Lorsqu'on m'interroge sur Linux, je réponds généralement en demandant “ Quel Linux ? ”. En effet, je me souviens encore que de nombreux spécialistes informatiques chantaient les louanges d'Unix comme le système d'exploitation capable d'exécuter n'importe quelle application sur le matériel Unix de n'importe quel fournisseur. L'ère de “ l'ouverture
Unix n’est pas Unix
” s’annonçait, et le nirvana était tout proche pour les
utilisateurs d’ordinateurs.
Mais le mythe de l’ouverture du début des années 90 en a pris un coup dès que
les clients ont découvert que chaque fournisseur avait sa propre version propriétaire
d’Unix. Un utilisateur de tel Unix ne pouvait pas passer facilement à tel autre
Unix, sans modifier quelque peu les applications. Pis encore, certains fournisseurs
passaient à une version différente d’Unix à l’intérieur de leur propre gamme de
produits, à tel point que les clients existants éprouvaient beaucoup de difficultés
à évoluer entre les différentes versions.
Ainsi, quand Hewlett-Packard (HP) a fait passer son Unix, HP-UX, de la version
9.0 à la version 10.0, les applications utilisateurs ne fonctionnaient plus. Dans
le cadre de la mise à niveau, HP était passé d’une ancienne base Unix appelée
System 3 à une plus récente appelée System 5.2. Les applications utilisateurs
qui fonctionnaient sur HP-UX 9.0 devaient dans le meilleur des cas être recompilées
et, souvent, purement et simplement réécrites pour fonctionner sur HP-UX 10.0.
Nombreux sont les clients HP qui utilisent encore la 9.0 et n’ont pas adopté une
version plus récentes d’HP-UX tout simplement parce qu’ils ne peuvent pas s’offrir
les modifications nécessaires.
Au cours des 10 dernières années, divers fournisseurs ont créé et commercialisé
plus de 100 versions incompatibles d’Unix. Et ce nombre ne cesse de grandir. Linux
compte déjà plusieurs versions, et nul ne sait quand ça s’arrêtera. IBM elle-même
a annoncé le support de trois formes totalement incompatibles d’Unix : le système
d’exploitation AIX du RS/6000, un nouveau système d’exploitation Unix développé
conjointement par IBM et Santa Cruz Operation (SCO) qui fonctionnera sur des processeurs
Intel, et Red Hat Linux.
Téléchargez cette ressource
Microsoft 365 Tenant Resilience
Face aux failles de résilience des tenants M365 (configurations, privilèges, sauvegarde). Découvrez 5 piliers pour durcir, segmenter et surveiller vos environnements afin de limiter l’impact des attaques. Prioriser vos chantiers cyber et améliorer la résilience de vos tenants Microsoft 365.
Les articles les plus consultés
Les plus consultés sur iTPro.fr
- Ransomware en santé : la double extorsion fait exploser la facture en Europe
- Les fuites de données explosent en France, désormais pays le plus touché d’Europe
- L’IA accélère les attaques et expose les identités non gouvernées
- Identités machines et supply chain : l’erreur stratégique des entreprises en cybersécurité
Articles les + lus
Model Context Protocol : le contexte, grand oublié du débat
Microsoft dévoile MAI-Thinking-1 : un modèle de raisonnement « enterprise-grade » en preview publique
Couchbase lance AI Data Plane pour industrialiser l’IA agentique
Windows 11 : Microsoft généralise le point-in-time restore pour accélérer la remise en service des PC
Computex 2026 : 5 signaux forts à retenir
À la une de la chaîne Tech
- Model Context Protocol : le contexte, grand oublié du débat
- Microsoft dévoile MAI-Thinking-1 : un modèle de raisonnement « enterprise-grade » en preview publique
- Couchbase lance AI Data Plane pour industrialiser l’IA agentique
- Windows 11 : Microsoft généralise le point-in-time restore pour accélérer la remise en service des PC
- Computex 2026 : 5 signaux forts à retenir
