Le Software-Defined Data Center est modèle qui permet aux entreprises de transformer profondément leur infrastructure informatique.
Comment transformer son infrastructure avec le software-defined Data center (SDN) ?
Marc Frentzel, Directeur Technique Europe du sud chez VMware commente ce dispositif qui booste le développement et l’agilité des organisations. Différentiateur stratégique ? Nécessité tactique ? Explications.
Un Data Center virtualisé pour plus d’agilité
Disposer d’un Data Center totalement virtualisé grâce aux logiciels est considéré comme une priorité chez VMware. Les bénéfices sont divers, l’agilité se ressent dans les temps de mise à disposition des nouvelles applications, dans une capacité opérationnelle plus aisée pour les équipes IT, dans l’accès à tout type d’applications, nouvelles, anciennes, internes et externes, « les clients veulent des objectifs d’agilité » explique Marc Frentzel.
Pourquoi cette volonté d’aller vers le Software-Defined Data Center ? Il faut raccourcir les temps de projets informatiques. De la virtualisation des serveurs il y a quelques années, les entreprises veulent aujourd’hui une mise à disposition de tous les composants d’un projet informatique et d’infrastructure rapidement. Pour exemple, des 15 à 20 jours habituellement nécessaires pour avoir à disposition les composants réseaux, ici on passe à un délai de moins d’une journée. Ce gain de temps est à la fois tactique dans le sens de la rapidité, de l’adoption et d’une augmentation de la satisfaction des utilisateurs. « Tout ce qui peut être fait pour réduire le nombre de jours de mise en oeuvre technique est bienvenu » ajoute Marc Frentzel.
Des objectifs stratégiques
Mettre en oeuvre toujours plus d’applications pour les utilisateurs est un élément stratégique pour les entreprises. Aujourd’hui, toute nouvelle application est mise en œuvre pour des personnes accédant au SI en interne, depuis un PC portable à distance, depuis des terminaux mobiles, de plus des morceaux d’application peuvent être mis à disposition de personnes tierces. Ainsi, les applications ne sont plus développées de manière monolithique, au contraire, chaque utilisateur a un besoin différent. Tout le temps gagné sur la mise en œuvre pour créer de nouveaux services est très attendu.
Autre élément stratégique du Software-Defined Data Center. Les entreprises ne veulent plus une seule infrastructure interne, mais elles tendent de plus en plus vers le Cloud hybride, « avoir un seul Cloud basé sur leur Data Center interne et sur des Data Center tiers », le but est de ne pas recréer de silos pour que les entreprises assurent une continuité entre les différents services IT du Data Center interne et du Data Center public. Marc Frentzel ajoute « les projets sont en cours, les clients se répartissent entre l’interne et l’externe en fonction des délais de mise à disposition, de la disponibilité de leurs propres équipements, du coût, des facilités opérationnelles ».
Côté clients…
Le Software-Defined Data Center affiche déjà une adoption en Europe et aux Etats-Unis.
« En France, plusieurs clients de toute taille sont déjà positionnés sur ce modèle de Software-Defined Data Center, ils partent de l’existant, déjà virtualisé et mis sous forme software et veulent l’étendre vers le réseau et le stockage, mais pas forcément simultanément ». Au-delà de la virtualisation des trois briques, l’étape recherchée est donc l’administration et l’automatisation du Software-Defined Data Center pour apporter l’agilité au quotidien. L’automatisation consiste à définir des règles de mise à disposition de ressources, de quantités de ressources par application ou par utilisateur nécessaire. La mise en place de tout nouveau projet fera ainsi appel à ces capacités d’automatisation pour être totalement réactif et provisionner les infrastructures rapidement.
« Les Data Center pilotés en logiciels, c’est finalement cette capacité à avoir des règles de base centralisées propres à l’ensemble de l’entreprise et de l’IT pour étendre la capacité de virtualisation sur l’ensemble de Data Center » résume Marc Frentzel. Il ne s’agit pas seulement d’une problématique technique, cela engendre un vrai impact sur les processus IT et « cela peut être considéré comme la conséquence des discussions entre les métiers et l’IT ». Etre fournisseur d’un vrai service qui correspond aux besoins des métiers est primordial.
Le passage vers le Software-Defined Data Center se réalise plus ou moins rapidement, cette phase dépend évidemment des pays et entreprises, s’accompagne de questions culturelles, ou liées aux investissements antérieurs, « c’est une évolution incrémentale faite au fil du temps ». D’ailleurs, « notre taux de virtualisation des serveurs est de 75 % environ dans les pays à bonne ou forte maturité technologique comme la France, l’Europe occidentale et les Etats-Unis ». Par ailleurs, « on note que 50 % des clients ont déjà mis en place des processus d’automatisation ou sont en train de les mettre en œuvre, une phase d’expansion se met donc en place ». La sécurité n’est jamais très loin… les menaces vont crescendo, avoir un pilotage logiciel des règles de sécurité déployées sur l’ensemble de l’infrastructure informatique offre de fortes garanties aux DSI.
Au cœur du Software-Defined Data Center
Le Software-Defined Data Center va bien plus loin que la pure amélioration technologique, il apporte de nouveaux services utilisateurs, change la conception des Data Center au sein des entreprises, permet aux DSI d’avoir une démarche orientée services. La tendance est d’aller vers l’IT-as-a-Service, et proposer des services différenciés adaptés aux utilisateurs pour l’accès aux applications, et sur lesquels il est possible de voir le coût exact d’un service informatique.
De plus en plus d’entreprises perçoivent leur entité informatique comme une entité de services internes, souvent partagés à l’échelle du groupe, avec affichage et refacturation des coûts. Et de conclure, « le challenge d’agilité, de flexibilité, de souplesse peut être relevé avec le Software-Defined Data Center sans remise en cause des investissements précédents, à savoir le matériel et les individus ».
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