Le contexte de sauvegarde des services de messagerie est devenu extrêmement complexe ces dernières années avec l’augmentation significative des volumes de données à gérer.
Pourquoi ne faut-il plus sauvegarder sous Exchange 2010 ?
La sollicitation des serveurs, la durée des opérations et l’espace disque nécessaires sont des paramètres à ne pas négliger aussi bien dans l’élaboration des stratégies de sauvegarde que celles de restauration.
On peut garder à l’esprit que la mise en place d’un plan de sauvegarde permet de répondre à deux types de besoins :
- Restauration suite à un sinistre naturel : Le serveur ou un disque dur tombe en panne, il faut tout restaurer pour remettre en production le système.
- Restauration suite à une erreur humaine : Un utilisateur supprime par erreur un email ou une boîte aux lettres et il faut restaurer spécifiquement cet élément sans toucher au reste du contenu en production.
Ainsi, même si les méthodes classiques de sauvegarde et de restauration sont toujours supportées sous Exchange 2010, Microsoft a préféré mettre à disposition des administrateurs et des utilisateurs une batterie de fonctionnalités et d’outils permettant d’éviter de plonger dans les processus de restauration coûteux en temps et en stress.
On retrouve donc les fonctionnalités suivantes pour nous aider.
- Boîtes aux lettres d’archive : Les utilisateurs ne sont plus obligés de recourir aux fichiers d’archives locaux (fichiers .pst), ils peuvent maintenant sauvegarder leurs archives dans l’infrastructure Exchange.
- Rétention des emails : Même si les emails sont supprimés de la corbeille de la boîte aux lettres de l’utilisateur, il pourra les récupérer de manière autonome.
- Rétention légale (Legal Hold) : Si pour des raisons légales, le contenu d’une boîte aux lettres ne doit jamais être supprimé, un administrateur spécifiquement désigné pourra toujours le récupérer.
- Rétention des boîtes aux lettres : Si un utilisateur possédant une boîte aux lettres est supprimé, sa boîte aux lettres peut être réassociée à un autre utilisateur.
- Haute disponibilité avec le DAG : Si un disque ou un serveur tombe en panne, les réplicas de cette base prennent le relai et le service n’est pas arrêté.
- Copie décalée d’une base de données (DAG) : Si un contenu n’est plus disponible dans la base de données en production, il est possible de revenir à un état antérieur de la base sur un serveur dédié pour récupérer le contenu.
- Sauvegarde / Restauration : Si toutes ces solutions n’ont pas permis de récupérer ou de restaurer les données, il est toujours possible de s’appuyer sur les mécanismes classiques de sauvegarde et de restauration.
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