De la montée en maturité des organisations aux priorités stratégiques et au potentiel sous-exploité de l’IA générative, où en est-on ?
Les 7 paradoxes de la transformation digitale en France
L’édition 2025 du baromètre Niji révèle des indicateurs, des paradoxes et des enseignements clés.
La performance opérationnelle
Que retenir précisément ? Selon 91% des organisations, la transformation digitale doit servir l’efficacité opérationnelle et 41% ont un modèle économique conduit par la technologie.
A noter que 50% des investissements concernent le SI métier en back-end contre 20% pour l’IA et la Data, 15% des entreprises ont structuré les données vers une approche produit (vs. 7% en 2024) et 69% sont en train de le faire (vs. 49% en 2024).
La conduite du changement et l’adoption sont incontournables de la transformation digitale, mais seulement 29%maîtrisent ces compétences.
Enfin, 73% n’ont pas encore mis en place de processus d’amélioration continue basée sur des indicateurs IT, 71% n’ont déployé des cas d’usage IA générative sur leur chaîne de valeur digitale et 75% ne maîtrisent toujours pas la mesure d’indicateurs “green” (vs. 76% en 2024). « La transformation digitale entre dans une nouvelle phase : celle de la performance opérationnelle. Après une décennie d’investissements dans les technologies, la data et la culture produit, les organisations et administrations doivent désormais concentrer leurs efforts sur ce qui structure leur efficacité interne. Le digital ne se limite plus à l’expérience client ou à la croissance des revenus : il doit désormais irriguer les processus, les fonctions support et les chaînes de valeur » résume Romain Delavenne, Directeur Consulting, Niji.
Les 7 paradoxes de la transformation digitale
Ainsi, 7 contradictions se dévoilent et freinent les organisations.
- Les budgets alloués
Les attentes en matière de transformation digitale sont très élevées et en forte hausse (90%), mais les budgets alloués diminuent (50%)
- L’efficacité opérationnelle
L’efficacité opérationnelle est prioritaire pour 91%, mais seulement 31% ont la capacité à transformer les processus
- La fonction technologique
La fonction technologique doit apporter plus de bénéfices pour chaque euro investi (100%), mais les efforts d’optimisation se concentrent sur l’ajustement de la demande à court terme (81%) plutôt que sur la recherche de simplification et de rationalisation de la fonction technologique
- La conduite du changement
Les investissements doivent générer de la valeur (100%), mais les efforts consacrés à la conduite du changement sont sous-optimaux (29%) et peu mesurés (35%)
- Des cas d’usage de l’IA générative peu structurés
On assiste à un foisonnement des cas d’usage de l’IA générative (89%), mais ces initiatives restent rarement structurées en véritables projets de transformation (40%)
- L’intégration de l’IA
L’IA est perçue comme un levier majeur d’efficacité technologique (71%), mais son intégration systématique dans la chaîne de valeur est encore très marginale (1%)
- Compétitivité & Souveraineté
La dépendance à la technologie américaine est significative (75%) et les impacts sur la compétitivité et la souveraineté sont trop peu anticipés (14%).
Quelques enseignements
En résumé, la transformation digitale reste une priorité stratégique malgré un environnement économique tendu. 90% des organisations déclarent un momentum identique ou supérieur à 2024. L’efficacité opérationnelle reste la priorité numéro un (91%), devant l’engagement client (74%) et l’expérience client ou employé (72%). La réussite de la transformation digitale dépend de trois leviers : la solidité des fondations technologiques, la conduite du changement et la capacité à mesurer l’impact.
En 2025, l’IA générative en tête, passe de la phase d’expérimentation à celle de l’industrialisation. Présente dans l’ensemble de la chaîne de valeur, c’est un levier d’efficacité opérationnelle.
Alerte : si 75% reconnaissent leur dépendance structurelle aux fournisseurs technologiques américains, seules 44% ont engagé une réflexion sur leur souveraineté numérique ! Et pourtant, la souveraineté numérique est un levier d’innovation et de durabilité.
Source : Baromètre Niji 2025
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