Ne concernant que la réservation d'instances, un deuxième élément est à prendre en considération : le temps d'utilisation pendant la période contractée (soit d'un an, soit de trois ans).
Instances réservées : comprendre le temps d’usage moyen
Ainsi, ce paramètre est un élément important de gains sur la facturation. Généralement, le fournisseur vous proposera un modèle adapté en fonction du temps moyen d’utilisation sur l’année :
• Si vous pensez que vous utiliserez votre instance entre 0 et 30 % (le reste du temps, l’instance est arrêtée), le fournisseur vous orientera vers une instance ponctuelle ou une instance BID.
• Si vous pensez que vous utiliserez votre instance entre 30 % et 50 % (le reste du temps, l’instance est arrêtée), le fournisseur vous orientera vers une instance réservée, avec un usage léger.
• Si vous pensez que vous utiliserez votre instance entre 50 % et 85 % du temps, le fournisseur vous orientera vers une instance réservée, avec un usage moyen.
• Enfin, si vous pensez que vous utiliserez votre instance entre 85 % et 100 % du temps (en fait, l’instance est active toute l’année, 24/7/365), le fournisseur vous orientera vers une instance réservée, avec un usage élevé.
Cette compréhension de l’usage moyen (qui n’a rien n’à voir avec la notion de performances ou de puissance de l’instance), est cruciale pour la maîtrise de votre facturation :
• En cas de surcapacité, les heures supplémentaires vous seront systématiquement facturées au tarif horaire des instances ponctuelles.
• En cas de sous-capacité, vous payerez votre loyer selon le temps moyen négocié, et les heures non consommées ne pourront être reportées au crédit lors du renouvellement de contrat.
• Si une baisse tarifaire était appliquée au coût horaire de l’instance, vous ne pourriez en bénéficier sur la base du contrat que vous avez engagé.
• Vous ne pouvez changer de puissance pendant la durée du contrat. Comprenez que si vous avez besoin de plus de puissance, vous devrez rajouter à votre traitement des instances supplémentaires pour absorber la charge (soit avec une nouvelle réservation, soit sans contrat avec des instances ponctuelles).
Ainsi, le bon équilibre économique entre ce que vous consommez, ce sur quoi vous vous engagez, et ce qui vous sera facturé est parfois subtil, et demande d’y réfléchir à deux fois avant de s’engager : c’est-à-dire de passer dans un mode contractuel de réservation. Pour éclairer mes propos, voici un petit exemple des bénéfices ou des inconvénients sur un engagement contractuel : voir figure 2. Le tableau « Reserved instance cost savings over on-demand » montre clairement la différence entre chaque modèle (ponctuel, réservation légère, moyenne et élevée). Selon le scénario, le choix que vous ferez peut s’avérer très économique (en vert) ou très cher (en rouge) à la facturation.
D’ailleurs, généralement, un bon fournisseur de Cloud Computing vous suggéra systématiquement de commencer votre architecture sans engagement, avec des instances ponctuelles, pour vous laisser le temps de réfléchir à l’optimisation financière de votre ligne de service.
Téléchargez cette ressource
Guide de Cyber-résilience pour Microsoft 365
La violation de votre tenant M365 va au-delà d’un simple incident de cybersécurité. Elle peut entraîner une interruption opérationnelle généralisée, des perturbations commerciales et une exposition de vos données sensibles. Découvrez les méthodes et technologies pour évaluer, comparer et renforcer votre posture de sécurité Microsoft 365.
Les articles les plus consultés
Les plus consultés sur iTPro.fr
- Tendances 2026 : l’IA devra prouver sa rentabilité
- L’identité numérique : clé de voûte de la résilience et de la performance en 2026
- CES 2026 : l’IA physique et la robotique redéfinissent le futur
- Les 6 tournants qui redéfinissent l’IA en entreprise
Articles les + lus
CES 2026 : l’IA physique et la robotique redéfinissent le futur
Les 3 prédictions 2026 pour Java
Semi-conducteurs : comment l’Irlande veut contribuer à atténuer la pénurie mondiale de puces
Face à l’urgence écologique, l’IT doit faire sa révolution
D’ici 2030, jusqu’à 90 % du code pourrait être écrit par l’IA, pour les jeunes développeurs, l’aventure ne fait que commencer
À la une de la chaîne Tech
- CES 2026 : l’IA physique et la robotique redéfinissent le futur
- Les 3 prédictions 2026 pour Java
- Semi-conducteurs : comment l’Irlande veut contribuer à atténuer la pénurie mondiale de puces
- Face à l’urgence écologique, l’IT doit faire sa révolution
- D’ici 2030, jusqu’à 90 % du code pourrait être écrit par l’IA, pour les jeunes développeurs, l’aventure ne fait que commencer
