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prochaine version d’Office 365 basée sur les composants « Wave 15 »

Tech - Par iTPro - Publié le 20 mars 2012
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En résumé, si une prochaine version d’Office 365 basée sur les composants « Wave 15 » ne pourrait être au mieux disponible qu’en 2014 ou 2015 (soit 4 ans), et que cette fenêtre ne correspond ni aux cycles de développement dans le cloud, ni à la maintenance d’une équipe

de développement sur cette plateforme, il est assez simpliste de penser qu’il pourrait exister une version intermédiaire entre Office 365 « Wave 14 » et Office 365 « Wave 15 ». Dans cette hypothèse, quelles pourraient être les nouveautés portées par une version intermédiaire ?

Personnellement, j’en vois trois :

 La refonte des interfaces Office 365 en Silverlight 4.0. Pour cela, je me base sur les tous derniers produits cloud en cours de développement, et plus particulièrement sur Windows InTune et Microsoft System Center Advisor (dont le nom de code est Atlanta) – https://www.systemcenteradvisor.com/. Intune et Atlanta sont les deux spin-off en mode cloud des produits System Center. Si InTune est un produit de gestion de parcs PC pour PME, Microsoft Advisor en serait la déclinaison pour les grandes entreprises.

Elles ont toutefois une caractéristique et une marque de fabrique commune : leur interface d’administration en Silverlight. Exit donc les interfaces d’administration à l’ancienne, il semble que Microsoft souhaite imposer Silverlight 4.0 comme son futur socle, ce qui est logique quand on y regarde de plus près. En effet, une application Silverlight étant « exécutable » aussi bien en environnement « on premise » qu’en environnement « cloud », cela permettrait à Microsoft de pouvoir porter quasiment instantanément une console dans le cloud sans avoir besoin de recoder l’interface et donc, de réduire le temps de latence entre la fourniture d’une application « legacy » (on premise) et la disponibilité de cette dernière au travers du nuage. Voir figure 1.

 La refonte de Microsoft Office Client. On sent qu’il y a besoin d’un profond besoin de cohésion sur le futur logiciel client Office. La première raison est qu’Office est l’une des deux applications les plus génératrices de revenus pour Microsoft mais qu’en même temps, Office n’est pas portable en l’état dans le cloud. Bien sûr, il existe une version web intitulée Office Web Apps, mais on comprend que son développement a été plus une réponse concurrentielle vis-à-vis de Google Docs. J’en tiens au fait qu’Office Web Apps est disponible gratuitement sur Live.com comme une version légère et similaire en termes de fonctionnalité à son concurrent direct, qu’on trouve les Office Web Apps sur SharePoint également, mais que si on regarde au niveau d’Exchange Server, le portage d’Office Web Apps n’est pas réalisé. Sur Exchange Server, on ne dispose que de filtres de lecture, et il est impossible de pouvoir modifier directement un document dans Outlook 2010 ou Outlook Web Access.

Bien entendu, dans sa nouvelle mouture, Office 365 dispose désormais d’Office 2010 Professional Plus, mais dans un mode de consommation assez baroque : le mode de licence est « cloud », mais l’utilisation d’Office 2010 nécessite qu’on l’installe de manière traditionnelle, ce qui ne met pas cette application au même niveau que les autres.

Autre initiative qui n’a pas forcément été suivie par les consommateurs, c’est le mode d’installation « Click to Run », où une tentative d’adaptation d’Office 2010 en mode « streaming applicatif ». Cette technologie, empruntée à Microsoft App-V reste une démarche intéressante, même si dans les faits, elle ne semble pas avoir suscité l’unanimité, preuve en est que ce n’est pas ce mode qui a été choisi pour Office 2010 Professional Plus dans Office 365. Si vous êtes intéressé par le développement d’Office « 15 », je vous propose d’aller consulter le lien suivant qui tente de compiler l’ensemble des informations disponibles à ce sujet (http://bit.ly/a2yC3r).

Pour en conclure avec le client Office, il semble évident qu’un gros travail reste à accomplir par les équipes afin que cette quatrième brique logicielle d’Office 365 atteigne une cohérence égale à celles des autres applications que sont Exchange, SharePoint et Lync.

 La totale intégration des éléments « non compatibles avec le cloud » de Lync et de SharePoint. L’équipe Exchange a fait un gros travail sur l’ECP (Exchange Control Panel) et d’autres éléments qui lui ont permis que son produit soit très similaire dans le cas d’une exploitation « on premise » ou « cloud ». Ce n’est pas encore totalement le cas des autres logiciels qui composent Office 365. Plusieurs exemples appuient mon propos : la quasi-certitude de l’absence de l’interface PowerShell pour gérer SharePoint Online, l’absence de la coexistence riche pour Lync Server/Lync Online, etc. Faut-il le rappeler, Microsoft Office 365 s’appuie uniquement sur les composants « standard » délivrés par les équipes produits et ne peut intégrer un composant que si celui-ci est déjà compatible « cloud » dans sa version traditionnelle. En clair, plusieurs composants sont encore en attente de pouvoir être intégrés à Office 365, mais ces fonctions sont en attente que les applications traditionnelles telles que SharePoint Server 2010 et Lync Server 2010 les supportent en mode cloud. En clair, cela veut dire que si jamais PowerShell pour SharePoint Online n’était pas livré dans la première version d’Office 365, ce n’est pas que l’équipe Office 365 ne le veut pas, mais que tout simplement elle ne le peut pas, attendant elle-même le composant de l’équipe SharePoint. Il reste à regarder de plus près les feuilles de route des deux produits cités pour savoir si les corrections pourront être apportées sous la forme d’un roll up update ou d’un futur service pack, tout en espérant qu’il ne faille pas attendre jusqu’à leur version « 15 ».
 

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