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Dossier Exchange Server : Introduction à  Microsoft ES 2010 – Dernière partie (1/3)

Mobilité - Par Christophe Leroux - Publié le 06 décembre 2010
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J’ai eu l’occasion de vous parler de nombreuses sorties de produits au cours de différents articles du magazine Exchange, mais c’est la première fois que cette présentation nécessite de couper l’article en trois parties.

Non, bien sûr, ce n’est pas par plaisir sadique de faire durer le suspense le plus longtemps possible, mais simplement parce que cette nouvelle version d’Exchange est tout simplement passionnante et regorge de nouveautés. Il est toujours frustrant de devoir se limiter. J’en profite pour remercier Sabine, notre Directrice de la Rédaction, de m’avoir permis d’aller jusqu’au bout de cette présentation. Nous arrivons donc à la fin de la description des nouvelles fonctionnalités d’Exchange 2010. Celles-ci ne sont pas directement liées à un rôle serveur mais sont des fonctionnalités globales.

Nous en avons parlé lors de la première partie : Exchange 2010 sait gérer de très grosses boîtes aux lettres notamment grâce au changement de la structure de la base de données. Le but est de supprimer au maximum l’usage des fichiers PST. Ces boîtes aux lettres peuvent en théorie, avoir une taille de plusieurs dizaines de Go. Mais, si vous activez le mode cache des clients Outlook 2003, 2007 et 2010, vous risquez de vous heurter à un ralentissement du poste de travail si la boîte aux lettres est très grosse. L’équipe produit Office estime que les clients Outlook savent gérer un cache de boîtes aux lettres de 10 Go sans impact sur les performances des postes de travail (pour Outlook 2007, il faut disposer du SP2, sinon cette recommandation retombe à 2 Go). Bien entendu, ces valeurs sont des recommandations de l’équipe produit et varient en fonction de la puissance du poste de travail. Alors comment disposer de boîtes de 30 Go sur le serveur alors que le client limite cette taille ? Réponse : activer la boîte aux lettres d’archives d’Exchange 2010.

Cette nouvelle fonction permet d’activer pour chaque utilisateur hébergé sous Exchange 2010, une seconde boîte aux lettres. L’utilisateur dispose donc de deux boîtes :

  • Une principale qui est synchronisée dans le cache des clients Outlook. Cette boîte est utilisée pour la réception et l’émission des messages.

 

  • Une boîte d’archives qui est visible à partir des clients Outlook 2010 et OWA 2010 comme un dossier supplémentaire, un peu comme si l’utilisateur disposait d’un PST stocké sur le serveur. Cette boîte ne sera pas synchronisée sur le poste de travail ; elle ne sera accessible que si l’utilisateur est connecté au serveur Exchange.


Les quotas de ces deux boîtes sont indépendants. Il sera donc possible de fixer un quota inférieur à 10 Go pour la boîte principale et un quota de 20 Go, par exemple, pour la boîte d’archives.

L’utilisateur peut simplement déplacer des messages de sa boîte principale vers sa boîte d’archives et vice-versa. Il peut également définir des règles afin que, par exemple, tous les messages de plus de 2 ans soient automatiquement déplacés de la boîte principale vers la boîte d’archives. L’administrateur Exchange dispose également d’outils lui permettant de forcer ces règles de déplacement de messages.

La fonctionnalité de boîte d’archives ne permet pas de faire de l’archivage légal car l’utilisateur a moyen de modifier le contenu de l’archive, mais cette fonctionnalité permet de se passer totalement d’un outil tiers d’archivage. L’argument principal de ces outils tiers est de déplacer les messages des boîtes aux lettres Exchange qui à l’origine, étaient stockées sur des disques coûteux, vers un stockage moins cher. Mais puisque qu’Exchange 2010 fonctionne maintenant sur des disques SATA, et qu’il n’y a pas de disques moins chers, il n’y a plus de raison de sortir les messages des boîtes aux lettres pour les stocker ailleurs. Ceci permet également une simplification de la gestion car la boîte aux lettres d’archives d’Exchange 2010 est une fonctionnalité native au produit alors que les logiciels d’archivages tiers apportent naturellement une complexité supplémentaire ainsi qu’un coût licence et d’infrastructure additionnels.

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Mobilité - Par Christophe Leroux - Publié le 06 décembre 2010