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Améliorer la qualité de service du réseau

Mobilité - Par Sean Chandler - Publié le 06 juin 2011
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Qualité : voilà un mot que j'ai utilisé machinalement dans ma vie de tous les jours, sans trop y réfléchir.

Au début de ma vie professionnelle, je me plaignais souvent auprès de mon patron de l'impact négatif du travail sur ma « qualité de vie ». (C'était l'époque où j'avais vraiment une vie, avant de m'apercevoir que mon patron s’en souciait fort peu). Plus tard, je prétendais passer « des moments de qualité » avec mes enfants, pour compenser de trop longues heures de travail. (Sans non plus convaincre personne).

Améliorer la qualité de service du réseau

Comme j’ai eu du mal à assurer la qualité de ma vie personnelle, je comprends votre scepticisme quand je parle d’instaurer la qualité de service (Quality of Service, QoS) dans mon réseau. Pourtant, vous devez me croire, parce que, contrairement à ma qualité de vie personnelle, la QoS de mon réseau est régie par des définitions et des standards bien formalisés. Celle de votre réseau est tout aussi importante, particulièrement s’agissant de la transmission de vidéo ou de voix. Dans cet esprit, cet article présente les principes de base de la QoS telle qu’elle s’appliquera à votre réseau. (Quant à la qualité de votre vie personnelle, c’est votre affaire).

La dure et déplaisante réalité de la plupart des réseaux – particulièrement les réseaux Ethernet – est que la pire des jungles se cache sous la gaine luisante des câbles en plastique. Le chaos menace : plus ou moins, selon votre génération d’Ethernet.

Si vous utilisez Ethernet à des vitesses au-dessous de 1 Go, vous comptez sur le protocole Carrier Sensing, Multiple Access with Collision Detection (CSMA/CD). Là, plusieurs unités se partagent les liaisons du réseau et se disputent le droit de transmettre. Avec CSMA/CD, aucune unité n’est assurée de pouvoir transmettre des paquets de données à un certain moment. D’où le chaos évoqué plus haut.
Entre 1 Go et 10 Go, chaque unité se trouve sur un segment de réseau dédié connecté à un commutateur (ou routeur) et utilise un protocole full-duplex. Là, le chaos est moindre mais encore présent entre les commutateurs, parce que chacun d’eux doit décider de l’ordre dans lequel les paquets seront retransmis en amont, vers le prochain commutateur ou routeur.

Si tous les types de trafic réseau étaient égaux, la QoS n’aurait pas d’importance. Les unités lutteraient à égalité pour l’accès au réseau, et l’ordre d’envoi des paquets importerait peu. Mais dans le monde actuel, tous les types de trafic ne se valent pas. En particulier, le trafic Voice over IP (VoIP) et la vidéo streaming ne peuvent pas se déplacer au petit bonheur la chance sur le réseau. Si la voix et la vidéo circulent de manière imprévisible et peu fiable, il en résultera des conversations incompréhensibles et une vidéo hâchée. C’est inacceptable et c’est ici que la QoS entre en scène.

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Mobilité - Par Sean Chandler - Publié le 06 juin 2011