D’après une étude publiée par RES Software, la principale difficulté des DSI en matière de migration est de restituer l’environnement de travail propre à chaque utilisateur.
Migration vers Windows 7 : le casse-tête des profils utilisateurs
Un enjeu d’autant plus important que cet environnement est aujourd’hui transformé par les solutions mobiles.
L’arrêt du support de Windows XP est prévu pour 2014. Si cela laisse encore quelques années, Gartner estime que près de 250 millions de PC de PME et grandes entreprises auront migré vers Windows 7 avant cette date. Un nombre conséquent en grande partie expliqué par le fait que la majorité des entreprises n’a pas fait confiance à Vista, sorti en 2006. Une migration du système d’exploitation n’est évidemment
pas sans conséquence et connaît son lot de difficultés. Pour connaître le niveau de préparation des professionnels, RES Software a commandité une étude auprès de 1 500 techniciens informatiques aux
Etats-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Allemagne et aux Pays-Bas.
« Nous avons plus de 3000 clients dans le monde donc nous souhaitons connaître leurs besoins pour aligner nos offres », explique Philippe Pech, Directeur France de RES Software. Premier constat, 58 % des répondants affirment avoir déjà effectué le pas vers Seven ou avoir effectivement prévu de le faire. Un taux important qui confirme le succès rencontré par l’OS. Reste 42 % d’entreprises qui ne sont pas sûres de passer à Windows 7 (4 %), limiteront la migration à quelques postes (25 %), ou refusent catégoriquement (13 %). « En réalité, ces entreprises savent qu’elles vont devoir y passer mais la question est de savoir comment », réagit le responsable de RES. « Le problème est que les sociétés savent où elles veulent aller mais ignorent d’où elles viennent ». Postes de travail, applications, périphériques, pas toujours facile de faire le tri dans son parc informatique. L’état des lieux est pourtant indispensable pour ne rien oublier en route.
« Changer une simple icône peut perturber l’utilisateur »
Autre difficulté, et non la moindre, les différentes personnalisations apportées par les utilisateurs à leur environnement de travail. « Les friands d’informatique n’auront pas de problème pour passer à Windows 7. Mais pour certains utilisateurs, changer une simple icône peut venir perturber leur travail ». 54 % des entreprises déclarent devoir transposer des configurations spécifiques. Selon l’étude, la
migration des profils d’utilisation est la principale source de difficultés lors d’un processus de migration.
Des difficultés aujourd’hui renforcées par la mobilité de plus en plus grande des employés. « Aujourd’hui, un salarié peut accéder à son poste de travail depuis n’importe où. Quel que soit l’endroit d’où il se connecte, l’utilisateur doit donc pouvoir retrouver son propre environnement ».
La migration ne va donc pas se faire simplement d’XP vers Seven, mais d’XP vers une multitude d’architectures, notamment virtuelles. Les entreprises comptent bien profiter de leur migration pour introduire de la virtualisation. En séparant ainsi les différentes couches du système, elles en assurent la portabilité et préparent donc le terrain pour les futures migrations.
Un mois à un an de préparation
Le temps d’analyse de la stratégie à adopter pour mener à bien le projet est très variable d’une entreprise à l’autre. De 1 à 3 mois (36 %), de 3 à 6 mois (27 %), de 6 à 12 mois (13 %), voire même plus d’un an pour certains (4 %), les décideurs informatiques semblent dans l’incapacité de mettre en oeuvre un processus rapidement. Un résultat révélateur, selon RES Software, du « manque d’effectifs et de budget dont souffrent les services informatiques d’entreprise ». Autre point intéressant de l’enquête, 57 % des personnes interrogées affirment que leur entreprise dispose des outils adéquats pour améliorer et simplifier la migration. En tant que fournisseur de solutions de migration, RES préfère relativiser ce chiffre. « Quand on leur pose la question, les gens disent effectivement qu’ils ont les bons outils. Quand on leur demande de préciser leur méthode, on se rend compte qu’ils ne sont pas aussi bien préparés qu’ils le pensent », indique Philippe Pech.
Et si la migration est effectivement un échec, la majorité des participants (56 %) a indiqué avoir prévu un plan ou des outils qui leur permettront de rétablir l’ancien système d’exploitation. XP peut encore servir !
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