à  chacun de ses Directeurs n-1 de
rédiger un rapport sur sa propre manière de voir les choses et sur ce qu’il pense
être sa problématique Euro, » explique Annie-Claire Poisson. « Ce n’est qu’à  l’issue
de cette première consultation qu’un « Monsieur Euro » pourra être choisi et nommé.

Et surtout, il faudra lui donner les moyens de mener à  bien sa tâche.

Mais, vous vous en rendez compte, ce processus nécessite du temps, beaucoup de
temps. Et à  l’heure qu’il est il en reste de moins en moins! »

Et Annie-Claire Poisson de conclure : « l’Euro n’est pas facultatif, et implique
l’ensemble de l’entreprise. Si les entreprises négligent de se demander s’il y
a quelque chose à  faire ou non pour savoir gérer l’Euro, elles risquent fort d’avoir
des soucis à  terme. Une fois que l’analyse d’impact est faite, le plus gros du
travail est réalisé. Il existe de entreprises plus « sensibles » que d’autres ;
pour savoir se situer, il faut d’abord faire l’analyse ».

Benoît Herr tient à  remercier Annie-Claire Poisson pour son concours actif
à  la réalisation de cet article.

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Tech - Par iTPro - Publié le 24 juin 2010