La dernière version d’UML tend vers davantage d’automatisation tout en conservant un haut degré de généralité. La stratégie d’IBM suit l’approche MDA dans laquelle vous utilisez d’abord UML pour définir un PIM (Platform Independent Model) d’un système ou application. Ensuite, par des processus automatisés et manuels, vous créez un
Personnaliser et étendre UML
PSM (Platform Specific Model) qui, en théorie, a la même information que la mise en oeuvre de l’application en Java ou autre langage. Le PSM peut ensuite être traduit en une application exécutable.
A propos de MDA et d’UML, il faut bien voir qu’UML ne se limite pas aux diagrammes familiers. Vous pouvez définir des profils pour personnaliser et étendre UML, avec certaines limitations, pour supporter des domaines d’applications particuliers. Un profil peut contenir un ou plusieurs stéréotypes, lesquels ajoutent des propriétés spécifiques aux domaines et aux artéfacts définis par UML. UML fournit de quoi décrire les actions, mais laisse ouvert le langage d’action spécifique. Enfin, tout en haut du MDA de l’OMG, on trouve le standard MOF (Meta Object Facility), qui fournit « un cadre et des services de gestion de métadonnées ». OMG a utilisé MOF pour définir UML comme le langage de modélisation principal mais, en théorie, d’autres langages définis par MOD pourrait être con – formes à MDA.
Mais, dans la pratique, est-ce que le développeur d’applications System i moyen est susceptible d’utiliser MOF ou de créer des profils originaux, des stéréotypes ou des langages d’action, et est-ce que les traducteurs sont susceptibles de générer du code à partir de cela ? J’en doute.
Pour des raisons pratiques, la plupart des groupes de développement devront compter sur IBM ou sur un autre fournisseur pour fournir l’outillage de développement d’applications avec une collection complète, utile et facilement adoptable de ces divers éléments. Et au moment où un fournisseur particulier aura pris la myriade de décisions à propos de la conception des profils, des stéréotypes, des langages d’action et autres, le résultat effectif sera un environnement de développement d’applications propriétaires. Bien entendu, un environnement complètement conforme à MDA peut être capable d’exporter des définitions de modèles en format XML standard que d’autres outils conformes à MDA pourront lire et introduire dans leurs référentiels, mais cela ne signifie pas que l’outil d’un fournisseur permettra forcément à un développeur de manipuler tous les éléments d’un modèle créé avec l’outil d’un autre fournisseur.
Bien qu’IML fournisse un langage polyvalent unique au coeur de la stratégie IBM et OMG MDD, au moment où un générateur d’applications pratique sera délivré, il est probable qu’il présentera de nombreux aspects propriétaires. Les questions suivantes continuent à se poser : UML est-il le meilleur point de départ pour un langage de modélisation suffisamment simple et expressif pour convenir à des types d’applications de gestion particulières ? L’outillage basé sur MDA d’IBM et d’autres fournisseurs sera-t-il largement utilisé ?
Téléchargez cette ressource
Construire une infrastructure cloud optimisée pour l’IA avec Microsoft Azure
Les managers IT ont besoin d’une stratégie claire et de solutions concrètes pour préparer leur infrastructure cloud à l'adoption de l'IA, tout en optimisant les coûts, renforçant la sécurité et développant les compétences internes. Découvrez tous les conseils dans ce guide Insight.
Les articles les plus consultés
Les plus consultés sur iTPro.fr
- Semi-conducteurs : comment l’Irlande veut contribuer à atténuer la pénurie mondiale de puces
- À l’aube de 2026, le SaaS entre dans une nouvelle phase
- Face à l’urgence écologique, l’IT doit faire sa révolution
- IoT et cybersécurité : les bases que chaque décideur doit maîtriser
Articles les + lus
CES 2026 : l’IA physique et la robotique redéfinissent le futur
Les 3 prédictions 2026 pour Java
Semi-conducteurs : comment l’Irlande veut contribuer à atténuer la pénurie mondiale de puces
Face à l’urgence écologique, l’IT doit faire sa révolution
D’ici 2030, jusqu’à 90 % du code pourrait être écrit par l’IA, pour les jeunes développeurs, l’aventure ne fait que commencer
À la une de la chaîne Tech
- CES 2026 : l’IA physique et la robotique redéfinissent le futur
- Les 3 prédictions 2026 pour Java
- Semi-conducteurs : comment l’Irlande veut contribuer à atténuer la pénurie mondiale de puces
- Face à l’urgence écologique, l’IT doit faire sa révolution
- D’ici 2030, jusqu’à 90 % du code pourrait être écrit par l’IA, pour les jeunes développeurs, l’aventure ne fait que commencer
