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La BI au service de la qualité

Tech - Par Loïc Duval - Publié le 24 juin 2010
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Le programme de Kalistick, Cockpit Qualité, relance les réflexions autour du développement qualitatif informatique. Marc Rambert, PDG de la société, nous en dit davantage.
Kalistick est une société issue d’un programme de recherche de l’INSA de Lyon. Son logiciel « Cockpit Qualité » a pour objectif de permettre le pilotage de la qualité des développements informatiques. Marc Rambert, son PDG, nous explique l’originalité de sa solution…

La BI au service de la qualité

Vous vous êtes spécialisé dans un domaine très particulier, la gestion de la développements. Pourquoi ?

La qualité est quelque chose d’enfoui dans le code, et sur laquelle les entreprises ont aujourd’hui très peu de contrôle. Et les problèmes induits ne surgissent souvent que trop tard, pendant les tests ou le maintenance. Notre objectif est d’améliorer les programmes durant leur cycle de création en permettant de quantifier la qualité des développements. Nous cherchons à faire émerger la dimension qualité comme une dimension maîtrisable et sur laquelle on peut enfin agir parce qu’on a les indicateurs pertinents pour la juger.

Comment procède-t-on pour évaluer la qualité d’un développement ?
On va permettre en premier lieu d’identifier un objectif « qualité », chaque entreprise voire chaque projet pouvant avoir des objectifs quelque peu différents. Pour cela, on définit 6 axes : la fiabilité, la maintenabilité, l’évolutivité, l’efficacité, la sécurité et la transférabilité. On traduit ensuite cet objectif en « bonnes pratiques » à mettre en oeuvre. Durant tout le développement, notre outil analyse les codes sources produits par les équipes de développement pour mesurer et évaluer l’écart entre la réalité et les objectifs fixés. On peut ainsi mettre en oeuvre des plans d’amélioration puis grâce au logiciel surveiller l’efficacité des mesures prises.

C’est donc un outil qui s’adresse aussi bien aux développeurs qu’aux équipes de management ?
Tout à fait. L’idée est bien ici de fédérer l’ensemble des acteurs du projet avec d’abord des indicateurs de haut niveau pour les managers pour petit à petit descendre dans l’analyse des données afin d’apporter aux architectes une vision complète pour aller jusqu’aux développeurs et leur indiquer où se situent les problèmes et comment les corriger. Chacun reçoit des tableaux de bord et des rapports adaptés à sa vision du projet et ses compétences. Il faut bien comprendre que Cockpit possède deux aspects : un aspect contrôle de la qualité et un aspect proactif d’aide à atteindre les niveaux de qualité.

Vous parlez de rapports, de tableaux de bord, d’aide à l’analyse et à la prise de décision. On est en plein dans le vocabulaire et les méthodes de la BI…
C’est de la BI qui utilise les codes sources comme source d’information. A travers les tableaux de bord qu’on produit on rend les informations de pilotage limpides en les restituant sur les deux axes du quantitatif (combien de problèmes et où sont les problèmes) et du qualitatif (quels sont ceux qui sont plus critiques que d’autres). Ce qui permet de savoir où mettre en priorité vos efforts d’amélioration.

On est ici en plein dans la tendance de l’industrialisation du process de développement: un peu comme dans une chaîne de montage, on vérifie si à chaque étape de cette chaîne ce que l’on produit répond aux objectifs de qualité qu’on s’est fixé. On vérifie que chaque acteur contribue bien à la qualité finale mais aussi qu’on est bon dans les délais et les budgets prévus.

Pourquoi avoir choisi un mode d’abonnement par Internet ?
On est effectivement dans un mode SaaS (Software as a Service). Car ainsi, non seulement, nos clients améliorent la qualité de leurs projets mais simultanément ils réduisent drastiquement le coût de cette qualité grâce par exemple à une charge de mise en oeuvre de notre plateforme quasiment nulle.

En outre, ils bénéficient immédiatement de toutes les nouvelles règles que nous implémentons, et disposent d’indicateurs pour se situer par rapport à leur secteur d’activité et identifier des gisements de progrès.

Enfin, dans 50% des cas, nos clients utilisent notre plateforme pour des projets externalisés afin de définir des objectifs de qualité et de s’assurer de leurs atteintes. Le mode SaaS favorise une meilleure collaboration entre tous les acteurs du projet avec des tableaux de bords accessibles de tous.

 Le client utilise le produit pour vérifier ce que produit le sous-traitant et fournit un accès à son sous-traitant pour que celui-ci puisse vérifier sa production et être aidé.
 

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Tech - Par Loïc Duval - Publié le 24 juin 2010