Depuis l’apparition de la crise liée au COVID-19, le monde du travail n’a cessé d’évoluer et ces dernières années ont vu émerger deux tendances en la matière qui ont touché le monde entier et qui s’ancreront certainement dans la durée.
L’exploitation des données RH, réponse à la pénurie de talents ?
Nicolas Hirsch, responsable de Qlik en France, partage son expertise.
En premier lieu, la pandémie a favorisé une numérisation et une transformation rapide des offres de services. Notre vie professionnelle a connu de nombreux changements, qui nous ont notamment fait basculer d’un environnement de travail physique à un environnement en distanciel. Dans cette logique, les services utilisés quotidiennement dans le cadre de notre travail ont naturellement suivi le même parcours. Étant donné que le travail hybride, qui conjugue travail sur site et à distance, semble s’être inscrit dans les différentes manières de travailler aujourd’hui, il est donc plus que probable que ces changements vont être perpétués à leur tour.
D’autre part, la Grande Démission, mouvement largement documenté, est la deuxième tendance de cette évolution. Par exemple, en France, entre fin 2021 et début 2022, 520 000 personnes – dont 470 000 en CDI – ont volontairement mis fin à leur contrat de travail par trimestre. Ainsi, bon nombre d’entreprises, si elles ne l’ont pas déjà fait, doivent se remettre en question quant à « l’expérience » qu’elles proposent à leurs collaborateurs afin de juguler cette hémorragie de talents.
Dans cette situation, les responsables RH sont les premiers concernés, puisqu’ils sont chargés de contrôler ces taux de départ élevés tout en améliorant les processus de recrutement et d’insertion de nouveaux salariés. L’entreprise doit donc répondre impérativement à ces exigences si elle souhaite maintenir son succès commercial, réduire les coûts (à savoir que le coût total du remplacement du personnel frôlerait les six à neuf mois de salaire d’un employé), optimiser la satisfaction des collaborateurs (une succession de départs peut avoir un impact néfaste et indirect sur les relations entre les collaborateurs ou sur le moral des équipes) et conserver sa bonne réputation (qui pourrait être compromise à cause de sa faible rétention de talents).
Il est toutefois possible de simplifier cette tâche et de la faire gagner en efficacité en s’appuyant sur la mise en place d’une relation plus dynamique entre les informations et les données. Pour ce faire, c’est aux responsables RH d’adopter une nouvelle approche des données qui leur permettra de faire preuve d’agilité en toutes circonstances – l’idéal étant de développer une forme d’intelligence continue, capable de fournir des informations récentes en temps réel et conçue pour engager des actions immédiates.

Les données comme élément essentiel pour optimiser l’expérience des salariés
Selon une récente étude, les collaborateurs travaillant dans le domaine des ressources humaines ont déclaré que, depuis l’année dernière, leur utilisation des données et l’importance de ces dernières dans la prise de décisions ont doublé. De plus, 69 % d’entre eux certifient qu’un usage plus abouti des données de l’entreprise a eu un impact très positif sur la qualité de leur travail au quotidien. Ainsi, dans l’optique de maximiser la valeur apportée par les collaborateurs – soit l’actif le plus précieux de l’entreprise -, la direction et les équipes RH doivent pouvoir trouver un moyen de motiver les salariés et de les rendre plus productifs, tout en anticipant les conséquences de ces potentiels changements.
Pour pouvoir recruter les talents adaptés et les satisfaire pour garantir leur productivité, il est donc primordial d’exploiter les données de la meilleure manière possible. Ainsi, grâce à des paramètres favorisant la rétention de talents – tels que la montée en compétences, les mutations, les formations et l’identification de potentiels parcours – les RH sont désormais en mesure de suivre le cheminement des collaborateurs et d’envisager leurs possibilités d’évolution.
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