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Travail en réseau

Tech - Par iTPro - Publié le 24 juin 2010
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Le travail en réseau fait partie intégrante de Linux. A tel point que, comme dans Windows, il est virtuellement impossible d’enlever les composants du réseau sans démanteler l’OS (mais quand même moins difficile que d’enlever le navigateur Web !). Dans Windows, quand vous voulez gérer le travail en réseau, il

Travail en réseau

faut définir et configurer des NIC en exécutant l’applet Network Connections Control Panel. Toujours dans Windows, vous pouvez aussi automatiser la configuration du réseau en utilisant la commande Netsh. Tout comme Windows, Linux fournit des outils ligne de commande et GUI pour gérer le réseau.

Voyons comment configurer un système Linux pour le travail en réseau. Tout d’abord, il faut déterminer si Linux est au courant de la présence de vos NIC. Pour cela, le moyen le plus simple consiste à exécuter la commande ifconfig, qui indique si l’OS donne accès au NIC :

# ifconfig eth0

L’unité eth0 est simplement le premier NIC que voit Linux. Dans Windows, cette unité est appelée « Local Area Connection » quand on la visualise dans l’applet Network Configuration ou via la commande Windows Ipconfig.
(L’équivalent Windows le plus proche de ifconfig est ipconfig /all.) Après avoir exécuté ifconfig, on obtient une sortie semblable à celle de la figure 2.
Après avoir démontré que le NIC fonctionne, vous pouvez le configurer – à nouveau en exécutant ifconfig :

# ifconfig eth0 192.168.1.10
netmask 255.255.255.0

(La commande occupe ici deux lignes simplement par manque de place.) L’exécution de cette commande affiche l’interface eth0 (c’est-à-dire, le premier NIC du système) qui a l’adresse IP 192.168.1.10 et un masque subnet de 255. 255.255.0. Linux ajoute aussi automatiquement une route de réseau à la table de routage, afin que vous puissiez désormais envoyer des pings à d’autres hôtes du LAN, par la commande

# ping -c 1 192.168.1.1

L’option -c indique que la commande Ping ne s’adresse au serveur distant qu’une fois. La commande affiche ensuite la sortie qu’illustre la figure 3 (plusieurs lignes de la figure 3 bouclent à cause du manque d’espace).

Dans Red Hat, on peut automatiser le processus de configuration du réseau que je viens de décrire – et s’assurer que la configuration est maintenue après une réinitialisation – simplement en exécutant la commande

# netconfig

Si l’on veut relier le système à Internet, deux autres étapes sont nécessaires : configurer un routeur par défaut et configurer vos serveurs DNS. Pour configurer le routeur par défaut, utilisez la commande route (semblable à son homologue Windows) :

# route add -net default
gw 192.168.1.1

Cette commande – qui occupe deux lignes ici – spécifie que nous ajoutons une route à un réseau (plutôt que simplement à un hôte), que le réseau est « default » (la valeur utilisée pour spécifier un routeur par défaut) et que le routeur par défaut (gw) est 192.168.1.1.

Enfin, vous ajoutez vos serveurs DNS au fichier /etc/resolv. conf, qui configure le DNS resolver du serveur en utilisant la syntaxe suivante :

nameserver dns1.example.com
nameserver dns2.example.com

On l’a vu, au lieu de configurer le réseau manuellement, on peut automatiser l’opération grâce à la commande netconfig. Netconfig permet d’établir le réseau de manière à utiliser soit DHCP soit une adresse IP statique. Il fonctionne de la même manière que le wizard Windows Add Network. La simple utilisation de netconfig est bien plus facile que le processus que je viens de décrire. Toutefois, en connaissant exactement ce que netconfig accomplit, on comprend mieux la façon dont Linux travaille en réseau. Il est aussi très intéressant d’étudier d’autres commandes Linux qui existent aussi dans Windows, comme netstat et nslookup.

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Tech - Par iTPro - Publié le 24 juin 2010