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Interrogeons la boule de cristal

Tech - Par iTPro - Publié le 24 juin 2010
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Avant que je ne me lance dans un exercice de prospective sur l'avenir de la plate-forme, merci de bien vouloir noter que l'hypothèse que j'avance ici ne se fonde pas sur une quelconque information secrète, pas plus que sur des visions internes IBM. Il ne s'agit là  que de suppositions

Interrogeons la boule de cristal

et de spéculations. Tout a été extrapolé à 
partir d’affirmations publiques d’IBMers, parmi lesquels Frank Soltis, à  partir
d’articles et d’interviews que j’ai lus, et à  partir de ce que je sais de la manière
qu’a IBM de penser et de faire les choses. Ne pariez pas sur cette hypothèse :
il s’agit que d’une devinette ! C’est bien compris ? Une devinette. Bon, allons-y
maintenant.

Commençons par quelques postulats de base :

1. Il y a très peu de chances que les parts de marché de l’AS/400 croissent
de manière significative dans les quelques années à  venir.
Il ne s’agit pas là  d’une religion ! Je ne suis pas en train de dire
que l’AS/400 n’est pas à  même d’accroître le nombre de ses clients ; je dis simplement
qu’à  l’ombre de Linux et de NT/2000, il ne vas pas y arriver. Le public des acheteurs
ne perçoit pas l’AS/400 comme étant aussi compétitif et capable que les leaders
du marché, qui s’accaparent toutes les attentions. Et il est trop tard pour IBM
pour infléchir cette tendance.

2. IBM ne peut pas laisser tomber l’AS/400. Du moins pas tout de suite.

Comme nous l’avons signalé précédemment, l’AS/400, en dépit de sa position
marginalisée au sein des offres IBM, représente une quantité trop importante de
dollars pour que Big Blue lui tourne complètement le dos.

3. IBM ne peut pas continuer à  investir dans la technologie propriétaire
de l’AS/400.
IBM ne peut pas se permettre de construire, pas plus qu’elle ne peut
se permettre de vendre, des solutions informatiques propriétaires compétitives
sur le marché actuel, éminemment labile et tourné produits. Pour que l’AS/400
perdure (et donc, cyniquement, pour qu’IBM puisse continuer à  engranger ses 9
à  12 milliards de revenus annuels ; ou, altruistiquement, pour qu’IBM puisse continuer
à  vendre ce qu’une partie de sa base de clients souhaite acheter), l’AS/400 doit
poursuivre son évolution vers une plate-forme orientée produits.

4. L’AS/400 n’est plus la pierre angulaire qu’il a été jadis.
Là  encore, je préfère préciser qu’il ne s’agit aucunement d’un blasphème,
mais uniquement d’un fait. Dans le temps, l’AS/400 était la machine de nombreuses
entreprises. Il faisait tout, était tout. Mais aujourd’hui, , la plupart des sites
sont multi-plates-formes, et utilisent deux systèmes d’exploitation, si ce n’est
trois, quatre, voire plus. Pour que l’AS/400 puisse perdurer, il doit parfaitement
s’intégrer dans ce melting-pot de machines hétérogènes.

5. L’AS/400 ne se verra pas confier de nombreuses nouvelles responsabilités
sur la plupart des sites.
Il s’agit là  d’un effet collatéral de ma supposition numéro 4. Si l’AS/400
va continuer à  jouer un certain rôle encore longtemps, il ne récupérera pas beaucoup
de nouveaux rôles dans la plupart des entreprises. Si elles ne l’ont pas déjà 
fait, de nombreuses (la plupart ?) des entreprises vont confier leurs nouveaux
traitements de gestion, tangentiels mais néanmoins importants, à  Linux et NT/2000
Server.

6. Le besoin en puissance de traitement AS/400 va perdurer.
Même s’il est amené à  partager ses responsabilités avec d’autres machines,
l’AS/400 va demeurer, pour longtemps, le système de gestion « backbone » de nombreuses
entreprises.
Les besoins AS/400 vont demeurer chez la plupart des clients fidèles (et il y
a au bas mot 450.000 AS/400 actifs en cours d’exploitation aujourd’hui) pendant
au moins 10 ans.

Ces postulats une fois posés (il n’est pas nécessaire d’être d’accord avec la
totalité d’entre eux pour adhérer à  mon hypothèse. Quelques uns suffisent), voyons
maintenant comment, de manière très réaliste et probable, l’avenir de l’AS/400
pourrait se présenter.

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Tech - Par iTPro - Publié le 24 juin 2010