Les produits GED du cloud se manifestent à trois niveaux : « référentiel partagé », entièrement gérés, basés sur SaaS ; solutions hébergées sur des serveurs dédiés ; et solutions de « plate-forme applicative » sur le cloud.
Les couches du Cloud Computing
SaaS fournit une interface utilisateur prédéfinie aux utilisateurs individuels, qui accèdent généralement au service via un navigateur web, avec toutes les fonctions habituelles en la matière : édition partagée, contrôle de version, indexation du contenu et le casse-tête de l’administration confié à quelqu’un d’autre. Google Docs est peut-être le plus connu de ces services (figure 1), même si d’autres acteurs, comme Microsoft avec sa Business Productivity Online Suite (BPOS) SharePoint Online (figure 2) entrent résolument sur le marché.
Le principal avantage de SaaS est le faible coût du ticket d’entrée : un navigateur web et un utilisateur suffisent pour participer. Les produits GED SaaS classiques sont très personnalisables, et vous pouvez donc adapter le portail GED à votre flux de travail.
Mais au-delà de quelques dizaines d’utilisateurs, SaaS peut s’avérer coûteux, plus en tout cas qu’une solution cloud équivalente dans laquelle vous gérez vous-même l’application GED et les fonctions du cloud. Les solutions hébergées fonctionnent au niveau suivant, délivrant encore une interface GED relativement fixe mais utilisant des fonctions cloud dédiées : serveurs, stockage et Internet. BPOS SharePoint Online chevauche en fait SaaS et les solutions hébergées. Un client BPOS peut payer pour des fonctions dédiées quand le niveau de performance ou de sécurité l’exige, avec des temps de disponibilité et de réponse spécifiques garantis. Les solutions hébergées travaillent souvent en interrelation avec les applications d’entreprise classiques, comme Microsoft Outlook, ou des applications GED propriétaires qui offrent un temps de réponse plus rapide et un plus large éventail d’interactions GUI, comme glisser/déposer, vidéoconférence et workflow personnalisé.
SaaS & GED
On retrouve SaaS et la GED cloud hébergée sur des écosystèmes add-on spécifiques à certains fournisseurs, dans lesquels des améliorations enfichables peuvent être achetées à divers fournisseurs tiers. Dans votre analyse des fournisseurs GED, prenez le temps d’étudier les offres tierces, dont beaucoup concernent des applications verticales spécifiques, comme la facturation médicale et hospitalière ou les réservations de voyages.
Malgré la richesse de l’offre SaaS et hébergée, il se peut qu’aucune ne réponde vraiment aux exigences GED de vos utilisateurs. Cela n’élimine pas pour autant une solution cloud, parce que celui-ci permet aussi le développement d’applications natives. La couche supérieure, et la toute dernière, de la GED cloud permet d’exécuter des applications sur des plates-formes d’exécution basées sur le cloud, sur lesquelles l’application GED s’exécute directement sur une couche de service construite par le fournisseur du cloud. Ainsi, Google App Engine (figure 3) est un environnement runtime d’application complet, avec GUI, base de données et hébergement web. Il vous suffit de fournir le code, via une IDE de type Eclipse. Dans le même esprit, Windows Azure de Microsoft assure le développement, l’hébergement et l’administration des applications cloud, en utilisant son Visual Studio IDE.
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