Ces dernières années, les entreprises se sont lancées dans la course effrénée au cloud. Certaines se sont empressées de passer vers le cloud public délaissant parfois totalement le on-premise pour gagner en agilité, accélérer les déploiements, simplifier l’exploitation… et aussi démontrer au marché qu’elles ne sont pas « ringardes ».
La souveraineté numérique commence par avoir le choix de son infrastructure
Laurent Gaubert, Chief Marketing Officer chez Positive partage son analyse et ses recommandations
Les bénéfices étaient au rendez-vous. Elles ont modernisé les socles techniques, réduit certaines frictions opérationnelles et sont allées plus vite.
Mais en 2026, ce cadre de lecture binaire ne suffit plus. Si le cloud reste une question légitime, celle de la souveraineté est passée de murmure lointain à un sujet stratégique.
La souveraineté commence par la capacité à garder des options ouvertes
L’essor de l’IA accélère ce basculement. Depuis deux ans, elle ne transforme pas seulement les produits et les usages. Elle modifie aussi l’économie même de l’infrastructure. Le calcul, la mémoire, le stockage, l’énergie, la capacité disponible et la prévisibilité des coûts redeviennent des variables critiques. Et chose impensable jusqu’alors, l’IA pourrait même revenir directement au sein des entreprises. A titre d’exemple, Nvidia propose désormais un mini supercalculateur dédié au deep learning local capable de faire tourner des modèles l’IA jusque-là réservés aux datacenters.
Dans ce contexte, opposer le cloud à l’on-premise est un faux débat. Le vrai sujet, pour les DSI, est l’infrastructure : quelles briques doivent rester hautement maîtrisées ? Sur quels workloads faut-il préserver de la réversibilité ? À partir de quel seuil la dépendance devient-elle un risque ? Et cet équilibre n’a rien d’idéologique. Il répond à une logique de portefeuille. Certaines charges tirent pleinement parti de la souplesse du cloud. D’autres justifient un niveau de maîtrise plus direct.

Laurent Gaubert, Chief Marketing Officer chez Positive
Pour une DSI, cela change profondément la nature des arbitrages. Et c’est là que commence la souveraineté numérique en 2026 : un schéma d’architecture, des choix de localisation, une gouvernance des dépendances et une capacité à conserver plusieurs options viables.
Les entreprises doivent désormais se demander jusqu’où elles souhaitent dépendre d’écosystèmes externes pour exécuter des charges devenues plus sensibles, plus coûteuses et plus structurantes pour leur métier.
Dans ce nouveau cycle, les organisations les plus solides ne seront pas celles qui auront le plus parlé de souveraineté. Ce seront celles qui auront conservé assez de maîtrise pour ne jamais dépendre d’une seule option.
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