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Le FIC 2018 rayonne au-delà des frontières de la France

Sécurité - Par Sabine Terrey - Publié le 24 janvier 2018
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Au Grand Palais de Lille, la 10ème édition du FIC a ouvert ses portes, avec un objectif clair et urgent de décloisonnement : le public parle au privé, l’Etat parle aux collectivités territoriales, les entreprises s’adressent aux universités et centres de recherche. La réponse est stratégique. L’échange et l’innovation priment au sein de l’esprit cybersécurité du FIC et concourent à l’enjeu de souveraineté nationale et européenne.

Le FIC 2018 rayonne au-delà des frontières de la France

La stratégie française

« Notre événement s’inscrit pleinement dans l’agenda numérique de la France, de l’Europe et du reste du monde », le Général Marc Watin-Augouard, fondateur de la manifestation, pose ainsi les piliers du FIC 2018. Avec 81 pays représentés et 40 délégations officielles, les yeux se tournent vers le FIC au rayonnement international.

Les intervenants intensifient leurs efforts de sensibilisation envers tous les usagers du numérique « le climat cyber est menaçant ». Qu’il s’agisse d’Hexatrust par la voie de son président Jean-Noël de Galzain, de Julian King, commissaire à la sécurité européenne, du Général Christian Rodriguez, major général de la gendarmerie nationale, de Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, face à l’ampleur de la tâche, l’anticipation est la clé de la réussite et donc du business. Chacun est concerné, entreprises, particuliers, écoles, institutions, «  la sécurité est l’affaire de tous » et « c’est bien la résilience de l’ensemble de la société qu’il nous faut construire » précise Gérard Collomb.

Parmi les messages, retenons à juste titre que l’écosystème des acteurs de référence et start-up français, reconnus à l’international et dédiés à la cybersécurité, impulse cette montée en puissance des bonnes pratiques, formations, expertises et diagnostics.

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Créer une vraie culture de la cybersécurité

Actes malveillants, attaques avancées, vols de données, risques induits par l’utilisation des objets connectés, risques de fraude, sécurisation des flux, des mots qui ont martelé les sessions. Mobilisation européenne et française mais aussi au niveau des entreprises pour lutter contre cette menace « diffuse ». Les risques sont démultipliés et le dernier baromètre du CESIN le prouve.

« On ne peut laisser la maîtrise des technologies les plus avancées au seules organisations criminelles » souligne Gérard Collomb. L’action européenne doit répondre incontestablement aux défis du cyber crime. C’est avec cette conviction, que la garantie doit aussi être nationale. La France va proposer des réponses concrètes en matière de « capacités cyber ». Outre la plate-forme Pharos et l’initiative ACYMA, le ministre évoque le développement d’une stratégie de lutte contre la cybercriminalité et un rassemblement des talents « trop éparpillés entre les services » pour augmenter l’efficacité collective.

C’est ainsi que, « de la cartographie des ressources existantes », et de propositions, une feuille de route sera construite s’appuyant sur la « consolidation » des moyens techniques des services de renseignement et d’investigation qui doivent « bénéficier des outils les plus avancés ». Car si « la guerre technologique est une clé »,  la cybersécurité est bel et bien « une obsession de tous les instants ».

Cette feuille de route doit installer la cybersécurité comme « un enjeu transversal » pour tous les personnels de l’Etat. La réelle montée en compétences dans le dossier cyber est donc une priorité.

Et d’appuyer, « c’est dans nos PME, dans nos start-up, que se déploient les solutions technologiques les plus innovantes pour lutter contre les cyberattaques ». L’innovation des grands groupes et PME en matière de cryptage, de sécurisation et de détection, est cruciale et l’Etat veut être « en contact fort avec cet écosystème » et avec les grands groupes, les Opérateurs d’Importance Vitale (OIV), les sous-traitants, les écoles, les citoyens pour la formation, la sensibilisation et la prise de conscience collective.

 

Le FIC 2018 en chiffres

  • Plus 8 500 participants (+ 20 %)
  • 350 partenaires (+30%)
  • 81 pays
  • 40 délégations officielles
  • 1200 étrangers présents
  • 250 participants aux challenges
  • 300 intervenants
Sécurité - Par Sabine Terrey - Publié le 24 janvier 2018