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L’oeil de l’expert

Tech - Par iTPro - Publié le 24 juin 2010
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Frantz de Rycke, DB2 Market Manager EMEA West Region chez IBM France, précise les objectifs de la Compagnie avec DB2 UDB, et comment UDB/400 s'inscrit dans le concert UDB global. 

NEWSMAGAZINE : Que représente pour IBM le projet UDB ?

L’oeil de l’expert

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Frantz
de Rycke :
En fait, une convergence des systèmes de gestion de bases
de données a été initiée par Lou Gerstner dès son arrivée à  la tête
de la Compagnie. Cette unification, démarrée dès 1994, est l’oeuvre de
Janet Perna, qui est aujourd’hui VP Database Management. Comme vous le
savez, elle touche maintenant à  sa fin. Pour moi, il s’est agi d’une véritable
révolution, subtile, mais en profondeur, de la culture même de
l’entreprise. Et cette révolution porte un nom: ouverture. 

NM :
Comment pouvez-vous dire cela alors qu’une fois la base de données
choisie, le système d’exploitation et la plate-forme matérielle l’étant
aussi, il n’y a justement et par définition plus d’ouverture ?FdR : Plus
d’ouverture sur des bases de données concurrentes peut-être. De toutes
façons, il serait utopique de vouloir réaliser cela, dans la mesure où
ne maîtrisons pas les développements de nos concurrents. Mais ce qui
compte, c’est de répondre à  la problématique clients, qui se pose en
termes de budget, d’évolution des volumes des données à  traiter, de
nombre de postes clients simultanés… bref de TCO (Total Cost of
Ownership: coût total de possession) au bout du compte. L’objectif n’est
pas d’avoir des bases de données 100% compatibles, mais avec un petit
nombre de fonctionnalités communes, mais bien de répondre aux besoins réels
des clients. UDB remplit pleinement cette fonction.

           
Par
ailleurs, certains de nos concurrents ont utilisé le qualificatif de
"Universel", mais seul UDB fonctionne réellement sur les quatre
plates-formes, Wintel, Unix, AS/400 et S/390.



NM :
Sur les deux dernières ce n’est pas très étonnant, puisque vous en maîtrisez
la base de données "propriétaire"…

FdR
:
Pas tout à  fait: sur S/390, DB2 ne représente "que" (si
l’on peut dire…) 93% des installations. Sur AS/400, vous avez vous-même
annoncé dans vos colonnes la sortie récente de deux autres systèmes de
gestion de bases de données. Ceci dit, ils n’ont aucune part de marché
significative, et  il est vrai
que DB2 est en position de force sur ces deux plates-formes; il est de ce
fait plus facile pour la concurrence de les dénigrer, en annonçant
notamment régulièrement la mort des mainframes et de l’AS/400, que
d’attaquer ce marché plutôt difficile pour elle.

           
Permettez-moi
de réagir sur le qualificatif de "propriétaire" que vous avez
employé: UDB est tout sauf propriétaire, puisque pour être
"Universelle" elle doit justement être ouverte; c’est même là 
sa principale caractéristique. Cette 
ouverture se décompose en six points clés:

  • Ouverture
    des accès base de données: à  travers des outils standards comme SQL,
    JDBC ou encore ODBC par exemple.

  • Ouverture
    à  travers la diversité des objets stockés: UDB permet de stocker un
    nombre croissant d’objets non base de données (multimédia, images,
    fichiers plats etc…). Qui plus est, grâce aux Datalink, on peut les
    lier à  des éléments de la base de données.

  • Ouverture
    applicative: n’importe quelle application est capable d’utiliser DB2
    UDB, ce qui protège les investissements que font les entreprises sur
    leurs compétences de développement.

  • Ouverture
    de plate-forme, encore appelée portabilité: déjà  évoquée plus
    haut, elle est réelle à  travers l’ensemble de la gamme UDB, ou
    presque. Seul UDB pour VM/VSE reste un peu décalé des autres UDB. Il
    est vrai qu’il n’y a par exemple pas non plus de support des procédures
    cataloguées dans UDB/400, mais ce genre de petites différences ne
    saurait tarder à  être gommé. Un changement de plate-forme, motivé
    par exemple par un rachat ou une fusion de l’entreprise, ne nécessite
    que des aménagements mineurs, ce qui protège du même coup les
    investissements antérieurs.

  • Ouverture
    en termes de disponibilité: le choix de la plate-forme et de sa
    fiabilité reste au client. Côté DB2, IBM a fait le nécessaire pour
    assurer une disponibilité de DB2 au moins aussi importante que la
    plate-forme matérielle et le système d’exploitation sous-jacents.
    Dans le cas de l’AS/400, dont la durée moyenne d’indisponibilité non
    planifiée est de 5 heures par an, UDB/400 est à  1 heure
    d’indisponibilité non planifiée.

  • Universalité
    d’administration: facile et intuitive, l’administration de UDB ne pose
    aucun problème à  un administrateur passant d’une plate-forme à  une
    autre

NM :
Comment se positionne selon vous UDB/400 dans l’ensemble de la gamme UDB?

FdR
:
Il est certain qu’étant donné la position hégémonique de DB2/400
jusqu’ici, IBM a plus mis l’accent, tant en marketing qu’en développement,
sur des bases de données pour lesquelles la concurrence est plus forte.
Mais ce décalage est réellement quasiment comblé aujourd’hui, et UDB/400
bénéficie de fonctionnalités "de pointe" comme les UDF et les
UDT, qui sont loin d’exister dans toutes les bases de données du marché.
Comme le dit Mark Anderson en conclusion de votre article: "Nous avançons
tous dans la même direction, mais avec un calendrier légèrement différent."



Propos recueillis par Benoît Herr

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