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Sekoia.oi : l’alternative européenne qui s’impose dans la cybersécurité

Sécurité - Par iTPro - Publié le 10 avril 2026

Dépendances numériques, alternatives européennes, contrôle des données, IA, autant de sujets au cœur de la montée en puissance de Sekoia.io et abordés avec François Deruty, Chief Intelligence Officer de cet éditeur européen lors d’une rencontre sur le Forum InCyber 2026.

Sekoia.oi : l’alternative européenne qui s’impose dans la cybersécurité

Une start-up française qui joue désormais dans la cour des grands

Start-up française créée en 2022 qui affiche aujourd’hui 150 collaborateurs et de belles ambitions internationales (Inde, Thaïlande, Etats-Unis), avec notamment une présence dans une quinzaine de pays au travers des partenaires, Sekoia.oi déploie des solutions de détection et de réponse étendues en s’appuyant sur l’IA et le renseignement cyber. Technologiquement, « l’agentique, c’est capital, on veut montrer comment on peut l’utiliser pour optimiser. Et ceux qui ne s’en servent pas, pourront être remplacés par ceux qui s’en servent ».

La clé : un renseignement cyber de qualité

Le renseignement sur les menaces est devenu essentiel, « c’est un point qui a toujours été utile, mais aujourd’hui c’est devenu indispensable de savoir comment les attaquants procèdent, et selon Gartner, ce n’est plus un ‘nice to have’ mais un ‘must have’ ». De plus, dans un contexte géopolitique tendu « c’est encore plus important d’être réactif à l’actualité, de pas tomber dans les pièges des faux drapeaux, de la désinformation, avoir un flux de renseignements de qualité est crucial ».

L’édition 2026 du Forum INCYBER permet à Sekoia.io de mesurer le chemin parcouru « Au début, on venait nous voir par curiosité, aujourd’hui les clients sont satisfaits et viennent nous saluer, c’est essentiel. Déjà très bien implantés en France, nous nous concentrons désormais sur les délégations internationales ».

Maîtriser nos dépendances numériques

Face à la prolifération des solutions étrangères, Sekoia.io prône la maîtrise avant le remplacement. « Il faut d’abord comprendre nos dépendances pour ensuite choisir les alternatives pertinentes » précise le CIO.

« L’étape juste après la maîtrise, sera les alternatives ». Pour le moment, il s’agit de reprendre le contrôle, « il y a beaucoup de solutions déployées un peu partout, installées par excès de confiance. Et ces solutions ruissèlent parfois dans tout un écosystème numérique : ministères, collectivités, grandes entreprises ». La prise de conscience est là et le but : reprendre le contrôle sur des technologies omniprésentes.

« De notre côté, nous avons une solution SaaS en Cloud, et on prépare la version on-premise pour les structures sensibles comme la défense. Peu de solutions européennes existent dans ce domaine, et l’intérêt des clients est réel ».

Consolider, coopérer, conquérir

Au-delà de la maîtrise, vient le besoin de monitorer, superviser et challenger. « Les entreprises américaines couvrent souvent tout un scope, c’est là où nous devons travailler ensemble au niveau européen pour consolider et bâtir des offres cohérentes. »

La coopération technologique est prioritaire, « montrer ce qu’on sait faire seul, mais aussi ensemble. Les ingénieurs français et européens ont le talent, il nous faut maintenant la même vigueur commerciale pour la conquête de marchés. »

Et pour cela, une recommandation : favoriser les commandes publiques plutôt que les subventions. « Il faut croire en nos solutions et leur donner une chance. Sans tomber dans le protectionnisme, exigeons qu’une option européenne soit systématiquement intégrée aux appels d’offres publics. »

Avec l’essor de l’IA, disposer de données fiables et maîtrisées devient stratégique. « Les modèles doivent s’appuyer sur des données saines pour éviter les biais et les hallucinations. On peut aller plus vite, mais aussi se tromper plus vite sans fondations solides. »

Vers une autonomie stratégique européenne

Sur la question sensible de la souveraineté numérique, François Deruty préfère parler d’autonomie stratégique. « La souveraineté varie selon les pays. En Europe, il faut des technologies européennes, avec des données hébergées dans le pays du client. L’objectif, c’est d’être suffisamment agile pour passer à l’international, et de redonner à chacun la maîtrise de ses données et de ses processus. »

Agilité, transparence et alternatives locales : Sekoia.io incarne la réponse européenne que beaucoup attendent pour renforcer la résilience cyber du continent.

 

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