Depuis sa première version sortie avec Windows Server 2008.
La virtualisation imbriquée : Gadget ou avenir de la virtualisation ?
Le moteur de virtualisation de Microsoft s’est vu ajouter de nombreuses fonctionnalités.
Il faut rappeler que celui-ci est encapsulé dans le noyau de Windows et se présente sous la forme d’une couche d’abstraction pour que les systèmes (parents ou virtualisés) accèdent à leurs ressources (CPU, Mémoire, …). Afin de fonctionner de manière optimale, le moteur Hyper-V s’appuie sur des extensions matérielles du processeur qui sont dédiées à la virtualisation (Intel VT-x et AMD-V).
Ces extensions sont ensuite masquées par la couche de virtualisation et ne sont donc plus visibles ni utilisables dans l’environnement virtualisé. Il n’est donc pas possible d’installer un outil de virtualisation s’appuyant sur ces extensions dans une machine virtuelle Hyper-V.
Avec la dernière build du programme Insider de Windows 10 (build 10565), un changement majeur dans l’architecture voit le jour avec la possibilité d’exécuter des machines virtuelles Hyper-V à l’intérieur d’une machine virtuelle Hyper-V. Cette nouveauté peut paraître anecdotique ou un simple gadget technique mais il n’en est rien ! En effet, elle va tout d’abord simplifier la vie des consultants/formateurs sur les produits s’appuyant fortement sur la virtualisation (Ex: SCVMM). Mais l’objectif principal de cette avancée est d’introduire les fonctionnalités nécessaires au fonctionnement des conteneurs Hyper-V qui seront intégrés à Windows Server 2016. Voici le schéma de fonctionnement de cette nouvelle architecture :
Actuellement, il s’agit de la toute première implémentation de cette nouvelle architecture et elle demande encore de gros efforts pour sa mise en place avec des conditions très restrictives. Les prochaines releases devraient non seulement faciliter son implémentation mais supporter un nombre plus important de scénarios de déploiement. Il est aussi à noter que cette architecture demande une quantité non négligeable de ressources (CPU, mémoire…). Espérons que des futures optimisations améliorent aussi ces aspects de l’implémentation.
Voici la procédure de déploiement pour tester cette architecture :
• Sur un poste équipé de Windows 10 build 10565, créer une machine virtuelle avec Windows 10 build 10565.
• Télécharger le script d’activation suivant : https://raw. githubusercontent.com/Microsoft/Virtualization-Documentation/ master/hyperv-tools/Nested/Enable Nested- Vm.ps1.
• Exécuter le script d’activation précédent.
• Installer le composant Hyper-V dans la machine virtuelle.
• Créer une nouvelle machine virtuelle équipée de Windows 10 build 10565 dans la première machine virtuelle.
Téléchargez cette ressource
Guide de Threat Intelligence contextuelle
Ce guide facilitera l’adoption d’une Threat Intelligence - renseignement sur les cybermenaces, cyberintelligence - adaptée au "contexte", il fournit des indicateurs de performance clés (KPI) pour progresser d' une posture défensive vers une approche centrée sur l’anticipation stratégique
Les articles les plus consultés
Les plus consultés sur iTPro.fr
- Ransomware : les identités compromises à l’origine de 79% des attaques
- Deepfakes : la France dans le top 10 des pays les plus touchés par les fraudes
- Comment se démarquer avec l’IA quand elle doit devenir la norme
- Attaques IA : un Active Directory peut être compromis en 40 minutes
Articles les + lus
Pourquoi la souveraineté des données relève du contrôle et non de la géographie
Attaques IA : un Active Directory peut être compromis en 40 minutes
Au-delà du polling: pourquoi la surveillance des systèmes hérités devient un risque pour l’entreprise
La souveraineté numérique commence par avoir le choix de son infrastructure
Réforme de la facturation électronique : une préparation largement théorique
À la une de la chaîne Enjeux IT
- Pourquoi la souveraineté des données relève du contrôle et non de la géographie
- Attaques IA : un Active Directory peut être compromis en 40 minutes
- Au-delà du polling: pourquoi la surveillance des systèmes hérités devient un risque pour l’entreprise
- La souveraineté numérique commence par avoir le choix de son infrastructure
- Réforme de la facturation électronique : une préparation largement théorique
