Rochester a récemment dévoilé ses plans de support de Linux, support disponible dans la version à venir de l'OS/400 (en principe appelée V5R1). IBM estime que l'AS/400, avec son matériel robuste et ses processeurs au cuivre rapides, est une plate-forme intéressante et compétitive pour héberger Linux. Il est vrai que
Linux sur AS/400
dans le même temps, IBM admet que l’offre vise les clients AS/400 existants plutôt
que l’ensemble du marché Linux.
Big Blue ne distribuera pas elle-même Linux : elle placera des points d’ancrage
dans l’OS/400 pour permettre la cohabitation avec Linux. Après quoi, elle donnera
le code source Linux pour ces points d’ancrage aux principaux distributeurs Linux,
comme RedHat et SuSE. En possession de la V5R1, il faudra acheter une distribution
Linux AS/400 et l’installer soi-même. Bien qu’aucun distributeur n’ait encore
fixé de tarif, tous déclarent envisager de s’aligner sur la tarification actuelle,
en principe largement inférieure à 600 francs, plus l’assistance technique facturée
à l’heure.
Seuls les modèles d’AS/400 multiprocesseurs les plus récents, la gamme iSeries
n-voies, pourront tourner avec Linux. En effet, la première incarnation IBM de
Linux AS/400 nécessite un processeur dédié en plus d’un processeur principal exécutant
l’OS/400. Linux tourne dans une partition logique (LPAR) de l’OS/400, comme un
système d’exploitation entièrement indépendant. IBM affirme que cette configuration
est imposée par le noyau (kernel) de Linux, qui exige le contrôle complet du processeur
sur lequel il s’exécute. IBM espère s’affranchir de cette obligation dans une
version à venir, permettant ainsi d’allouer une partie d’un processeur ou des
processeurs multiples, à une ou plusieurs instances de Linux s’exécutant sur la
même machine.
Pour l’instant, on pourra exécuter autant d’instances Linux qu’il y a de processeurs
supplémentaires. Chaque système Linux communique avec le processeur OS/400 de
contrôle par l’intermédiaire d’un nouveau LAN interne qu’IBM appelle Virtual Ethernet
(VE). Celui-ci fonctionne à la vitesse de bus du processeur, à peu près équivalente
à de l’Ethernet gigabit, mais sans être limité à cette vitesse dans les incarnations
futures. Une instance Linux accède aux ressources matérielles de l’AS/400 comme
la mémoire, les disques virtuels, le CD-ROM, les cartes réseaux, et les ports
de communication, via les communications de VE avec la partition OS/400. L’OS/400
sécurise l’allocation de ces ressources, en veillant à ce que rien de ce qui s’exécute
dans une partition ne puisse nuire à une autre partition (y compris, bien entendu,
la partition OS/400).
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