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Invendu sur Internet

Tech - Par iTPro - Publié le 24 juin 2010
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« J’ai été surpris de voir qu’ils l’ont appelé Windows », a déclaré un développeur présent à la PDC et travaillant pour une entreprise technique du classement Fortune 100. « Ce n’était pas Microsoft Azure, mais Windows Azure. Je le perçois, dans une certaine mesure, comme un concurrent

direct de Google Code et évidemment de Amazon Elastic Compute Cloud. »

« Lorsque vous y pensez, c’est concret, mais je ne vois pas comment les utilisateurs peuvent déplacer leurs rapports de tendance de l’architecture de services vers Internet », a-t-il ajouté. « Microsoft a présenté un site Web qui explique la manière dont vous utilisez tout cela, mais nous n’avons pas vu grand-chose du cycle de vie applicatif. Par conséquent, c’est une belle promesse et il est très facile d’y adhérer, mais que se passe-t-il ensuite ? »

Les problèmes de sécurité et de connectivité ont constitué les principales préoccupations de nombreux développeurs. « Je dirais qu’il s’agit d’un logiciel sympa et que c’est très intéressant, mais je suis très préoccupé par certains problèmes de sécurité », a déclaré Petri Niiranen, chef de projet chez Sesca Mobile Software Oy. « Je ne suis pas tellement convaincu que cela constituera une solution pour les petites et moyennes entreprises. De mon point de vue, je peux voir des opportunités dans les domaines qui utilisent certains types d’accès à des tiers ou sous-traitants spécialisés dans certains aspects de l’écosystème. »

En dépit de comptes rendus signalant une certaine réussite de la part de sociétés telles que Amazon.com Inc., IBM Corp. et Google Inc., les données sur Internet constituent un marché naissant qui génère le plus souvent une attitude d’attentisme. « Windows Azure est une idée formidable », a indiqué Morten Damgaard, Vice-président des outils front-end et Microsoft chez Danske Bank Group.

« Néanmoins, nous nous en passerons jusqu’à sa sortie et nous ne pouvons pas axer quelque chose sur ce produit. Les grandes sociétés vont créer leur propre approche Internet. » « Les administrations extérieures vont-elles l’accepter ? », ajoute-t-il. « Avons-nous confiance en Microsoft ? Pas pour le moment, mais peut-être à l’avenir. L’un des défis auxquels nous sommes confrontés est de savoir comment nous allons garantir l’intégrité de vos coordonnées ? »

D’autres développeurs ont posé des questions sur les fonctionnalités plus avancées et sur l’utilisation d’Azure en production en dépit de son statut de préversion. La question suivante est revenue très fréquemment : « Serais-je en mesure d’exécuter Windows Azure dans mon centre de traitement informatique ? » Selon Manuvir Das, directeur de la plate-forme Azure chez Microsoft, la réponse est non. Il a en outre indiqué qu’il ne pouvait faire aucune déclaration sur la possibilité ou non d’un changement à ce propos.

Parmi les premiers utilisateurs à présenter des applications Silverlight s’exécutant sur la plate-forme Windows Azure pendant le discours d’ouverture de la PDC et au cours d’une session consécutive figuraient les sociétés suivantes : Bluehoo, qui a mis en avant une application mobile de réseau social utilisant Bluetooth pour trouver des personnes à proximité ayant des intérêts similaires, et FullArmor Corp., une start-up qui a créé un portail de la police déjà utilisé par l’administration éthiopienne.

« Azure deviendra extrêmement populaire au fil du temps, du fait de fournisseurs de logiciels qui souhaitent entrer dans un logiciel et un service sans avoir à créer leur propres centres de données », indique Tom Bittman, responsable de la recherche sur les infrastructures et les opérations chez Gartner Inc.

« Il s’agit d’un très bon début, mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour Microsoft. Par exemple, un des aspects intéressants de l’informatique par Internet est l’élasticité, à savoir la possibilité de croître et de décroître très facilement », fait-il remarquer. Azure dans sa forme actuelle ne possède pas cette élasticité. Si un client demande à Microsoft un serveur avec l’actuelle CTP, il va obtenir une machine virtuelle de taille fixe.

« Je n’obtiens pas quelque chose que je peux étendre ou réduire. J’obtiens un serveur. Si je souhaite avoir un serveur extensible ou compressible au fil du temps, ce n’est pas possible », explique Bittman. « Si j’ai une application à évolution horizontale, à laquelle accède des trillions de clients, ce n’est probablement pas un problème », ajoute-t-il. « Mais si j’ai une application à évolution verticale, par exemple une petite charge de travail ou un service sur 20 serveurs tous de tailles différentes, je n’ai pas beaucoup de souplesse. »

Microsoft va déverrouiller l’accès à de nouvelles possibilités dans les prochains mois. La feuille de route de Windows Azure et de la plate-forme de services Azure sera déterminée pour partie sur la base des retours d’information des développeurs. Microsoft ne facturera pas les développeurs pendant les phases de CTP, même s’il existe un quota pour l’utilisation des services.

Le modèle commercial pour le produit destiné au marché, qui est attendu au cours de l’année civile 2009, sera basé sur la consommation en ressources des applications et les contrats de niveau de service (SLA). En 2009, Azure constituera un terrain d’expérience pour les développeurs, mais il n’est pas prêt à passer en production, tempère Bittman. « Dès maintenant, vous devez écrire l’application qui cible Internet, au moyen d’API spécifiques prêtes pour Azure, puis vous allez héberger cette application sur Internet, afin que le développeur puisse choisir », dit-il.

« Dans un an, nous verrons également des modifications et je m’attends à ce que l’élasticité en fasse partie. Bien évidemment, avec les autres évolutions, tout cela aura un prix, car l’ensemble prendra corps. » Attendez-vous à avoir des nouvelles de ces changements lors de la prochaine PDC, laquelle est prévue pour novembre 2009. L’avenir est-il dégagé pour Microsoft, Windows Azure et Windows 7 ?

Les réactions des développeurs aux premières CTP aideront à déterminer les prochains développements de la stratégie « Logiciels + Services » en pleine éclosion de Microsoft.

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