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IBM i et le stockage externe

Tech - Par iTPro - Publié le 16 août 2011
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Depuis plusieurs releases d’OS/400 puis de i5/OS, le système d’exploitation d’IBM Rochester supportait les disques externes sur des baies SAN, mais uniquement sur certaines baies IBM. La raison était purement technique car IBM i est le seul Operating System à utiliser des secteurs disques de 520

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octets au lieu des 512 octets habituels. Ainsi, les baies IBM ESS800, DS6800, DS8100 et DS8300 implémentaient le support du formatage de disque en 520 octets pour supporter i5/OS. Ces baies, positionnées dans le haut et le très haut de gamme n’étaient pas à la portée de tous les budgets et seules les grosses sociétés pouvaient les implémenter avec i5/OS.

La virtualisation change la donne, l’environnement IBM i lorsqu’il est virtualisé par une partition Virtual I/O Server, est alors hébergé sur des secteurs disques formatés en 512 octets. Si IBM i nécessite des secteurs de 520 octets, comment ce miracle est-il possible ?

Souvenez-vous, PowerVM contient un composant qui se nomme le POWER Hypervisor. Ce dernier va transmettre à la partition IBM i 6.1 neuf secteurs de 512 octets, les huit premiers contiendront des données et le dernier contiendra les headers de ces huit secteurs (soit 64 octets). Le microcode IBM i n’ayant plus qu’à reconstituer le tout.

Bilan : cette technique, certes un peu couteuse en CPU, permettra le support d’IBM i sur des baies d’entrée et de moyenne gamme IBM. Précisons encore que seule la gamme IBM est supportée par cette technique. Il s’agit des DS3200, DS3400, DS4700, DS4800, DS5100 et DS5300.

Quid de la concurrence ?

La solution s’appelle SVC (SAN Volume Controler). Il s’agit d’un serveur IBM permettant d’interconnecter des baies de stockage de tous horizons avec de nombreux serveurs du marché (et pas simplement de l’IBM, puisque HP, SUN, SGI et d’autres constructeurs sont supportés). Le SVC est conçu pour fournir du disque virtuel en provenance de multiples baies de stockage, à différents serveurs. Tout serveur et Operating System supporté par le SVC peut donc être implémenté sur une baie connectée au SVC car c’est ce dernier qui réalise l’interface entre l’OS et la baie.

La bonne nouvelle, c’est que IBM i 6.1 est supporté par le SVC et que l’on pourra donc disposer de fonctionnalités de stockage évoluées sur la grande majorité des baies du marché, mais la mauvaise, c’est que l’architecture mise en œuvre pour ce support est relativement complexe. En effet, pour qu’IBM i tourne sur une baie DMX de EMC ou sur une baie USP de Hitachi par exemple, il faudra ajouter un SVC à l’architecture évoquée plus haut. Ainsi, l’environnement IBM i sera virtualisé par un Virtual I/O Server connecté à un SAN Volume Controler en cluster, lui-même attaché à une ou plusieurs baies de stockage.

On peut désormais faire tourner IBM i sur de nombreuses baies du marché, mais le prix à payer est la complexité de l’architecture, il faudra donc avoir, non seulement des compétences métier et IBM i, mais également des compétences sur UNIX (VIOS), sur le cluster SAN Volume Controler et sur les baies de stockage et pourquoi pas sur les BladeCenter si la partition IBM i tourne sur une lame !

Un avantage à implémenter IBM i sur un SVC, et non des moindres, est la possibilité de déplacer l’espace de stockage des environnements à chaud, donc sans arrêt des partitions. L’exemple ci-dessous représente un Power System avec trois partitions, une VIOS et deux IBM i (LPAR 1 et LPAR 2). La partition VIOS est attachée à un SAN Volume Controler, qui est connecté à quatre baies de stockage (DS4800, DS6800, DS8300 et XIV). Les disques du VIOS sont sur la DS4800, ceux de la partition LPAR 1 sont situés sur la DS6800 tandis que ceux de la partition LPAR 2 sont sur la DS8300. Le SVC va par exemple permettre de déplacer l’espace de stockage de la partition LPAR 2 de la baie DS8300 vers la baie XIV sans arrêt de production.

Virtualisation des lecteurs de bandes

 Cette technologie, issue du Cloud computing et à ne pas confondre avec les bandes virtuelles implémentées en V5R4, n’est disponible que sur des partitions i virtuelles hébergées par un VIOS. Les bandes virtuelles permettent de réaliser des sauvegardes sur les disques d’un système ou d’une partition comme s’il s’agissait d’un lecteur de bande physique, mais les données restent sur disques sous forme d’images de catalogue et doivent ensuite être transférées sur un autre système en FTP ou dupliquées sur une bande physique. La virtualisation des lecteurs de bande est relativement différente, car il n’y a pas d’écriture des données sur disque. L’écriture se fait directement sur le lecteur de bande de la partition VIOS. Cette dernière virtualise ses lecteurs via des contrôleurs SAS virtuels et les mets à disposition de toutes les partitions clientes.

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Tech - Par iTPro - Publié le 16 août 2011